‹ Du Fer Dialysé: Son Application à la Thérapeutique par la Méthode Interne et Sous-CutanéeChapitre 17 sur 23 · EFFETS GÉNÉRAUX DE L'INJECTION HYPODERMIQUE DE FER DIALYSÉ · texte numérisé non relu

EFFETS GÉNÉRAUX DE L'INJECTION HYPODERMIQUE DE FER DIALYSÉ

Estimant comme à peu près nulsles effets locaux, nous n'avons à nous occuper que des effets généraux immédiats et consécutifs. Les effets immédiats sont comparables à ceux d’un stimulant diffusible assez énergique : une sensation de chaleur, plutôt agréable que pénible, se répand par tout le corps ; les artères

battent fortement; le visage s'empourpre; il y a entraînement

cérébral, suractivité de la pensée, besoin de mouvement, etc. En

DS un mot, il y aurait lieu, à ee propos, d'admettre une sorte d'ivresse ferrique, qui confine, du reste, à la fièvre proprement dite.

Ces effets sont assez persistants, proportionnellement à la dose injectée, et ne sont aucunement suivis d’abattement, comme l'ivresse alcoolique. Ce qui prouve que l’économie ne fait pas les frais de cette surexcitation fonctionnelle, c’est que l'appétit n’est pas accru et qu’au contraire une certaine anorexie sur vit à l'accès. Il faut encore noter le réveil du sens génésique, comme preuve d’une énergie communiquée par l'agent dynamique ; puis, tandis

que toute préparation ferrugineuse, prise à l’intérieur, constipe

presque à coup sûr, sous l’influence du fer injecté sous la peau, il s'établit une grande facilité de garde-robes, sans que cette fois les matières soient colorées en noir; enfin, remarquons que l'urine est chaude, foncée en couleur et d’une médiocre abondance.

Les effets consécutifs de ces injections se rapportent aux résul-

tats thérapeutiques habituellement demandés au fer comme mé- dicament. Aujourd’hui, ils devront s'appuyer, pour plus de préci-

sion, sur là numération des globules rouges. Nous n’en dirons rien à l'heure présente, n’ayant d’autre but ici que de démontrer

-la possibilité d'employer le fer en injections sous-cutanées, au

même titre que tant d’autres substances solubles et diffusibles.

Les imjections hypodermiques de fer dialysé ont été employées et le sont encore par quelques praticiens à qui elles rendent de grands services.

Sn ture

Première Observation

(Union pharmaceutique, n° 1, janvier 1879.)

Le docteur Da Costa a publié l’observation d’une jeune fille de 21 ans atteinte de chlorose arrivée à ‘une ‘période avancée; il

donne quelques indications sur le: Re cn ia institué : : Vin- :

jection sous-cutanée de fer dialysé. (OR É OE DAciel Nous regrettons de n'avoir‘pu‘nous procurer cette-observation

‘dans tous ses détails ; en voici le ‘résumé : 46. PT Il fit tous les jours chez sa malade une: injection. dors

de 15 gouttes de fer dialysé. Il n'y eut’pas d’irritation locale,

comme’ il arrive ordinairement avec les autres préparations ferrugineuses. L'amélioration fat très-rapide, les fonctions digestives

“acquirént'une püissance inconnue:jusqu’alors, la menstruation se

“rétablit, les forces revinrent, les muqueuses se’colorèrent, le souf- |

fle disparut peu à peu dans Êfe vaisseaux du cou, la’ He cessa. x |

Pendant le c cours du iront on-diminua successivement la

“dose de 15 à 5'gouttes. CHMECTINr RAR TS

} 21 ] HSE 51 ) fY11S) VrT= 5

Observation II ”

.(Gommuniquée par le D' Savornin.)

Au mois de septembre 1882 la nommée. Victorine C.. ., âgée de

20 ans, née à M.., département des Bouches-du-Rhône, vint me

ed.

trouver. Cette fille a été réglée à 11 ans 118, les règles ont été

RégHLIENSe pendant quatre ans.

- À partir de 16 ans, des irrégularités se Haifostérenes elle eut alors des palpitations de cœur et de la céphalalgie. Cepéiant, soumise à un régime fortifiant et à l'exercice au grand air, la menstruation redevint régulière. Elle n'avait pris aucun remède, les ayant en horreur.

Quatre ans après, à la suite d’une discussion de famille, elle

- quitte le domicile paternel et vient à Marseille comme domestique : elle avait alors 20 ans.

Un travail pénible gt une mauvaise nourriture. diminuèrent bientôt ses-forces. Ses règles, ‘quoique régulières, sont décolorées. Au bout de 4 mois, elle abandonna son état et mena joyeuse vie. Dès ce moment, les symptômes de la chlorose se montrèrent

plus forts que jamais : violentes palpitations, manque d’ appétit,

tiraillements d’ estomac, céphalalgie, Suppression des règles, mais pas de constipation.

Un de mes confrères est appelé : elle se contente d'un aille

fortifiant, mais ne prend aucun des remèdes ordonnés.

Depuis lors, elle est restée dans le même état jusqu au jour où

- j'ai été appelé.

A cette époque, la malade avait un teint pâle, les conjonctives et les gencives décolorées, et était sans énergie. ‘TFintement d'oreille, appétit dépravé, crampes d'estomac, menstruation

toujours supprimée ;, —leucorrhée, palpitation, | souffle à la base et

au premier, temps, pouls ! faible a petit.

Pas d'antécédents. dans la famille. L Ta malade me demande d’abord si elle pourra guérir, sans

4 prendre’ de remèdes, vu, l'aversion qu'elle ayait pour les médicaments. Je trouvai la chose fort difficile. C’est alors qu'il me vint

à l'idée d'employer de fer dialysé par la. méthode. hypodermique,

méthode dont.un,de mes confrères avait usé, il y avait suelque

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