DES PROGRÈS DANS LB DIAGNOSTIC MÉDIGAU XI
Ton peut dire que de celte époque date une nouvelle ère médicale. Ajoutons à ces découvertes celles du spécu^ lunij de Récamier, au moyen duquel on a pu con^ naître les maladies de Tutérus, de Toreille et du rec* tum ; du laryngoscope, de Gzermack, pour étudier et guérir les maladies du larynx; de Vendoscope, par Desormeaux, pour constater certaines maladies de la vessie et de l'urètbre, et de la spiromélrie, d'Hutchiuson, pour mesurer la capacité thoracique à chaque inspiration» et Ton aura Tidée de ce que la physique a pu donner à la médecine.
En chimie, si les applications n'ont pas été aussi bril* lantes et d'une utilité aussi directe, elles n'en ont pas moins une grande importance, et c'est un véritable progrès pour la science que les découvertes de Denis, d'Àndral, de Gavarret, de Lecanu, sur la composition du sang normal eu malade^ relativement aux Noso^ hémies ; que la connaissance des altérations de l'urine dans \ albuminurie^ par Rayer, dans la glycosurie^ par Cl. Bernard, ,de Vurémie, par Gallois, enfin que les analyses des liquides normaux et pathologiques qui ont donné à la médecine humorale et à la physiologie une base aussi sérieuse que solide.
Partout, dans toutes les branches de la pratique médicale^ la science n'a fait de progrès que par l'em-