‹ Du froid en thérapeutique (volume 2)Chapitre 20 sur 41 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

Engorge^nent glandulaire; diathèse cancéreuse.

Louise P, — , 33 ans, fut opérée d'un cancer du sein droit il y a huit ans ; moins d'une année écoulée , le sein gauche étant devenu malade à son tour, il fallat aussi Tenlever. Quelques mois après cette seconde opération , Louise ayant reçu un coup au côté droit antérieur de la p^Mlriuei vit bientôt st développer dans cette partie un corps glMidulaire qui peu à peu acquit le volume d*un œuf de poule. La crainte d'une nouvelle opération fui fit cadier son étad avec soin. Depuis lors, la malade a été en proie à de violentes palpitations et i des étoufikmens , auxquels on a opposé de fréquentes saignées.

Au 20 mai è836 , son état était ainsi qu^l suit : élancemens aigus dans et sous la glande engorgée ; douleur constrictive à la base de la poitrine ; fortes palpitations du cœur ; oppression qui augmente par le mouvemekit ; toux sèche, continue, plus forte le matin; céphalalgie frontale pressiye , avec la sensation comme si Von versait de Feau froide dessus ; vertiges en étant debout ; sifflement dans

les oreiller ; ipigastre gêné comme par un poids ; consUpatioii habituelle ; menstruation tardive et en petite quantité. Jç n'entrerai pas dans les détails dp traitjement qui s'est prolongé jusqu'au mois d'août dernier; je dirai seulement que les médicamens qui ont fait le plps de bien sont : Con. macul. , MetalL alb. , Sulph., Bell. , Nux vont. , Puis, et Acon. fréquemment répété.

OBSERVATION XVHI.

Asthme spcismodique.

Le sieur D 42 ans , court et replet , s'étant endormi

Seyant sa porte le soir du 18 juipi 1857, fut réveillé en sur^ ;saut par une douleur de constriction à la base de la poitrine» comme si cette partie était fortement serrée par un lien , et une difficulté extrême de respirer qui diminua un peu en 9e mettant sur son séant. Cet état se prolongea jusque vers le matin et s'est depuis lors répété toutes les nuits. Pendant les accès, la respiration est précipitée, sifflante, le cou gonflé, la face fortement colorée; durant le jour, le malade n'accuse qu'une sensation de pesanteur sur le sternum.

Çonsplté le 26 , je lui donnai Samb. V«4 ; il occasionna quelques malaises , mais la nuit fut calme. La nuit suivante le malade ayant éprouvé encore un peu de dyspnée , une seconde dose Sfimb. le guérit sans récidive.

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