‹ Du laitChapitre 5 sur 7 · PROTOCHLORURIÎ DE MERCURE PRÉPARÉ A LA VAPEUR · texte numérisé non relu

PROTOCHLORURIÎ DE MERCURE PRÉPARÉ A LA VAPEUR

[Mercure doux à la vapeur.)

GHLORUIIETÜM HYDRARGYROSUM.

^ V' • Mercure doux ( Chloruretum hjdrargyrosum ) en

fragments. 25 o

Introduisez le mercure doux divisé en petits fragments dans une coi’nue de grès de 1/2 litre bien lutëe, remplissez-la presque entièrement; montez un appareil composé d’un récipient ovoïde en grès portant 3 tubulures disposées en croix, 2 latérales et une perpendiculaire ajustée au centre de la panse. Placez ce récipient sur un support et de manière à ce que la tubulure perpendiculaire soit dirigée vers le sol et puisse plonger dans une cruche contenant de l’eau. Adaptez la cornue à l’une des ouvertures latérales, faites communiquer l’autre avec un alambic, une chaudière à vapeur ou tout autre vase dans lequel on puisse faire bouillir de i’eau. Lutez les ouvertures latérales, faites plonger l’autre de quelques lignes dans de l’eau très limpide. Chauffez l’eau presque jusqu’au point de l’ébullition, garnissez la panse de la cornue de charbons noirs, mettez quelques charbons ardents près de l’extrémité du collet vers la tubulure correspondante du récipient (i). Chauffez pardegrés, et quand la température du col sera assez élevée pour que les vapeurs du chlorure ne puissent s’j condenser, conduisez le feu de proche en proche jusque sous la panse de la cornue ; déterminez l’ébullition de l’eau, et dirigez le feu de manière que les vapeurs soient en quelque sorte aussi abondantes d’un côté que de l’autre. L’on peut se guider pour la direction du feu sur l’agitation qui se produit dans l’eau dans laquelle plonge la tubulure inférieure.

Maintenez le feu jusqu’à ce que vous jugiez par l’élévation de température que la cornue ne doit plus rien contenir.

Si on s’aperçoit pendant le cours de l’opération que des vapeurs blanches et abondantes sortent par un point quelconque de la surface de la cornue, il faut se hâter d’enlever celle-ci avec des pinces à creuset et la porter hors du laboratoire pour ne pas être incomniodé par les vapeurs.

Lorsque l’opération a bien marché et qu’elle est terminée, enle-

(1) On se sert ordinairement pour celte opération d’un fourneau en brique construit sn. place, et de manière à pouvoir chauffer le col de la cornue dans toute sa longueur et même la tubulure de ce récipienl.

vez la cruche placée sous la douille inférieure du récipient, démontez l’appareil, nettoyez bien le récipient avec l’eau de la cruche, réunissez le tout, et continuez jusqu’à ce que l’eau sôrte claire du récipient; tout le produit de l’opération étant réuni dans la cruche, laissez reposer, décantez l’eau surnageant le chlorure, remplacez-la par de nouvelle, agitez vivement avec une spatule de bois bien pro-

S re, laissez déposer, et continuez les lavages jusqu’à ce que l’eau de écantation étant filtrée on n’y retrouve plus de traces de deutochlorure : on reconnaîtra sa présence en versant quelques gouttes de potasse caustique, qui dans ce cas déterminerait la formation d’un précipité jaune.

Séparez par lévigation la poudre la plus fine, faites égoutter le restant sur une toile, et broyez-le tout humide sur un porpn^yre.Lorsque la totalité du chlorure sera réduite au même degré de ténuité, égouttez, faites sécher au bain-marie dans un vase de porcelaine, et conservez à l’abri de la lumière.

JY. B. Comme il s’agit ici d’avoir une poudre excessivement blanche et ténue, cette opération exige les soins les plus minutieux pour la propreté ; il faut aussi éviter la fâcheuse influence des vapeurs étrangères et surtout de celles qui sont sulfureuses.

Page 1