PARIS. IMPRIMERIE DE L. MARTINET, RUE MIGNON
CURABILITÉ DU CANCER1”.
Messieurs , cette discussion se prolonge beaucoup , et j’ai peur qu’elle ne finisse par vous lasser ; cependant elle touche à des points si importants de pratique , qu’il n’est guère permis de l’abandonner avant de l’avoir en quelque sorte épuisée.
Il a été dit ici, à propos du cancer, beaucoup de choses: les unes touchent directement à la question ; d’autres y semblent plus ou moins étrangères. Désireux d’éloigner celles-ci, de m’en tenir à celles-là, je vais essayer de rentrer dans le cœur même du sujet. Ce que vient de dire M. Delafond abrégera d’ailleurs beaucoup ma tâche; avec un talent auquel tout le monde rendra justice, il a réduit à leur véritable valeur les prétentions des micrographes, en ce qui concerne le côté anatomique de ta cellule.
Mais avant d’entrer en matière, permettez-moi de rappeler encore une fois le point de départ du débat; car on semble l’avoir oublié de nouveau. C’est surtout à M. Robert que le reproche peut être adressé. A entendre notre collègue, à en croire plusieurs autres orateurs, on dirait vraiment que j’ai été le provocateur de celte lutte.
Ce n’est pas qu’il y ait à se reprocher d’avoir inauguré une discussion comme celle-ci, je m’en honorerais plutôt; mais enfin je liens à rétablir les faits dans leur exactitude native. Le véritable provocateur, c’est M. Robert.
Je venais de publier sur les maladies du sein un livre où
(1) N’ayant point de tirage à part de mes deux premiers discours relatifs à cette question, je dois avertir qu’on ne les trouvera en entier, le deuxième surtout, qu’au t. XX, p. 26 et 156, du Bulletin de l’Académie