CONCLUSIONS
Arrivé au terme de ce travail, j'ai essayé de démontrer que :
1° Dans toutes les maladies infectieuses, l'élément infectieux porte son action sur le foie et détermine une hépatite aiguë, diffuse, que j'ai appelée foie infecté.
2° Hépatite caractérisée surtout cliniquement par laffaiblissement organique, la cachexie ou l'infection rapides, la fièvre, la présence de l’urobiline dans l’urine, avec gros foie plus ou moins douloureux.
Anatomiquement, par une infiltration embryonnaire diffuse des espaces portes et des capillaires, par des phlébites portes et sus-hépatiques et par des altérations cellulaires variées (prolifération, dégénérescences), s’accompagnant dans la majorité des cas de formation de néo-canalicules biliaires.
3° Cette hépatite aiguë peut aboutir, après la guérison de la maladie infectieuse, à une cirrhose d’origine infectieuse, ou : forte infectieux.
4° Cliniquement, ce foie infectieux présente le symplème suivant : leinte septicémique de la peau, hémorrhagqies cutanées et muqueuses, œdème localisé où généralisé, urobilinurie, qui est pathognomonique du foie infectieux et crée un véritable état d’Aépatisme.
5° Anatomiquement, ce foie présente des lésions systématisées, quoique diffuses; systématisation faite par les capillaires et sous forme de capillarite chronique. Cette capillarite déterminant une cwrhose annulaire où insulaire, uni
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ou multilobulaire, toujours interlobulaire, trabéculaire, capillaire, inter-cellulaire, avec dégénérescence des cellules, foyers de nécrose à divers degrés, présence de nodules infec- Lieux embryonnaires. Cirrhose présentant deux formes principales, suivant la prédominance de l’élément embryonnaire ou des canalicules : cirrhose trabéculaire, capillaire, embryonnaire ; cirrhose trabéculaire, capillaire, biliaire, et des variétés liées à l'association à l'infection hépatique de lésions spécifiques (syphilis, tubercules, cancers) ou de troubles cardio-vasculaires et de nutrition.
6° Ce foie infectieux, s’associant aux hépatites et aux cirrhoses, crée un foie infectant, qui donne des cerrhoses mixtes et en même temps aggrave les affections hépatiques dont il accélère la marche et la terminaison par des phénomènes infectieux, tels que : pneumonie, pleurésie, endocardites, méningites, etc.
1° Le diagnostic de ce foie infectieux étant facile par son syndrome d’Aépatisme, qui le différencie des autres hépatites et cirrhoses et permet de le retrouver s'il y est associé.
8° L’expérimentation et l'examen histologique montrent que ce foie infectieux résulte de l'infection gastro-intestinale, se transmettant au foie par la voie des radicules portes intestinales. Cette infection portale allérant les capillaires et consécutivement les cellules, appelle et facilite les infeclions biliaires ; toujours précédées de cette infection sanguine.
9° Quelle que soit la porte d'entrée de l'infection, les capillaires la localisent toujours pour provoquer la cirrhose.
10° Cette infection hépatique étant le résultat de la péné-
tration de microbes ou de toxines agissant tous deux par
capillarite et dont l’intoxication (alcool, plomb, ete.) vient aider l’action selérosante et dégénérative.
11° Les formes de cirrhoses infectieuses n'ont pas d'agents pathogènes, spéciaux ou spécifiques, suffisamment déterminés, mais résultent d'infection hépatique par des agents variés, dont la plupart sont d’origine intestinale : microcoques, diplocoques, staphylocoques, streptocoques, bacilles.
12° L'un de ces agents : un diplocoque, a été rencontré dans la cirrhose infectieuse et s'est trouvé également dans la cerrhose hypertrophique avec ictère chronique de Hanot, qui se rapproche déjà du foie infectieux par tant de caractères communs. Ce diplocoque a été vu également par les auteurs dans plusieurs hépatites généralement suppuratives.
13° La pathogenie des lésions et des symptômes du foie infectieux est tout entière dans les troubles de nutrition hépatique provoqués par la capillarite et les altérations cellulaires.
14° Le pronostic est grave, et en dehors de l'aspect du malade et du syndrome d’hépatisme, l'examen des urines aide à établir l'insuffisance.
15° Le traitement est prophylactique par le régime, curatif par ce même régime uni à l’antisepsie intestinale dont le
calomel forme la base.