‹ Du froid en thérapeutique (volume 2)Chapitre 28 sur 41 · OBSERVATION XXXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXI

Dartre à la face et crevasses à la paume des mains.

Dnrbec , 34 ans , demeurant au Pin , a , depuis son enfance , la paume des mains habituellement gercée , fendillée^ et, depuis un an, une dartre farineuse an bas de la fiice et des boutons croàteux à la Jévre supérieure.

Sulph.f Phos., Metall. alb.^ Dule.^ à doses répétées , dans l'espace de plusieurs mois , n'ayant produit que peu d'efiet, DurbeCy découragé, me donna clairement à entendre qu'il ne croyait pas qu'avec mes petits globules je pusse jamais parvenir, à le guérir d'une maladie aussi invétérée que la sienne ; sur ce que je lui observai que la crainte

d'ane aggravation me rendait peut-être trop pmdent , il me répondit en souriant qu*il serait curieux d'essayer des doses plus fortes. Je lui donnai donc Mur. w. % le 21 avril 1837.

Huit jours à peine écoulés, je vis revenir le malade dans un état qui me fit de la peine : tout le bas de la face était tuméfié, couvert d'une croûte jaunâtre, hideuse, au dessous de laquelle s'échappait un pus fétide; les paumes des mains étaient gonflées , ouvertes comme une pomme de Grenade; il avait, de plus, une toux sèche, fréquente et une sensation de vide dans Testomac. J'allais m'apiloyer sur l'état du malade , lorsqu'il me rassura en m'annonçant qu'il était satisfait de ce qui était arrivé , et qu'il ne doutait plus maintenant de sa guérison.

Jusqu'au 6 mai le mal resta stationnaire ; mais, à dater de ce jour, les symptômes médicinaux s'apaisèrent et disparurent ; la suppuration diminua , puis cessa tout-à-fait , et les croûtes commencèrent à se détacher. Le 20 juin, Tamélioration paraissant s'arrêter, je répétai Mur. ac. à la dose de V>4 seulement ; cette faible dose occasionna cependant encore un peu d'aggravation , après laquelle le malade fut de mieux en mieux et se trouva guéri entièrement en juillet.

OBSERVATION XXXD.

Dartres sèches aux mains.

Un garçon boulanger, dont le nom ne me revient pas.

portail, depoiâ tix ass, me ëroptîoa dartreosd aèehe sur )e dos de chaque main. II fst gaéri en deux mois par rem** ploi de Sulph, alterné areo Dmlc.

(wsbhvahon xxxin.

Verrues fieoUtes à la foce.

Sophie Massena, Sans, rue Jean-Galani, 40, me fut amenée, le 19 mai 1836, pour une inflammation érysipé* lateuae an menton. Cette enfant avait depuis deux ans la ftce con?erte d'une trentaine de verrues minces* allongées, en forme de fies , dont la plupart étaient très enflammées , sans doute parce que renfimt y portait souvent les doigts. Je donnai ^eofi. %4.

Le 22, rinflammation tant des verrues que du menteo a cessé. Thuya, */%i .

Le 2 juin , quelques-unes des verrues sont tombées , celles qui restent sont flétries et semblent prêtes à se détacher. Je répète Thuya.

Le 20 , il ne reste plus trace des végétations.

OBSERVATION XXXIY.

Ferme ntr té nez.

François Canvin , âgé d'environ SO ans , rue du Panier, iSf grand , maigre, sujet depuis plus de quinze ans à de fortes palpitations du cœur avec étouffemens , etc. » porte depuis deux ans , sur le milieu du dos du nez, une verrue i base large comme une pièce de vingt-cinq centimes , dont le sommet fendillé, rugueux, de couleur d'un gris sale, saigne facilement. Il éprouve de fréquens elancemens et des picotemens dans les narines qui provoquent Téternuement. Attaquée plusieurs fois par les caustiques, la verrue s'est toujours reproduite.

Du 9 juillet au il septembre 1836, le malade prit deux doses Caust. Va» alternées avec deux doses ^ur. '/«i ; &ous riniluence de ces médicamens , les elancemens cessèrent , la verrue se flétrit , tomba et n'a plus, i epullulé.

Il est bon d'observer que depuis lors Cauvin a cessé d'être tourmenté par les palpitations.

M. le docteur M.«... à qui je racontais ce fait pour lui prouver l'action des doses infinitésimales, m'objecta qu'en employant l'instrument tranchant , il ne lui fallait pas deux mois pour guérir une semblable maladie. Cela peut être; mais , même en ce cas , que M. M.... donne à choisir à ses malades entre nos deux procédés, et il verra s'ils opteront poiir le bistouri.

OBSERVATION KXKY .

Verruu oux a^nH^^as,

Athalîe Margaerit , âgée de 10 ans , portait viagt-deux verrueft à la faoe iaterae de l'avam-bras droit et dix-huit à l'avant-bras gauche ; elte avait, de plus , dans chaque narine , beaucoup de croûtes qsi gênaient la respiration et saignaient abondamment alors qu'elle les enlevait.

A commencer du 27 septembre dernier, l'enfaiK prit deux doses Sulfk. alternatinrenleiit avec Bult. La guërison était compléle dans les premiers jours de janvier.

OB^RVAVION XXXVI.

Verrues aux mains.

Marie Vernet, de Yelauji^', aii^si que la précédente, âgée de 20 ans , sujette à^ de fréquentes ophtalmies et ayant eu force engelures dans son enfance , avait depuis plusieurs années , tant aux doigts qu'à la facç palmaire de chaque main^ des verrues de forme irrégulière , au nombre de dixneuf, dont le volume variait de la grosseur d'une lentille à celle d'un pois-chiche .

Une dose Sulph. V,» et une dose Dulc. V>4 • à qainze jours d'interralle , ont suffi pour la guérison. Le traitement a commencé le 40 mars 1837; à la (in du mois d'avril suivant, toutes les verrues avaient disparu. Depuis lors, Marie n'a plus eu d'ophtalmie et jouit d'une bonne santé.

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