NOYON ET SENLIS
Beauvais, le 29 août 1891-
Très cher Monsieur l'Abbé,
]*ai lu votre livre Du Mariage au Divorce avec le plus vif intérêt. Voiis avez traité les différents sujets que vous y abordez avec un véritable talent, une connaissance exacte des situations. Votre manière d'écrire a de l'originalité et du trait, et votre plume a dépeint, sous les couleurs les plus énergiques, les causes, les dangers, les malheurs des mariages mal assortis...
Certaines situations sont tellement accentuées, qu'on serait tenté do dire aussi, comme les Pharisiens, après que Notre Seigneur leur eut rappelé la doctrine divine du mariage : « Si telle est la
condition humaine, il vaut mieux ne pas se marier », si vous n'aviez pris soin d'indiquer avec sagesse les seuls moyens de parer aux éventualités sans remède que font naître tous les mariages mal assortis.
Je vous exprime, très cher Monsieur VAbbé, avec mes remerciements, le plus vif désir que cet ouvrage, qui fait voir et met à nu une des plaies les plus profondes de la société actuelle, produise l'impression et fasse tout le bien que vous vous êtes proposé en l'écrivant.
Veuillez recevoir, en même temps, l'assurance de mes sentiments distingués et dévoués.
+ JOSEPH-MAXENCE, Evêque de Beauvais.