CHAPITRE PREMIER
même encore, sous Louis-Philippe comme à la fin du Second Empire, l'état de l’opinion comme les désirs du gouvernement, tout semble présager une transformation profonde : des événements comme la Révolution de 1848 ou la guerre de 1870 font ajourner toute réforme.
Malgré toutes ces vicissitudes, cet impôt est toujours en vigueur et, chose curieuse, cette inslitution qu'on n’a pu détruire, on n’est pas même arrivé à la modifier d’une manière durable. Bien souvent, pendant deux siècles, les directeurs de théâtres obtiennent de véritables avantages: les nombreuses ordonnances de l’ancien régime sont là pour le prouver. Tantôt, ils sont autorisés à ne payer l'impôt que sur la recette nette; tantôt ils obtiennent des abonnements ou des réductions de taux. De ces mesures qui furent en vigueur, il ne res.e rien el,somme toute, ce sontencore, soit dans leur esprit soit dans leur lettre, les ordonnances de 1699 et de 1701 et les lois de l’an V qui restent applicables.
Les théâtres seront-ils plus favorisés de nos Jours ? on à pu le croire: une commission de la Chambre des Députés ayant, sur la proposition de M. Berry, préconisé un mode de perceplion tout nouveau; mais depuis trois ans, la question n’est pas venue en discussion.
C'est l’histoire de ces luttes et de leurseffets que