‹ Du froid en thérapeutiqueChapitre 11 sur 57 · INTRODUCTION XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIII

reusement encore trop méconnue et que nous nous sommes efforcés de mettre en relief, tout en signalant ses modalités et ses fluctuations. C'est qu'en effet l'organisme humain n'est point un corps inerte,ll lutte et réagit contre le coup qui le frappe et contre Timpression qu'il en ressent, et ce choc en retour peut, à lui seul, provoquer de nouveaux phénomènes plus intenses que ceux qui ont marqué le premier effet de l'ébranlement. Cette réaction^ pour me servir du terme consacré, est tantôt salutaire et tantôt fâcheuse. Bien souvent elle conduit au résultat désiré, et dans ce cas elle constitue l'objectif du thérapeutiste, habile dans Fart de manier cette arme qui, pareille à la lance d'Âchille, peut guérir parfois le mal qu'elle a causé.

L'action inédicatrice ne se dégage pas du corps humain, aussi aisément que les gaz du fond d^une cornue chimique, comme Pa si judicieusement fait remarquer le professeur Hirtz; et les contradictions des auteurs, depuis Brown et Sydenham, qui les uns rangent dans les excitants ce que les autres appellent sédatifs et vice versa y s'expliquent aujourd'hui par les différences des doses.

Or, pour le froid, la dose est représentée par l'intensité et par* la quantité, auxquelles s'ajoutent d'autfes facteurs non moins puissants, je veux dire : ses divers modes d'application et la durée de son application même. — Mais d'autres conditions nouvelles, non moins importantes à connaître, doivent encore intervenir et font aisément comprendre l'étendue et la complexité du problème. -» C'est ainsi, par exemple, que les effets des douches froides varient suivant la force de propulsion du jet liquide, suivant la température du corps qu'il Tient frapper, suivant enfin laforce et le degré d'impressionnabilité du sujet. A cet égard, le mot célèbre de Montesquieu trouverait ici sa légi-

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