‹ Du froid en thérapeutique (volume 2)Chapitre 22 sur 41 · OBSERVATION XXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXI

Catarrhe pulmonaire càrorUque,

Virginie Défailli , àgëe de & ans ^ fille àm précédent , est malade de la poitrine d^is deux nois. Traitée pajr ks moyem ordinaires » sft maladte est allée ea enpivanit à tel

poiûtqae son méjeem conseilla aux parens de me Tamefier .

3 juin 1857. Pâleur et bouffissure de la faee ; fotu con-« Unue, plus forte le soir, ayec expee(op»tion janne, pariforme y ayant qd godt sale , et seasatipft comme d'excoria*tioQ dans Tintériefir de la poitrine; respiration courte^ tantôt râlante et tant6t sibilante ; selles diarrhëicpies jaunâtres , suivies de coliques et de gonflement de l'abdomen avec beaucoup de borborygmes ; cedématie des extrémités inférieures ; défaut d'appétit , nausées le matin ; pean sèche, brûlante, rude au toucber; sueurs noetumes fétides y pouls petit , serré, accéléré. Jedpnnai Lyeop, '/so .

Jusqu'au 35 juillet , l'état de la petite malade s'améliora visiblement ; l'œdématie disparut , les crachats devinrent muqueax, la respiration nette , facile, la toux plus rare ; mais il y avait encore chaque jour deux selles liquides^ le ballonnement du ventre persistait ainsi que les borborygmes., et le toucher faisait reeennaître la tuméfaction des glandes mésenlériqoes. Cale, earb, >/3o .

Le 15 août l'enfant était guérie.

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Rhwnaiism^ articulaire aigu.

Vincent , jardinier, égé de 25 ans , replet , robtisie, ftw^ tement coloré , doué des attributs propre» au tempérament sanguin , fut atteint , il y a neuf ans , d'un commencement d*hypertrophie du coeur qui fut combatto par de nombreux

ses saigoëes » que depuis lors il fiiUait répéter à àtê itttervalles plos ou moins éloignés. Le 2 décembre 1834 » par un temps bromeux et froid , ce jeune homâie étant à la chasse , au point du jour, est saisi d'un frisson prolongé , suivi de chaleur et de douleurs dans le dos et les membres^;* une transpiration abondante parut le soulager, mais le soir, un nouveau frisson précéda des douleurs vives , bornées' d'abord aux lombes, mais qui bientôt s'étendirent aux membres inférieurs , dont toutes les articulations sont rouges et gonflées ; le lendemainf , les poignets et les épaules^ sont aussi atteints , ainsi que Tarticulation temporo-maxiN laire du côté droit. Je vis le malade ce même jour.

Irascibilité^ emportement, agitation continuelle quoique le mouvement augmente ks douteurs; céphalalgie intense ; langue et lèvres sèches ; soif ^ bouche amère ; peaur brûlante ; pouls plein , dur, fréquent ; baltémens du cœur forts et tumultueux ; les articulatioûs malades offrent tous les caractères de l'inflammation la mieux prononcée.

L'état pléthorique ordinaire au malade et son état présent donnaient l'indication de l'emploi de YAcon, ; à défaut de préparation convenable de cette substance , je prescrivis un grain de son extrait pharmaceutique étendu dans^ six onces d'eau distillée. Le malade n'en prit qu'une seule cuillerée le soir à hui| heures ; au bout de quelques heures , il se manifesta une telle exacerbation de la fièvre et des douleurs articulaires , que , bien que j'eusse prévenu les parens de la possibilité d'une aggravatioii , ils me firent appeler à quatre heures du matin.

Les symptômes déjà décrits avaient ^ngulièrement augmenté d'intensité; de plus, le malade éprouvait la sensation comme d'un poids sur la région sternale , qui le forçait à changer continuellement de position , tandis que chaquer

mouvement lai faisait éprouver une douleur si violente dan^ la tête qu'il disait qu'elle allait se briser ^ ou qu'il perdrait l'esprit. Cet état eût été vraiment alarmant pour tout médecin étranger aux lois de l'homoeopatliie ; je ae vis là que les effets pathogénétiques bien connus de VÂcon, Il était évident pour moi que si la position du malade s'était momentanément 9iggT9Lyée, c'est que j'avais été trop loin ,' une dose trop forte du médicament m'avait fait dépasser le but; pour l'atteindre , je n'avais qu'à revenir sur mes pas. L^homœopathie m'enseignait que les acides végétaux sont un antidote sur de l'^con. trop fortement dosé. Je prescrivis donc une limonade rapprochée, dont l'effet fut tel qu'à midi, lorsque je revis le malade , je lé trouvai dans un état de calme parfait ; la tête était libre , les articulations indolores , le pouls à l'état normal , le malade demandait à manger ; et non seulement cette maladie, qui s'annonçait avec des symptômes aussi graves, fut ainsi rapidement enlevée, mais Vincent s'est trouvé encore délivré de la nécessité de recourir à de fréquentes saignées , dont le besoin ne s'est plus fait ressentir depuis plus de trois ans.

On conviendra que ce fait , un des premiers de ma pratique homœopathique , était bien propre à m'encourager dans l'étude de la doctrine des semblables.

OBSERVATION XXIIl.

Arthrite scapulo-humérale ; pleurodynie; sciatique,

Le 3 juillet 1857, je fus consulté par le sieur Alexis

Long, igé de 47 aoft» demeurant rue des Tronpears, 18, pour uoe douleur de paralywo avec raideur de rarticubrtioa scapulo-^huméniJe droile et engeurdiatenieot de toute Textrémilé ; le malade seoCre depuis sept mois ; il a eu la gale il y a yiogi- cîoq ans et a été depuis lors sujet à dos doo* leurs pleurodyuique et sciatique.

Apr^ deux doses Sulph, %» et %« i admiuistrées à huit jours df distance « il surviqt une érupûou de petits bouteus rouges pruriaus aux jarrets, siège principal de la gale autécëdeufe.

Le 7 aottt^ l'éruption a osseé, neu la démaugeaisoii. Le bras esli bien depuis quelques jours» nuûs la douleur a ea-^ vabt les muscles pectoraux du côt^ droit, jirn. % » , deux doses.

17, Cessation du prurit, Ia pleorodynie ayant été remplacée par une douleur de sciatique élançante avec raideur de rartieulatiou du genou droit , celle-ci fut rapidement enlevée par Colo€>^ V30 .

Le ils septembre j'ai revu Long eu parfaite sauté.

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