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Diamètre bis-iliaque — bis-épine-iliaque : 27 Accouchement le 30 avril d’une fille du poids de 3 k. 250 g.
De l'aspect d'ensemble des graphiques de bassins normaux, il se dégage que le quadrilatère tend de plus en plus à devenir un carré ou un losange parfait.
L'axe vertical, considéré dans son ensemble, est égal en moyenne à 10 C. », et les variations autour de cette moyenne sont peu étendues, beaucoup moindres, par exemple, que dans les bassins rétrécis.
Nous pensons que la taille, en général, n'influe pas de façon sensible sur cet axe: d’ailleurs la valeur exacte de celui-ci est difficile à déterminer, comme nous l'avons fait remarquer plus haut, el, de plus, la longueur totale du corps dépend surtout de Fa longueur du tronc et de la longueur des membres inférieurs.
La hauteur du triangle sus-sacré varie de 4 à 5 c.; elle présente, par conséquent, une différence très grande avec la même hauteur prise dans les bassins rétrécis, dans lesquels nous avons trouvé jusqu'à o c. 8. Au lieu d'être avec l’axe vertical total dans le rapport de 1 à 4, elle est dans le rapport de 1 à »,2, ce qui revient à dire que l'axe horizontal tend à venir couper l'axe vertical en son milieu, comme cela se passe dans tout losange. Les deux
triangles, supérieur et inférieur, de ce fait, seront portés
à devenir égaux, et comme le dernier varie peu dans ses dimensions, l'accroissement portera surtout sur ‘le supérieur, qui prendra de plus grandes proportions.
La valeur moyenne de l'axe horizontal est un peu plus élevé que 9 e. 5. Elle a aussi comme caractéristique de présenter des écarts minimes entre les axes extrêmes. Les deux portions de cet axe sont toujours égales, ce qui semblerait prouver que tous les bassins normaux sont symétriques.
Nous paraissons être ici en contradiction flagrante avec M. le professeur agrégé Jaboulay, de Lyon. Dans un travail sur le bassin normal (Province médicale, 1891), il conclut que le bassin normal est toujours asymétrique, même en dehors de toute déviation de la colonne. Loin de nous d'aller à l'encontre de cette opinion ! Mais, remarquons que, le plus souvent, cette asymétrie est très légère, et que l'étude du losange de Michaëlis est un procédé trop peu délicat pour avoir la prétention de la révéler. Du reste, en pratique, cette minime déformation est négligeable et n'empêche nullement le bassin d'être suffisant pour l'accouchement.
— Les côtés supérieurs égaux, entre eux, deux à deux, naturellement, varient comme longueur de 6 à 7 cent., tandis que les côtés inférieurs vont de 7 à 8 cent. Les différences énormes, que l'on trouvait dans les bassins rétrécis, font complètement défaut et, dans l'observation XX VI, nous arrivons presque à avoir quatre côtés égaux entre eux.
En résumé. grâce à nos vingt-six observations, nous
avons parcouru loute la gamme des bassins aplatis et rétrécis, pour arriver, en fin de comple, au bassin nor-
y pes
mal. De la forme presque triangulaire, nous sommes passés par une série d’intermédiaires, pour arriver enfin au polygone à côtés égaux. Plus on approche de cette figure, plus se confirme la certitude d’être en présence d'un bassin normal.
Cependant, ce carré parfait rêvé par les artistes, nous ne l'avons pas trouvé! Faut-il en conclure qu'il n'existe pas ? Nous ne le pensons pas. Le nombre de nos observations est relativement assez restreint et nous sommes persuadé que si nos investigations avaient porté sur un champ encore plus étendu, nous l'aurions découvert assez facilement. Ce qui nous porte à le croire, c’est que nous nous en sommes fortement approché (obs. XX VI).
Du reste, nous avons surtout voulu envisager, dans cette étude, le bassin normal, au point de vue clinique c'est-à-dire le bassin suffisant. Car, comme le dit notre maître M. Commandeur (1), (et, avec lui, l'ont écrit de nombreux auteurs: Depaul, Nœgele, Joulin, Barnes, etc. etc), le bassin normal anatomique est un bassin purement idéal, tellement idéal que l’on n’a pu en rencontrer un seul à l'amphithéâtre.
Notre intention était, en même temps, de montrer que chaque bassin transmettail ses particularités à la région sacrée; et comme « pratiquement toutes les femmes diffèrent par leur bassin autant que par leur visage » (2), chaque observation nous à donné un losange de Michaëlis, portant sa marque personnelle.
(1) F. Commandeur. Etude sur le détroit supérieur du bassin dans la région lyonnaise.
Annales de Gynécologie et d’obstétrique, mai-juin 1897.
(2) Commandeur. Loco cilato.
GONCLUSIONS
I. — L'étude de la région sacro-lombaire, au point de vue obstétrical, mérite d'être davantage répandue en clinique.
En effet, les variations du bassin se traduisent, le plus souvent, par des modifications du losange de Michaëlis et on retrouve. dans le graphique de ce losange, des déformations correspondantes,
IL. — C'est surtout pour l'appréciation du diamètre sacro-pubien que les résultats fournis sont les plus concluants.
Dans les bassins rétrécis, quand la valeur de ce diamètre diminue, un aplatissement de plus en plus marqué existe dans le triangle sus-sacré et le rapport de sa hauteur est, en moyenne, à l'axe vertical tout entier, comme 1 est à 4.
IT. — L'asymétrie pelvienne transforme le losange en un quadrilatère irrégulier et également asymétrique, le côté le plus étendu correspondant au sinus le plus large.
IV. — Dans les bassins à inclinaison anormale, le croisement de l’axe vertical du polygone avec l'axe du corps forme un angle qui donne l'amplitude de l'inclinaison.