‹ Du Losange de Michaëlis: Étude cliniqueChapitre 4 sur 31 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

« Les signes négatifs de la bonne conformation du « bassin sont autant d'indices de la mauvaise (1) ». Ainsi s'exprimait Baudelocque, au commencement du siècle dernier. C’est de cette même idée que sont partis presque tous les auteurs, ayant à écrire un traité des Accouchements, lorsqu'il s’est agi, pour eux, de parler de l’examen du bassin.

Bien que ce travail ait pour but d'envisager la configu-

ration externe du bassin, à un point de vue tout parti-

culier, il contribuera, une fois de plus, nous l'espérons, à confirmer ce principe de l’'éminent accoucheur ; grâce à ce même-principe, nous pourrons tirer de notre étude certaines conclusions, utiles, croyons-nous, en obstétrique.

Sous l'inspiration de notre maître, M. Commandeur, accoucheur des hôpitaux de Lyon, nous nous sommes proposé d'étudier la région sacrée (losange de Michaëlis) et ses rapports avec l'art des accouchements et ce, pour

deux raisons importantes.

(1) Baudelocque, — Art des accouchements, L. E, p. 73.

D'abord, la région, désignée sous le nom de losange de Michaëlis, si elle n’est pas à peu près inconnue, en France, n'a jamais été, que nous sachions, l'objet d’une altention bien spéciale.

D'autre part, un auteur allemand, Stratz, qui a fait, sur celte question, une étude assez approfondie, s'exprime ainsi : « Comme je ne possède pas un grand matériel clinique, je ne suis pas en état de baser mes conclusions sur un grand nombre d'observations. Je ferai seulement quelques remarques, espérant que d’autres prendront la peine de les confirmer »; et plus loin : « Je ne puis dire ici, à cause de mon petit nombre d'observations, quelle est la valeur absolue, pour le diagnostic, que donnent l'inspection, la palpation et la mensuration du losange de Michaëlis. Je désirerais pourtant que cette idée donnât lieu à des recherches plus précises ».

Ces motifs nous ont paru suffisants pour nous déterminer à étudier, dans notre thèse inaugurale, la valeur obstétricale du losange de Michaëlis et chercher à satisfaire les desiderata de Stratz.

Il nous a été permis de puiser dans la riche collection d'observations de la Clinique obstétricale de la Charité et de la Maternité de l’Hôtel-Dieu, de Lyon.

Muni de ces précieux documents, nous pourrons contrôler les conclusions de l’auteur allemand, et c’est en nous basant sur des faits cliniques qu'il nous sera permis de tirer des déductions sur les avantages que l’on peut retirer de l'examen de la région sacrée.

Notre travail sera divisé en trois parties principales.

Dans un premier chapitre, la plus grande place sera

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donnée à l'étude magistrale que Stratz a faite de la queslion ; elle nous paraît, en effet, la plus complète et la plus consciencieuse qui ait paru à ce sujet, et nous ne voyons pas grand chose à y ajouter. Nous publierons donc un long résumé de cet article.

En deuxième lieu, nous produirons les intéressantes observations de bassins rétrécis que nous avons pu relever, et nous étudierons les diverses variations de la forme du losange, dans les différents modes de rétrécissement du bassin.

A la suite, enfin, viendra une nouvelle série d'observations prises sur des femmes à bassin normal et chez des multipares, et nous essayerons de voir si, par ce moyen, il est possible de trouver une forme type, qui puisse être donnée comme crilérium de bassin bien conformé.

Mais avant d'aborder notre sujet, il nous reste un devoir bien doux à remplir : c'est d'exprimer toute notre gratitude à ceux qui se sont intéressé à nous, pendant notre externat dans les hôpitaux de Lyon.

Nos remerciements iront. tout d'abord, à M. le D' Commerdeur, accoucheur des hôpitaux, à qui revient l'idée première de ce modeste travail. Nous avons eu le bonheur de pouvoir apprécier son enseignement durant le temps où nous étions attaché à la Maternité de l'Hôtel-Dieu. Il ne nous à jamais ménagé ses sages conseils et a toujours fait preuve de la plus grande affabilité à notre égard.

Que M. le professeur Pollosson (Maurice), chirurgien des hôpitaux ;

M. le professeur agrégé Rollet, chirurgien des hôpi-

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