‹ Du froid en thérapeutiqueChapitre 13 sur 57 · INTRODUCTION XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XV

lesquels le froid ne joue qu'un rôle accessoire et parfois même nul.

De mêmeai-je cru pouvoir passer sous silence Theureuse influence des climats ft*oids et en particulier de l'air des montagnes sur certaines affections chroniques, notamment sur la chlorose et Tanémie, car s'il est incontestable que Tair froid , ce pahulum vitœ^ excite la respiration, active la circulation, augmente l'appétit, favorise les combustions interstitielles dans la trame de nos tissus et soit partant un reconstituant énergique, l'altitudejoueégalement un rôle dans cette action multiple et d'autres circonstances accessoires viennent encore apporter leur contingent à l'effet thérapeutique obtenu.

Si l'on consulte les écrits de quelques auteurs enthousiastes, l'eau froide convient dans toutes les maladies ; elle guérit la peste aussi bien que l'affection la plus légère. La science n'accepte pas ces assertions hasardées ; elle demande des faits bien constatés et souvent confirmés par des hommes éclairés et consciencieux.

Trêve donc des engouements faciles et des théories plus instinctives que réfléchies! Qu'une analyse rigoureuse préside désormais à l'examen des faits et que la médication par le froid, arrachée à l'empirisme aveugle et fanatique, prenne définitivement sa place à côté des précieux moyens dont la thérapeutique dispose.

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