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F1G. 6 (d'après LEBOUCQ).
Cas de persistance de l'os central.
Squelette du carpe et du métacarpe de la main gauche, vue de la face dorsale,
c. Os central,
Depuis 1868, époque de la découverte par le professeur Wewzez Gruser (de Saint-Pétersbourg) du premier cas de central persistant, jusqu’au 17 avril 1885, l’auteur de cette découverte a publié sur cette question six mémoires et une monographie. Au moment où a paru son dernier travail, Wewzez Gruser avait eu l’occasion d'étudier 5292 carpes ; sur ce chiffre considérable de cas observés, dans vingtdeux seulement l'os central s'était montré persistant. Dix fois le central était libre et articulé avec le radial (base du
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scaphoïde) ; les douze autres fois il était soudé au radialet constituait ainsi la tête du scaphoïde (radio-central), mais il était néanmoins encore assez facile de distinguer les deux pièces l’une de l’autre. En 1882, Vincewr a publié un cas de persistance de l’os central sur le carpe d’un Arabe. Dans le mémoire dont nous avons déjà parlé, mémoire paru en 1884, Lesouce nous dit que, sur un peu plus de deux cents cas, il avait rencontré six fois le central libre et uni au radial (base du scaphoïde) par des liens fibreux. L’os central doit done être considéré comme l’un des éléments de la main typique. C’est l’un des os principaux dv carpe, égal en dignité, comme dit GEGENPBAUR aux autres éléments de l’organe.
Du pisiforme.
Quand on veut comprendre la signification morphologique du pisiforme, il faut, dit GEGENBAUR se reporter aux Plésiosaures (Crocodiliens fossiles), chez lesquels cet osselet est représenté par un rayon digital très développé. Le pisiforme doit donc être considéré comme le vestige d’un sixième doigt, doigt qui existe encore chez les Énaliosauriens (Reptiles également fossiles). Dans la classe des Mammifères, le pisiforme est généralement allongé et intercalé, par son extrémité proximale (anti-brachiale) et adhérente, entre le cubitus et le carpe: un faisceau fibreux dorsal le relie au radius. L'appareil complet du pisiforme des Mammifères doit done être représenté par :
4° Un faisceau fibreux le reliant au radius ;
20 Une partie intercalée entre le cubitus et le carpe;
3° Une extrémité saïllante dans la paume de la main.
Dans la série des Mammifères, le pisiforme peut avoir un point épiphysaire répondant à son extrémité libre ou
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distale. Le pisiforme de l'Homme représente l’épiphyse distale du pisiforme complet.
Si l'anatomie comparée nous prouve que le pisiforme est un rayon digital, l’'embryogénie nous montre qu’il ne saurait être considéré comme un simple sésamoïde développé dans le tendon du cubital antérieur ; car le nodule cartilagineux, dont il dérive, se forme avant l'apparition de ce muscle.
Les recherches de M. le professeur Sarpey sur l’ossification des os du carpe confirment entièrement cette façon de regarder le pisiforme comme n’appartenant pas au groupe des os sésamoïdes. On a prétendu que le pisiforme ne commençait pas à s’ossifier avant quinze ans. Mais, d’après M. Sarrey, quoique tardif, le point d’ossification de cet os se montre beaucoup plus tôt, c’est-à-dire vers l’âge de dix ans. Son développement ne différant en rien de celui des autres os du même groupe, certains auteurs ont donc eu tort de le regarder comme un sésamoïde.
= Sur le fœtus humain, au moment où le nodule cartila-
gineux du pisiforme se différencie, une traînée de tissu squelettogène part de la partie amincie, qui deviendra plus tard l’apophyse styloïde du cubitus, comble l’espace compris entre cet os, le pisiforme et le cubital (pyramidal) et aboutit à l'extrémité distale ou carpienne du radius et à la partie correspondante de l’intermédiaire (semi-lunaire). Cette traînée non différenciée, intercalée à l’avant-bras et au carpe, appartient manifestement, dit Lepouce, au pisiforme, avec lequel elle est en continuité. Plus tard, du sommet de l’apophyse styloïde du cubitus se détache un faisceau fibreux qui se rend vers l'extrémité distale du radius et l'intermédiaire (semi-lunaire). Ce faisceau, qui doit devenir le ménisque eubilo-radial, est également uni au pisiforme nettement différencié comme nodule cartila-
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gineux. À son apparition, il est aussi uni à l’intermédiaire (semi-lunaire) ; mais cette union ne tarde pas à disparaître, Au début du troisième mois de la vie fœtale, dans le ménisque cubito-radial, au niveau de l'extrémité proximale de l’intermédiaire (semi-lunaire), se différencie un nodule cartilagineux qui n’existe que pendant deux mois et disparaît ensuite. Ainsi que le ménisque, ce nodule doit être rattaché au pisiforme.
Au moment où le nodule cartilagineux du pisiforme est déjà nettement constitué, l'intermédiaire (semi-lunaire) est, au contraire, très vaguement différencié; il s’étend jusqu’au central (tête du scaphoïde), dont le développement du grand os le séparera plus tard. À cette époque, entre le cubital (pyramidal) et l’intermédiaire (semi-lu- : naire), on aperçoit un vaisseau assez faible, vaisseau dont l'existence n’est que temporaire. L’apophyse styloïde du cubitus, la traînée fibreuse du ménisque et son noyau cartilagineux, l'intermédiaire (semi-lunaire) et le central sont dans le prolongement d’une même ligne qui se dirige obliquement à travers le carpe, de son bord cubital vers son bord radial.
Axe du membre thoracique.
Depuis l’ichthyoptérygium ou archiptérygium des Sélaciens jusqu’au chiroptérygium des Batraciens êt des Amniotes, les extrémités des Vertébrés semblent pouvoir se ramener à un même type fondamental. Chez les Vertébrés supérieurs aux Poissons, le squelette de l’extrémité est formé par un axe principal segmenté, sur lequel se greffent des rayons latéraux divisés à leur tour en segments.
Gecensaur faisait d’abord passer l’axe de l’archiptérygium par l’humérus, le radius et le bord radial de la
main ; puis, sur les objections de Huxey, il le fit passer par le cubitus et le bord cubital. Maïs GüTTE et STRASSER ont prouvé ontogénétiquement que chez les Batraciens de l’ordre des Urodèles cet axe avait un trajet oblique à travers le carpe, et Wrepersuem s’est rallié à leur opinion. . À l’état embryonnaire, cet axe est indiqué par la traînée de tissu squelettogène qui va de l’apophyse styloïde du cubitus au bord radial de la main. Il passe donc par l’humérus, le cubitus, le ménisque cubito-radial (base du pisiforme), l’intermédiaire (semi-lunaire), le deuxième
Ce] LT AIS
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LH = 7 =) re
FiG. 1 (d'après GEGENBAUR).
Dessin schématique pour la comparaison des MEMBRES THORACIQUES des Vertébrés.
A. NAGEOIRE THORACIQUE d'un Sélacien.
d, b b. Pièces basilaires de la nageoire dérivées du Basiptérygium.
p« Proptérygium.
ms. Mésoptérygium.
mit. Métaptérygium.
Le proptérygium, le mésoptérygium et les rayons qui en dépendent disparaissent, Le métaptéryoium et ses rayons persistent, C'est de cette nageoire que dérive le membre thoracique des Batraciens et des Amniotes. Le métaptérygium devient l'humérus du membre thoracique, le fémur du membre
abdominal.
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B. NAGEOIRE THOKAC.QUE u'uu Zchthyosaure, h. Humécrus.
C. Membre THORACIQUE d’un Batra- 1,2, 3, 4,5. Pièces CARPIENNES le cien. la rangee DISTALE.