‹ Du diagnostic différentiel des grands kystes du maxillaire inférieur et du sarcomeChapitre 6 sur 17 · Dolbeau. Tribune médicale · texte numérisé non relu

Dolbeau. Tribune médicale

Charcot (1), agrégé au Val-de-Grâce, énonce une

théorie nouvelle, qui fait dériver les kystes du maxillaire des débris para-dentaires contenus dans les gencives. « Si, rapporte-t-il, on examine sur un fœtus de 4 à 6 mois le follicule qui doit plus tard former la dent, on distingue très nettement dans l’enveloppe externe du sac dentaire une quantité considérable de petites masses épithéliales, les unes placées côte à côte, sous formes de rangées parallèles à l’enveloppe du follicule, les autres disséminées dans la gangue celluleuse périphérique ; les petits îlots sont plus ou moins allongées et pleins; mais dans certains cas, ils apparaissent à la coupe sous forme d’une petite masse arrondie à cavité centrale parfaitement nette et à contour fibreux déjà visible; ils représentent en un mot la coupe d’un kyste microscopique ».

Dans un premier mémoire, Malassez (2) démontre l’existence à l’état normal chez l’adulte de débris épithéliaux, provenant du bourgeonnement du fœtus dans

le ligament alvéolo-dentaire et dans le derme de la

gencive. L’année suivante, le même auteur montre le rôle des débris épithéliaux paradentaires dans les fongosités radiculo-dentaires, dans les kystes multiloculaires et par déduction logique, il applique sa théorie aux kystes uniloculaires.

Pour Aguilhon de Sarran (3), les kystes du maxil-

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