‹ Du lit plâtré: Dans le traitement du mal de PottChapitre 24 sur 34 · OBSERVATION I (PERSONNELLE · texte numérisé non relu

OBSERVATION I (PERSONNELLE

Mal de Pott de la région lombaire à marche rapide. Gtbbosité commençante. Traitement par le lit plâtré : deux applications. Guérison.

Louis B..., 3 ans, 397, rue des Pyrénées, est présenté à la consultation du Dispensaire Furtado-Heine le 7 décembre 1890.

Pas d’antécédents héréditaires.

L'enfant n’a jamais été malade pendant ses deux premières années, mais au milieu de sa troisième il se met à marcher moins bien, il tombe souvent et se plaint de dou- : leurs aux reins. Croyant à une faiblesse générale les parents soumettent l'enfant à un régime tonique. Son mal ne continue pas moins à s’accroître.

Actuellement les douleurs sont plus vives, le moindre mouvement arrache des cris à l’enfant. Il existe une gibbosité bien dessinée, que l’on mesure très exactement, portant sur les trois premières vertèbres lombaires. La pression de cètte partie de la colonne vertébrale est très douloureuse. La marche est presque impossible. Il n’existe cependant aucun symptôme de paralysie dans les membres inférieurs. Pas d’abcès pas congestion. L'état général est très mauvais.

Le 19 décembre 1890 le petit malade est mis dans son lit plätré. Dès le troisième jour, il n’éprouve plus aucune douleur tant qu'il est couché. Mais, veut-on le retirer de son lit, ses douleurs reparaissent aussitôt.

Sa mère le ramène régulièrement tous les mois à la consultation et chaque fois, elle est heureuse de nous dire que son enfant ne souffre plus autant, qu’il joue et mange comme s’il n'avait absolument rien.

Le 16 mars 1891 on renouvelle le lit plâtre.

Les douleurs éprouvées par l'enfant sont de moins en moins fortes et à la fin du septième mois de traitement (5 juillet 1891), elles ont complétement cessé. La petite gibbosité de la région lombaire, loin d'augmenter, a diminué ; il faut même examiner attentivement la région pour la constater. La faiblesse des membres inférieurs a si bien disparu que la mère nous raconte que si elle laisse son enfant seul trop longtemps, elle le trouve en rentrant debout, son lit plâtré dans le dos, en train de jouer avec son chien,

ne er Loin de dépérir, l’enfant se développe très bien, son état est excellent.

Pour ne pas compromettre un si beau résultat, on continue l'usage du lit plâtré pendant un mois; lenfant s’y. soumet difficilement.

Le 16 avril 1891 on fait un corset plâtré et l'enfant quitte le Dispensaire Furtado-Heine : il marche très droit, sans soutien. À peine peut-on soupçonner aucune déformation quand il est habillé.

Guérison.

Nous avons revu l'enfant dernièrement, il ne fait plus usage d'aucun appareil. La guérison s’est parfaitement : maintenue.

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