‹ Du Laryngoscope et de son emploi dans les maladies de la gorge avec un appendice sur la rhinoscopieChapitre 30 sur 58 · ACCESSOIRES DE LA LARYNGOSCOPIE · texte numérisé non relu

ACCESSOIRES DE LA LARYNGOSCOPIE

Seetton ¥11. — Fixateur.

Lorsqu'on applique des remèdes ou qu'on opère sur le larynx, dans les cas où il est nécessaire d'employer la pincette pour maintenir l'épiglotte, une main étant employée pour introduire l'instrument (pinceau, lancette ou forceps) et l'autre pour tenir la pincette, il faut se servir d'un appareil pour tenir le miroir laryngien. Plusieurs instruments ont été inventés pour cet objet. Le Médical Times, du 8 août 1863, donne la description de celui qui a été construit d'après mes indications. Depuis, cet instrument m'a été d'une grande utilité dans quelques cas. Il est composé d'une pièce buccale et d'une bande d'acier passant au-dessus de la tète et s'étendant jusqu'au-dessous de la protubérance occipitale, où elle se termine par un large coussinet qui sert à la fixer. La pièce buccale est formée de deux parties, l'une perpendiculaire et l'autre horizontale. La partie perpendiculaire, longue de deux pouces et large d'un pouce, repose contre la lèvre supérieure. La partie horizontale pénètre dans la bouche. L'angle intérieur, résultant de la jonction des deux parties, correspond au sommet des dents de devant. La surface supérieure de la partie horizontale est couverte d'une mince couche do bois, servant à préserver les dents du contact du métal. Dans la partie perpendiculaire, il y a une coulisse qui en parcourt toute la longueur et dans laquelle passe une plaque mince en acier, se terminant par un anneau en forme de tube. A travers cet anneau court

FIXATEUR. 71

une tige perpendiculaire, ayant à l'une de ses extrémités une sorte de pince formée par deux larges lames en

Fig. 17. — Fisaleur pour tenir le miroir laryngien après son introduction. Une large plaque de métal repose contre la lèvre supérieure; de son bord inférieur x se détache une petite plaque métallique qui passe sous les dents nipérîenres.

». Reswrt ea a«ie[, qui passe au-desiu< et ea amire de h Me et s'étend jusqu'au-deunn de la prolubôianro sccipitsie, où il te leiniine par ua coussinet.

0. Petite plaque de métal, pauiant entrer saus la plaque la^e et creuse qui le reçoit par le cùli droit ou le cdié gauche. Ou tire la petite plaque de la longueur laulue pour que son eilrémilé libre coriwponde i lu comuiiisure de la houehe. Elle est terminée en C.

C. Anneau leiiunt une tige perpondiculnire i que l'on Die i djITérentea hauuurs dam

' une iOTte de pince k vesian. Les lamei de b pince de manière a former une coulisse dans laquelle la lige n peut au»i la retirer sans peine. Comme la tige pei^

acier. Ces lames, qui peuvent être écartées sous un angle considérable, se rapprochent par leur élasticité propre, et tiennent solidement le miroir. La tige perpendiculaire est mobile dans l'anneau, de sorte que l'on peut la fixer à toute hauteur, et que les lames peuvent être dirigées suivant toutes les directions, La plaque d'acier

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n'étant pas fixée dans sa coulisse, le miroir laryngien peut, suivant les cas, être placé aussi près de la commissure de la bouche qu'on le juge convenable. La plaque d'acier pouvant être passée dans la coulisse, d'un côté comme de l'autre, on peut fixer le miroir laryngien soit du côté droit, soit du côté gauche de la bouche. La figure 17 de la page 71 explique le mode d'emploi àt l'instrument et montre le miroir en place.

Section WIII, — Sop^rt pow la tètc«

La plupart des personnes dont on va examiner la gorge, se penchent en arrière sur leur chaise, élèvent la tête et ouvrent la bouche. Cette attitude est mauvaise pour pratiquer la laryngoscopie; le corps et la tête doivent être tenus droits. Dans beaucoup de cas, surtout chez les sujets nerveux, quand il s'agit d'appliquer des remèdes ou d'opérer sur le larynx, il esta désirer que la tête soit fixée. Dans ce but, j'emploie un support pour la tête, qui ressemble beaucoup à celui des photographes, avec cette différence toutefois qu'au lieu d'être placé sur un pied il est fixé à une chaise. Une plaque solide de métal, terminée par un anneau faisant saillie derrière le siège, est vissée à la surface inférieure du cadre qui supporte le siège d'une chaise ordinaire [fig. 18) ; un autre anneau est vissé à la traverse supérieure du dossier. Une forte tige en fer passe perpendiculairement à travers ces anneaux. Immédiatement au-dessus de l'anneau supérieur, elle est courbée en avant sur une longueur d'un demi-pied, puis

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