INTRODUCTION
Des monographies importantes ont été publiées en France sur la laryngoscopie. Les unes, celles de MM. Czermak et Tûrck, sont des éditions françaises de travaux allemands; les autres, celles de MM, Moura-Bourouillou etFauvel, sont des œuvres éminemment françaises. Les études de M. Moura ont modifié la laryngoscopie, et ce médecin en appliquant la lumière artificielle directe, dont l'intensité est augmentée par une lentille, pour l'éclairage du miroir laryngien, a fait faire le premier pas important à la vulgarisation de la laryngoscopie en France. M. Fauvel, en adoptant le même ordre d'idées et en démontrant les avantages de ce mode d'éclairage, a puissamment aidé à établir cette méthode de laryngoscopie, que les Allemands et les Anglais appellent « méthode française. »
La question historique a été savamment traitée par M. Vorneuil et par M. Guilhnume. De nombreux ar-
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ticles de journaux et des observations ont été publiées par MM. Mandl, Krishaber, Follin, fluinier, Delore, etc., etc. M. Edouard Fournié a étudié les applications topiques sur le larynx et a écrit un ouvrage important sur la physiologie de la voix.
Je réunissais les matériaux pour faire une étude sur la laryngoscopie, dans laquelle j'aurais désiré résumer la question historique, décrire le mode d'emploi du miroir laryngien et les divers procédés d'éclairage; passer surtout en revue les différentes opérations que l'on peut pratiquer sur le larynx avec l'aide du miroir laryngien et réunir enfin des observations pouvant servir à l'histoire pathologique du larynx, reconstituée sur des données cliniques positives. A ce moment je lus l'ouvrage de M. Morell Mackenzie; il remplissait le but que je me proposais : je l'ai traduit.
Je n'ai pas cru devoir ajouter des notes, car c'est précisément parce que j'ai rencontré chez M. Morell Mackenzie une manière de voir analogue à la mienne que j'ai traduit son œuvre. Cependant sur deux points je ferai quelques réserves. M. Morell Mackenzie donne le nom de laryngoscope à l'appareil d'éclairage et au miroir laryngien réunis. Je pense qu'il est plus convenable d'appeler laryngoscope le miroir laryngien seul, et de séparer la source de lumière qui est indépendante et qui peut être soit naturelle, soit artificielle. D'un autre côté, l'auteur anglais pense que dans certains cas l'éclairage direct est d'un emploi plus avantageux et que dans d'autres, l'éclairage par réflexion est préfé-