DE L'EMPLOI DES INSTRUMENTS LARYNGIENS
ferai remarquer qu'avec la plus simple application on peut, au moyen d'un petit nombre d'entre eux, obtenir les résultats les plus satisfaisants, non-seulement pour le diagnostic, mais encore pour le traitement des maladies du larynx. J'ai déjà dit que des investigations laryngoscopiques très-importantes avaient été faites avec une lampe modérateur, et que des tumeurs du larynx avaient été enlevées avec des forceps très-simples. Le docteur Fauvel s'est quelque temps servi avec succès d'un forceps sans mécanisme compliqué, et le docteur Russell a employé un forceps ordinaire coudé (1). Ceux qui ne se proposent pas d'étudier la laryngoscopie d'une manière spéciale, mais qui désirent seulement l'employer dans les cas ordinaires de la pratique, n'ont besoin que d'un petit nombre d'instruments; il leur suffit d'avoir un réflecteur, quelques miroirs laryngiens, un appareil pour concentrer la lumière (qui puisse s'adapter à diverses sortes de lampes), quelques pinceaux laryngiens, et enfin mon instrument pour galvaniser l'appareil vocal. La généralité des maladies du larynx peut être traitée avec les remèdes appliqués à l'aide des pinceaux, et les cas rebelles d'aphonie fonctionnelle ne peuvent résister à l'application locale du galvanisme.
Enfin, je ferai remarquer que ces instruments ne peuvent faire aucun mal, en supposant même qu'ils soient appliqués d'une manière intempestive. Ce ne sera que lorsque la main et l'œil auront été longtemps
i l) J'ai employé avec succès le forceps représenté par la fifjnre 29.