‹ Du microscope et des injections dans leur applications à l'anatomie et à la pathologie, suivi d'une classification des sciences fondamentales, de celle de la biologie et de l'anatomie en particulier [electronic resource]Chapitre 35 sur 77 · c. Taches brillantes et colorées · texte numérisé non relu

c. Taches brillantes et colorées

Elles se présentent surtout quand on a regardé le soleil, on tin nuage brillant, ou la lumière d'une lampe, et qu'on porte les yeux sur le microscope. Elles paraissent alors très brillantes, puis rouges, ou lotit. d'abord rouges, puis jaunes, bleues, et disparaissent après avoir passé parles teintes intermédiaires à ces trois coulpurs, sous forme d'anneaux concentriques.

En général , elles partent du centre du microscope, se portent en bas et en dedans, ou en haut et en dehors, et disparaissent au bord du champ du microscope pour reparaître aussitôt au point de dépari avec la couleur suivante et présenter la même marche. Ces taches, ordinairement arrondies ou rayonnantes plus ou moins larges, masquent les objets et empêchent de les observer; il faut alors fermer les yeux jusqu'à ce que la réline, |i*op fortement ébra-nlée par celte vive lumière, ait repris son état normal, et n'examiner au microscope qu'au bout de quelques minutes quand elles ont disparu.

Ces tarhes se montrent quelquefois quand on a marché beaucoup avant de. se mettre à examiner, ou quand on s'est frollé trop fortement les yeux, ou enfin quand une cause quelconque détermine une congestion du globe oculaire. Si la cause n'est pas persistante, quelques instants de repos suffisent pour les faire disparaître, surtout en tenant les yeux fermés; elles présentent, du reste, beaucoup de variétés, suivant les individus et les circonstances dans lesquelles elles se produisent.

nu Mi6ûose!ùi*K composé. l'J7

ï!)5:. d. Des globules et des filaments de l'œil.

D'autres mouches volantes, <|iii ne tiennent pas comme les précédentes à une trop vive impression de la rétine par la lumière, méritent de nous arrêter plus longtemps à cause de leur complication.

Celles-ci existent dans ies deux yeux de tous les individus que l'on l'ait regarder au microscope, mais se mollirent avec une intensité variable et aussi avec quelques variétés individuelles de forme.

Lorsqu'on les examine dans le champ du microscope sans avoir placé d'objet au foyer, on aperçoit ces mouches sous forme d'un amas de petits globules parfaitement ronds, tous d'égal volume, à peu de chose préè. Ils remplissent le champ du microscope, saul un espace en dehors égal à un sixième environ du champ et un autre espace encore plus petit en dedans. Deux ou trois filaments llexueux, très pâles, se voient un peu en dehors du centre de l'amas de globules, quelques uns de ceux-ci leur anhèrent. .

Cet amas est limité en dehors par une ligne ou filament aplati, un peu brillant au centre, paraissant large d'un demi-millimètre , qui est rectiligne ou un peu courbé en bas, et traverse le champ du microscope de bas en haut. En dedans, il est limité par un lilament plus brillant que le précédent, et surtout remarquable par les llexuosités ou ses replis sur lui-même, qui paraissent être plus ou moins marqués suivant les individus, mais sont très nombreux dans mou œil droit. Ce lilament, à cause de ses replis ou contours, occupe une surface bien plus large, mais moins longue que le précédent.

Tous les globules et tous les lilaments se meuvent

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ensemble ; ils sont solidaires l'un de l'autre dans leurs mouvements, ou du moins s'ils peuvents'écarter un peu les uns des autres, c'est dans des limites assez étroites et d'une manière relative, de telle sorte qu'ils finissent toujours par se trouver à la même place. Ils semblent d'après cela appartenir à la même masse, et se mouvoir, comme le ferait un nuage floconneux en suspension, dans un liquide et parsemé de globules ; mais on ne voit rien dans l'intervalle des globules, si ce n'est quelquefois, et d'une manière presque douteuse, de minces filaments comme ceux d'une toile d'araignée allant en divers sens d'un globule à l'autre. Il y a deux plans de globules, les uns paraissant plus rapprochés de l'œil, à contours plus nets; les autres, plus profonds ou plus éloignés, plus pâles, à contours plus vagues: ces deux plans de globules se meuvent quelquefois en sens inverse l'un de l'autre , mais dans une petite étendue , et ils reprennent aussitôt leur place.

Quoique cette sorte de nuage, formé par les globules et filaments, paraisse toujours se mouvoir en dedans et en bas à cause du mouvement de l'œil, on peut, en soutenant la lêle avec les deux mains et tenant les yeux immobiles, le maintenir fixe un instant ; mais au moindre mouvement de la tête et de l'œil, il bouge aussitôt. Aussi en inclinant la tête et dirigeant l'œil dans un sens ou dans l'autre, on peut l'aire mouvoir en tous sens cette agglomération , de manière que le filament qui le limite en dehors soit amené jusqu'au centre du champ et même au delà. On reconnaît alors qu'un certain nombre de globules est placé en dehors de lui, et qu'il ne les limite pas d'une manière tout à fait précise. On reconnaît aussi qu'en bas il est un peu recourbé en

dehors. Il est possible d'amener en sens inverse le filament interne et flexueux; on aperçoit alors en dehors de lui un ou deux autres filaments également flexueux et brillants, dirigés obliquement vers lui; mais comme il est fort difficile de maintenir l'œil fixe dans la position où ils sont visibles, il est impossible de les étudier.

496. Voici la description de chacune des parties constituantes de ce nuage.

Les globules sont parfaitement ronds, assez rapprochés les uns des autres, et paraissent avoir un peu plus d'un demi-millimètre de diamètre. Ils présentent un point brillant au centre, entouré d'un cercle foncé et très net, environné lui-même par un deuxième et dernier anneau externe concentrique et brillant comme le point central. Ceux du plan plus profond ou plus éloigné n'en diffèrent que par moins de netteté des contours de chaque anneau concentrique. Plusieurs d'entre eux sont en contact deux à deux et empiètent l'un sur l'autre, de manière à ce que leurs anneaux noirs soient en contact.

Quelques personnes voient, en outre, des globules plus grands, plus transparents, rares et dispersés, libres et non liés, pour ainsi dire, entre eux comme les autres. Ils n'occupent pas toujours le même point dans le champ de la vision ; tantôt il n'y en a pas, tantôt on en voit passer plusieurs. Quelquefois l'un d'entre eux vient se fixer dans Taxe des rayons visuels et gêne l'observateur. Il faut alors fermer les yeux pendant un instant et reprendre l'observation un peu plus tard; le plussouveut ils disparaissent assez vile. Ces globules sont aussi formés d'un point central brillant et de deux anneaux concentriques, l'un interne, très prononcé, très noir,

201) DliS MOYENS n'EXl'LUHATlON EN ANATOMIK GBNKHALE.

l'externe plus brillant. Je n'ai jamais vu ces globules; ils varient suivant les individus et les circonstances physiologiques.

Leiilamenl rectiligne externe est brillant au centre, à bords obscurs plus ou moins nels; il paraît large de 1 millimètre à 1 4/2 millimètre environ ; aucun globule ne lui adhère; on ne peut savoir s'il est creux ou plein.

Le blâment interne ne diffère du précédent que par ses flexuosités, qui donnent plus de largeur à l'espace qu'il occupe, mais moins de longueur, et le rendent plus évident quand il approche du centre du microscope. Il est plus brillant que lui et ne renferme non plus aucun globule.

Les filaments placés dans l'agglomération de pelils globules sont bien plus étroits que les précédents, ils ne dépassent pas la largeur de ces globules. Ils sont au nombre de deux ou trois; ttexueux, ou même contournés, à peu près aussi longs que le quart du diamelre du microscope. On ne les voit pas toujours si facilement et aussi vite que les précédents, parce que leurs bords sont moins foncés et leur centre moins brillant. Cependant ils sont remarquables parles globules qu'ils renferment, ou qui leur adhèrent ; car on ne saurait dire s'ils sont creux ou pleins, ou si les globules sont compris dans leur épaisseur, ce qui pourlanl.parail être. Ces globulins sont ordinairement disposés par paires et eu contact l'un de l'autre, mais chaque paire est séparée de l'autre par un certain intervalle ; quelquefois il y en a trois ou quatre dans un groupe au lieu de deux, ou bien ils sont isolés en nombre variable, comme les grains d'un chapelet; mais dans chaque filament il y

a toujours un certain espace dépourvu de globules.

1(J7. Quand on lixe le champ du microscope éclairé, mais dépourvu d'objet, on ne voit pas le nuage de lï lu— menls et globules immédiatement; mais au bout d'une minute au plus, on voit apparaître tout l'appareil, les globules en premier lieu ou vice versa.

Si la préparation placée au loyer est un peu obscure, ou renferme des granulations, il arrive quelquefois qu'on ne voit que les filaments et pas les petits globules qui sont masqués par les granulations.

C'est surtout le filament interne flexueux et brillant, et ceux du centre qui gênent le plus dans l'examen microscopique. Il y a des jours où on le voit beaucoup plus que dans d'autres sans qu'on sache pourquoi, et sans qu'on puisse s'en débarrasser. On finit cependant par ne plus y faire attention, et par ne plus en être inquiété. En général, lorsqu'ils apparaissent on s'en débarrasse en tenant quelques instants les yeux fermés, ou en se reposant un peu quand on est fatigué et alors que la circulation est plus active qu'à l'état normal ; ce qui est la principale cause de son apparition.

Il n'est personne qui n'ait eu à se plaindre de ces mouches volantes ; c'est principalement dans le commencement des éludes et lorsqu'on se met au travail après quelque fatigue physique qu'elles gênent, et plus mi se frotte les yeux, plus elles persistent et deviennent brillantes. Quelquefois les filaments se montrent quand on met les yeux sur l'instrument, mais ils disparaissent après quelques instants. Les globules peuvent toujours être vus quand on porte son attention sur eux; mais on ne les aperçoit pas habituellement à cause de leur pâleur et de leur petitesse; ils apparaissent

202 DES MOYENS d'eXPLOUATION EN ANÀTOMIE GÉNÉRALE.

moins le jour que lorsqu'on étudie à la lumière de la lampe.

198. Il est important de savoir distinguer ces mouches des objets qu'on étudie. Les différents moyens déjà indiqués pour les étudier ou les faire disparaître apprennent bien vile qu'elles dépendent de l'œil et non de la préparation. Il n'y a, du reste, qu'à faire mouvoir celle-ci sur la platine du microscope pour reconnaître que les mouches conservent leur position habituelle, et que leurs mouvements ne suivent pas ceux qu'on imprime au porte-objet; déplus, elles suivent tous les mouvements des yeux, et conservent toujours la même disposition.

199. Comme il arrive quelquefois que ce n'est qu'après avoir pris l'habitude de se servir du microscope qu'on s'aperçoit de l'existence de ces mouches volantes, plusieurs personnes s'en inquiètent et se croient menacées de cataracte, d'amaurose ou de quelque autre affection de l'organe de la vue. Mais il faut être prévenu que leur existence est tout à fait insignifiante, en ce sens qu'elles existent chez tous les individus sans exception , aussi bien chez les commençants qui sont les premiers à s'en plaindre, que chez ceux qui emploient le microscope depuis longtemps et ont perdu l'habitude d'y faire attention.

Beaucoup de personnes aussi sont portées à en attribuer l'origine à un usage trop prolongé du microscope, parce que sans qu'on sache trop pourquoi on se figure toujours que l'emploi de cet instrument est très fatigant et très pernicieux pour la vue. Ce sont là de pures suppositions; car depuis Leeuwenhœck, qui conserva d'excellents yeux jusque dans une extrême vieil-

iesse, tous ceux qui se sont beaucoup servis du microscope s'accordent sans exception à reconnaître que jamais ils n'ont ressenti le moindre trouble visuel.

Un peu de réflexion en rend facilement raison ; il suffit de regarder successivement dans le microscope et le point du ciel ou la lampe, qui fournissent la lumière réfléchie par le miroir, pour reconnaître que la différence n'estpas considérable ; c'est-à-dire que la lumière du microscope n'est guère plus grande qué celle du foyer lumineux, à cause du peu de concavité du miroir réflecteur. Encore cela n'esl-il que pour les faibles pouvoirs amplifiants, et alors il suffît de tourner un peu le miroir pour prévenir cet inconvénient , qui est plus chimérique que réel, sous le point de vue de la fatigue des yeux, parce que l'objet étudié arrête toujours une grande partie de la lumière.

Quant aux objectifs forts, la perle de lumière est toujours telle que celle qui arrive dans l'œil n'est pas plus intense que celle que réfléchit une feuille de papier imprimé; il faut y joindre, en outre, la suppression d'une partie des rayons par les corps étudiés , et l'on reconnaîtra qu'il n'y a pas plus de causes de fatigue dans l'emploi du microscope que dans la lecture. Aussi, l'on reconnaît bientôt que celle qu'on éprouve après six à huit heures et même plus d'observations incessantes, ne diffère pas de la pesanteur de tête ou du léger affaissement que l'on ressent après avoir passé le même temps à un travail intellectuel quelconque. Mais cette fatigue n'est pas moindre ou peut même survenir plus rapidement, parce que lobservalion microscopique exige une attention très soutenue et une comparaison incessante des objets qu'on a sous les yeux , avec

204 DES MOYENS o'eXI'LOIIATION EN ANATOM1K UÉNËKALE.

ceux plus ou moins analogues que l'on connaît déjà.

11 est facile de juger, d'après ce qui précède, quel compte on doit tenir des motifs de quelques personnes qui cherchent à s'excuser de ne pas vérifier les observations faites à l'aide du microscope , en alléguant la fatigue qui en résulte pour les yeux.

200. Quel est le siège et l'origine de ces mouches volantes? Elles existent certainement dans l'œil: elles ne dépendent pas des larmes ; car les frottements exercés à la surface de la conjonctive par les paupières ne changent rien à la disposition des filaments ni des globules.

Il est par conséquent probable que ce sont les globules de quelqu'une des humeurs de l'œil. Comme c'est l'humeur de Morgagni, qui renferme les cellules les plus caractérisées, on peut admettre avec M. Donné, qui a étudié ces filaments et globules de la manière la plus exacte, que c'est dans ce liquide qu'ils siègent; lout en reconnaissant avec lui que c'est une simple supposition que rien ne démontre encore (1). Ce qu'il y a de certain, c'est que c'est dans le globe oculaire . et nulle part ailleurs , qu'ils sont en suspension.

Art. XIII. — Des conditions à remplir pour l'emploi du microscope.

201. H ne faudrait pas croire que dès qu'on possède un microscope on peut arriver immédiatement à voir tout ce qui a élé décrit , et reconnaître aussitôt les analogies et les différences établies entre divers corps.

(1) Donné, Cours de microscopie, Paris, 18M, iu-8. p. Zi85 ; ei Donné et Foucault, Atlas du Cours de microscopie. Paris, 18/i5, in-foll, pl. XX, Kg. 83.

DU MUUtOSCOl'H COMPOSÉ. -0.»

Il est un grand nombre de. caractères analomiques qu'on ne dislingue et auxquels on no donne l'importance qu'ils méritent, qu'après avoir fait l'élude préliminaire indispensable d'un grand nombre d'éléments ou de tissus, ordinairement moins complexes que les autres, montrant en quelque sorte leurs caractères fondamentaux sous une forme plus simple et plus facile à saisir.

C'est ce qu'on peut appeler les conditions anatomiques, qu'il faut préalablement remplir avant d'arriver à étudier les éléments et les tissus les plus compliqués. Ces conditions sont très nombreuses ; elles sont, dans un autre sens, aussi indispensables que les conditions optiques, et le non-accomplissement de l'une ou de l'autre peut conduire à des erreurs.

On peut ranger les erreurs ou plutôt les lacunes des travaux microscopiques des anciens parmi celles qui sont dues au non-accomplissement des conditions opliques. Leurs instruments étant très imparfaits, leurs descriptions sont par-dessus tout incomplètes, plutôt qu'erronées, et demandent à être refaites. Quant aux conditions anatomiques, ils les remplissaient presque toujours ; car l'imperfection même de leurs microscopes les obligeait à étudier d'abord les tissus végétaux , les ebampignons microscopiques, les animaux infusoires les plus gros, les crustacés, arachnides, insectes ou les vers de petit volume, etc. , avant d'observer les tissus animaux proprement dits.

Les erreurs commises par les modernes sont bien des erreurs, car elles ne tiennent pas autant qu'on le croit encore généralement à des différences entre les descriptions des divers observateurs , ni à leurs imper-

20() DES MOYENS D'EXPLORATION EN ANATOM1E GÉNEHALE.

feclions. Mais les instruments actuellement employés permettant d'aborder directement l'étude des tissu* animaux les plus compliqués, sans connaissances préalables, ces erreurs portent surtout sur les interprétations de faits relatifs seulement à une espèce animale, ou limités à une petit nombre d'espèces, le plus souvent très voisines l'une de l'autre.

A. Étude préliminaire des poussières et autres objets qui peuvent donner lieu à des erreurs.

202. Les premières choses que Ton doit apprendre à distinguer, ce sont les bulles d'air, les grains dépoussière où autres particules accidentelles qui souvent restent adhérentes à la surface des lamelle* de verre, ou flottent dans les liquides employés pour faire les pré parations.

Les premières se reconnaissent par leur sphéricité, la netteté de leurs bords, l'absence de contenu spécial, par leurs contours foncés et leur centre brillant. Souvent elles prennent toute espèce de formes, et se montrent sous l'aspect de grandes plaques plus ou moins irrégulières. Dans tous les cas, elles ont un bord assez large et noirâtre en dehors, verdâtre en dedans, où il se perd insensiblement avec le centre qui a la couleur de la lumière que réfléchit le miroir. Quand ce sont de très petites bulles, on ne voit que le bord noir et un petit point brillant au centre. Si les bulles sont larges, on aperçoit, entourées par leurcirconférence et adhérentes aux lames de verre, toutes sortes de granulations de poussière. Si on abaisse l'objectif, les bords perdent leur netteté, l'auréole interne verdâtre disparaît et le centre devient plus brillant; si on l'élève, les bords

perdent encore leur netteté, mais le centre devient bleu grisâtre.

Il faut étudier aussi les points rougeâtres dus à des restes de tripoli employé pour polir le verre qui quelquefois sont incrustés dans des excavations microscopiques des lames. Il faut étudier surtout les fissures longitudinales ou étoilées de toutes sortes, et les raies que présentent souvent les lamelles de verre. Les taches formées de lignes parallèles que laissent les doigts humides ou gras à la surface du verre, les gouttelettes de vapeur de l'haleine condensée doivent aussi être connues; car il n'est pas une de ces choses que ceux qui emploient le microscope n'aient vu arrêter l'attention des personnes inexpérimentées qui les considèrent comme des corps particuliers, dès qu'elles prennent une forme régulière.

203. Les grains de poussière sont le plus souvent des corpuscules irréguliers de nature minérale, ou bien, soit de nature organique, soit indéterminés.

Les poussières organiques sont souvent des brins de fils de lin, de chanvre, de coton, de soie ou de laine, qui se détachent des vêtements et tombent dans les substances qu'on examine.

Les filaments de lin et de chanvre sont allongés, cylindriques ou à peu près, montrant un canal central plus ou moins distinct, contenant souvent une fine poussière. D'espace en espace se voient des nœuds ou cloisons, qui sont le résultat de la soudure bout à^bout des cellules allongées qui constituent des filaments et leur donnent un cachet particulier. Les brins de colon ne diffèrent des précédents que par plus de transparence, due à ce qu'ils sont aplatis et rubanés; ils sont

201! l>RS MOYENS u'kXI'UUUTION EN ANATOMIIÎ GÉNÉRALE.

en outre tordus sur eux-mêmes, ce qui les fail paraître plus étroits d'espace en espace el les rend faciles à distinguer des Juins de chanvre.

Les filaments de soie, de laine, les différentes sortes de poils qui se trouvent dans les poussières, sont sphériques et manquent des cloisons signalées dans les précédents; ils sont moins transparents qu'eux, lors même que ces derniers sont teints, et s'en distinguent assez facilement lorsqu'on a vu les uns et les autres. Il faut, par conséquent, les examiner comparativement, afin de pouvoir les reconnaître.

R. Nécessité de V étude préalable des tissus végétaux avant d'aborder celle des tissus animaux.

204.11 est important, sous tous les rapports, d'étudier en commençant les grains de pollen, les poils du duvet de beaucoup de végétaux, les filaments el les spores des moisissures, des algues microscopiques, etc.; d'une part, à cause de leur simplicité, de la facilité de leur élude el de la netteté de leurs caractères ; d'autre part, parce que Irès souvent ces objets se rencontrent dans les poussières, ou se développent dans les liquides qu'on veut étudier lorsqu'ils sont albumineux, ou enfin dans ceux dont on imbibe la préparation lorsque l'on n'a pas soin de prendre de l'eau pure.

205. Il ne faut pas croire qu'il soit suffisant de se borner à l'étude des parties végétales précédentes, car il eji est encore beaucoup d'autres que l'on pourrait prendre pour des produits animaux, si préalablement on ne les avait observés avec soin. C'est ainsi, par exemple, qu'à chaque instant on est appelé à observer les mucus, les matières expectorées ou vomies, et les ma-

nu MICROSCOPE COMPOSÉ. 209

lières fécales. Or, clans un grand nombre de circonstances, ces liquides renferment des détritus des végélaux qui ont servi d'aliments qu'il faut savoirreconnaîlre ; car, dans quelques cas, ils ont été décrits comme produits animaux caractéristiques de certaines affections. Il faut, par conséquent, apprendre à connaître les trachées, les vaisseaux ponctués, les vaisseaux rayés, les clos très, et suri ou t les cellules du parenchyme des plan les et des fruits alimentaires, ainsi que leurs épidémies qui résistent le mieux à l'action de l'intestin , et sontrejelés en conservant tous leurs caractères distinclifs.

Les différentes sortes d'amidon devront être étudiées avec soin, car leur régularité et leur forme les rapprochent plus que les autres substances végétales, poulies personnes encore peu habituées au microscope, des éléments an atomiques animaux.

Dans les mucus, les matières du vomissement ou des selles, on trouve souvent diverses sortes d'algues ou de champignons microscopiques qu'il est important de pouvoir reconnaître et bien observer, ce qu'on ne peut faire qu'après avoir étudié les moisissures et les diverses sortes d'algues microscopiques qui se développent dans les liquides albumineux acides, et dans les eaux douces, contenant ou non des matières en putréfaction.

Il est très important aussi de connaître ces diverses substances, parce qu'on est quelquefois appelé à les reconnaître dans des matières vomies ou rejelées par les selles, dans diverses circonstances où les malades, surtout les femmes , soit par manie, soit sans qu'on sache pourquoi, les mêlent à leurs aliments ou les présentent comme des choses extraordinaires, par

lrn PARTIE. ai.

lesquelles les médecins qui ne s'aident pas du microscope peuvent se laisser induire en erreur.

206. Mais ce n'est pas seulement sous ces divers points de vue que l'anatomie générale des animaux doit être précédée par l'étude de l'anatomie générale des végétaux. Nous avons déjà vu que les analogies réelles entre les végétaux et les animaux se trouvent dans les éléments analomiques des uns et des autres, au moins dans une période de leur exislence, sous le point de vue de leur formulion et de leur nutrition, et qu'ils commencent à dilférer sous le point de vue de leur On ou terminaison. Aussi n'est-il pas possible d'aborder les questions du développement des éléments analomiques des animaux, sans connaître celui des mêmes parties chez les végétaux.

Bien plus, les analogies d'organisation des uns et des autres sont incontestables, et c'est à juste litre qu'on a donné le nom de cellules aux éléments analomiques primitifs des tissus animaux, nom tiré de l'anatomie végétale. Car, en effet, quoique chez les plantes ce soient de vraies cellules, c'est-à-dire des vésicules pourvues d'une paroi bien distincte et d'un contenu qui a une composition différente de l'enveloppe, et que chez les animaux ce soienl rarement des cellules proprement dites, mais bien le plus souvent des masses d'une substance homogène parsemée de granulations, les points de ressemblance portant sur les caractères fondamentaux n'en restent pas moins frappants.

A part les différences de volume, toutes les fois que ces cellules se trouvent en contact l'une avec l'autre , elles prennent une forme semblable; ordinairement on trouve un noyau dans les unes comme dans les autres et souvent

des granulations analogues. Quoique le noyau disparaisse de bonne heure dans un grand nombre de cellules végétales , ce n'est pas inoins en étudiant ces éléments anatoiniques qu'il faut chercher à se faire une idée précise de la cellule type, et de la manière dont peuvent se développer dans son intérieur des granulations de diverses natures. C'est surtout sur celles qui renferment un noyau qu'on devra étudier cette partie importante desélémenls anatoiniques et les nucléole.*, car ils y présentent les caractères les plus tranchés. Ainsi, l'étude des éléments anatoiniques végétaux doit, en pratique, aussi bien qu'au point de vue de la doctrine et de la méthode, être considérée comme un préliminaire indispensable à l'élude de l'analomie générale des animaux.

C. Nécessité de l'étude pratique préliminaire des tissus normaux avant d'aborder celle des produits morbides.

207. Les conditions anatoiniques sont, comme on le voit, les plus difliciles à remplir, car elles exigent certaines études; tandis que les conditions optiques vonl avec rinslrumenl. Mais non seulement l'exploration des lissus animaux demande l'élude de cerlaines parties des tissus végétaux, mais encore l'exploration pathologique exige la connaissance de l'étal normal.

Rien cependant n'est fréquent comme de rencontrer des observateurs qui s'efforcent de porter un jugement dès les premières fois qu'ils portent les yeux sur le microscope. Il n'est personne pourtant qui ne sache qu'en analomie plus on voit, plus on modifie les premiers jugements qu'on a portés. Chaque jour on reconnaît quelques détails qui avaient échappé, et chaque objet nouveau analogue à un autre, chaque observation

212 DES MOYENS D'EXPLORATION EN AN \fOMlR GÉNÉRALE.

particulière nouvelle, vient influer, par les faits généraux qu'on en déduit, sur les premiers jugements et les modifie.

200. On voudrait à chaque instant trouver dans les livres, sur la matière qui nous oeoupe et beaucoup d'autres encore, la solution d'un grand nombre de questions, très souvent mal posées, qu'on se fait à la vue de chaque objet, ou des notions qui vinssent éviter le temps et la peine qu'elles exigent pour être résolues; de manière à apprendre ainsi ce qui ne peut être donné que par l'expérience et le temps. Or, la plus grande difficulté, ce qui met le plus dans l'indécision pendant les observations microscopiques, c'est de savoir ce que l'on a sens les yeux, à quoi est. dû tel aspect, si c'est une chose différente ou non de celles qu'on a déjà vues; autant, de questions qu'on ne peut vider que par la comparaison ; c'est-à-dire lorsqu'on est arrivé à connaître déjà assez bien un grand nombre de choses analogues pour constater leurs différences ou leurs ressemblances avec celles qu'on étudie. Aussi ne voit-on disparaîlre celle incertitude que peu à peu, à mesure qu'on observe, et surtout qu'on dessine un plus grand nombre d'objet.».

On reconnaît ainsi qu'il n'y a que le temps employé à chaque observation pour étudier la forme, le volume, les variétés, etc., des éléments fondamentaux et accessoires de chaque tissu, et la comparaison de ce qu'on voit avec ce qu'on a déjà vu qui donne un peu d'assurance au jugement. Quant aux livres, ils ne servent qu'à montrer si on a bien observé, si leurs descriptions coïncident avec ce qu'on a sous les yeux, et à faire tenir compte de beaucoup de détails qui , au premier abord.

ULi MfGlldSGÔPÈ COMCOSK. 1215

no frappent pas ci qu'on laisserait échapper. Mais c'est ia nécessité de mettre toujours plusieurs heures à chaque observation pour la rendre aussi complète que possible , qui l'ait qu'on ne trouve que rarement dans un livre ce qu'on y cherche, parce qu'on cherche le plus souvent ce qui ne peut s'y trouver et ne peut s'apprendre que par i'expérience, que par de nombreuses écoles, ainsi qu'on le dit vulgairement avec beaucoup de raison.

209. Ainsi, avant de porter un jugement sur la nature d'un tissu, il est avant tout nécessaire de mettre le temps nécessaire à l'élude de ses éléments sous tous les rapports. Mais pour les observations des produits pathologiques, une condition aussi indispensable que la précédente , c'est de connaître préalablement l'analoinie et, autant que possible, les fonctions de l'organe qu'on étudie. Rien ne paraît plus simple et plus élémentaire que la nécessité de connaître d'abord quelle est la disposition normale des éléments anàtôiniques d'un organe et leurs caractères, avant d'étudier de quelle manière ils peuvent être modifiés dans leur arrangement ou leur forme , volume , composition intérieure, etc., par le dépôt d'un produit surajouté oti l'atrophie de quelques uns d'entre eux. Pourtant c'est, à peu de chose près, la condition la moins souvent remplie, et celle lacune a fait commettre de fréquentes erreurs. C'est ainsi qu'on étudie les mucus à l'état pathologique quand il n'existe pas encore d'étude suivie sur leur constitution normale, et lorsqu'on sait déjà qu'ils diffèrent, sous plusieurs rapports, suivaut les organes où ils sont recueillis. C'est ainsi que des cellules épithéliales des conduits mammaires hypertrophiés ont été prises pour

2i4 DES MOYENS d'exI'LOHATION EN ANVrOMIE GÉNÉRALE.

des éléments du cancer, par des palhologisles qui étudiaient les maladies de la glande sans avoir jamais examiné à l'état normal, ni les tubes, ni leurs culs-de-sac. Les éléments fibro-plastiques d'abord étudiés , surtout dans des cas pathologiques , ont été ensuite considérés comme produits morbides dans la thyroïde, les ganglions lymphatiques, le l'oie, etc., où ils existent normalement, parce qu'on ne les y avait jamais recherchés hors le cas de maladie. Enfin, les globules blancs du sang ont été décrits comme les cellules, indiquant le commencement de l'organisation des caillots du cœur, par un pathologisle qui commençait l'étude du sang par celle des caillots du cœur, sans connaître autre chose de ce liquide que ses globules rouges.

Il est certainement inutile de citer plus d'exemples pour montrer qu'avant l'élude des altérations, il faut faire celle de l'organisation.

210. Ce n'est pas du premier jour qu'on arrive à saisir, soit les caractères fournis par l'aspect général des éléments anatomiques qu'on a sous les yeux, soit les caractères dislinclifs tirés de la forme de la composition, etc., de ces objets infiniment petits et si différents de ceux qui frappent ordinairement nos yeux. Il faut observer longtemps avant de se bien pénétrer de la valeur des différences d'une petite dimension absolue, mais constantes et réellement grandes, l'une par rapport à l'autre, que présentent les éléments anatomiques. Il ne faut par conséquent pas être étonné de voir des palhologistes, ne pas trouver des caractères dislinclifs entre les éléments anatomiques les plus divers, surtout pathologiques; être conduits à nier qu'il soit possible de distinguer les éléments anatomiques du cancer

ou du tubercule des éléments des tissus normaux, et conséquemment à ne pas reconnaître pour chacun de ces produits un élément spécial et caractéristique. Une pareille opinion pourrait faire juger, a priori, que ceux qui l'admettent n'ont pas fait une élude approfondie des éléments analomiques normaux, si déjà jusqu'à présent on ne l'avait vue mise en avant presque uniquement, que par des micrographes placés dans ces conditions irrationnelles.

C'est qu'en effet les différences si frappantes qui séparent ces divers éléments lorsqu'on emploie des grossissements convenables, ne prennent toute leur valeur et toute leur importance qu'autant qu'on a étudié tous les éléments normaux, et surtout qu'on les a suivis dans les limites entre lesquelles ils sont susceptibles de varier sans perdre pourtant leurs caractères spécifiques fondamentaux. Que l'on prenne, par exemple, les épithéliums pavimenteux et cylindriques successivement : à la surface des diverses membranes qu'ils tapissent, et surtout dans les points où ils passent de la forme cylindrique à la forme pavimenteuse , comme au col de l'utérus, vers l'épiglotle, le cardia , l'anus, etc.; qu'on les prenne surtout dans les conduits des glandes, dans les points où ils perdent les caractères qu'ils avaient dans ce canal pour prendre ceux propres à l'épilhélium des culs-de-sac glandulaires, et l'on verra bientôt qu'il faut renoncer à décrire les milliers de formes qu'on rencontre. Mais , en même temps, on reconnaîtra que ces variétés tournent toujours autour du type, sans sortir de certaines limites, c'est-à-dire qu'elles conservent toujours les caractères , l'aspect général des cellules épithéliales, sans que jamais elles tendent à établir une

2 Mi DUS MOYENS DEFLORATION EN ÀNAÏOM1E GENERALE.

Iransilion entre les corpuscules du cartilage ou loul autre élément.

Ce que Ton peut constater pour les épilhéliiims , on peut le faire pour tous les autres éléments anatomiques sans exception, comme les éléments fibro-plastiquss, les fibres musculaires, les libres jaunes élastiques, les corpuscules du cartilage, etc.

Que l'on prenne maintenant du cancer (squirrbe et encéphaloïde), on pourra trouver dans diverses tumeurs de ce genre, soit du sein, de l'estomac, des os, etc., chez l'homme et divers mammifères, un grand nombre de variétés de formes ; mais ces variétés oscillent aussi autour d'un type, sans le quitter jamais. C'est-à-dire , en d'autres termes , qu'on n'en trouvera pas une qui, par les caractères tirés à la fois de sa forme, de son noyau et de ses granulations, puisse être confondue avec une cellule épilhéliale, et si, par hypothèse, il y en avait une, on en trouverait mille autour d'elles qui établiraient cette distinction, à jamais incontestable, tontes les fois qu'on se mettra dans les conditions nécessaires pour la constater.

211. Un dernier exemple suffira pour faire ressortir la nécessité d'étudier les conditions normales avant d'étudier les altérations pathologiques, fait sur lequel il devrait être inutile d'insister, si l'envahissement trop prolongé des études physiologiques par la pathologie, ne rendait nécessaire de mettre en relief les erreurs auxquelles celte marche conduit chaque jour. Il montrera en même temps quelles ont pu être à diverses reprises les causes de dissidence entre quelques observateurs.

Il serait difficile de ne pas commettre quelque erreur

DU MIGKOSGOPE co.Ml'osî;. - ' 7

si on étudie, comme on le voil son von l faire, les produits pathologiques développés dans la peau ou dans certaines muqueuses 1res complexes; comme dans la peau du nez , celle des lèvres, les muqueuses labiales, utérines, etc. , sans connaître préalablement les différents organes qui enlrenj dans leur composition, tels que glandes sébacées, follicules pileux avec leurs glandes en grappes, glaudes dites sudoripares, glandes des muqueuses.

Que l'on prenne un cancer proprement dit de la lèvre ou du nez, par exemple, si, sans tenir compte des organes précédents, on vient à presser la tumeur ou à la racler, pour en obtenir le suc cancéreux, on obtiendra de petites masses blanchâtres demi-liquides, assez analogues à ce dernier, et pouvant être confondues avec lui, quand on ne les a pas déjà étudiées. Ces petites masses qu'où trouve aussi dans les tumeurs épidermiques des mêmes régions, ont certainement été prises pour du suc cancéreux, quand on se contentait de l'examen extérieur; mais si dans ce cas, comme dans celui d'une véritable tumeur cancéreuse, on le porte sous le microscope, on les verra formées presque entièrement de cellules épilhéliales. Elles seront certainement prises pour de l'épidémie, si on ne connaît déjà la composition de la matière sébacée fournie par les glandes de ce nom qui est formée de cellules analogues à celles de l'épidémie et aussi la substance qui remplit souvent certains follicules pileux. Si, au contraire, on dissèque l'endroit d'où sort celte matière, on suivra jusque dans le tissu sous-cutané un conduit excréteur dilaté, se terminant à une petite masse renflée dans laquelle l'altération des parties voisines ne

permet pas toujours «le reconnaître des culs-de-sac glandulaires. Mais connue, à l'état normal et dans les circonstances où l'altération est moins considérable, ils sont facilement reconnaissantes , on ne peut mettre en doute que ce sont des glandes sébacées déformées et hypertrophiées.

Si l'on prend la substance morbide qui les avoisine , on y trouvera les éléments analomiqiies du cancer, toujours mêlés de cellules épilhéliales détachées des parties environnantes ou des glandes et follicules, et qu'il ne faudrait pas considérer comme contredisant la spécificité des éléments cancéreux, puisqu'elles font partie des organes altérés.

Bien des questions de ce genre ne pourront être résolues qu'autant qu'on ne se contentera plus défendre une tumeur et d'en examiner une parcelle, mais lorsque, tenant compte de la complexité des organes malades et des notions acquises sur leur structure normale, on cherchera par la dissection à en retrouver les parties constituantes, et à voir s'il y a ou non des éléments nouveaux ajoutés à ceux qui leur sont propres.

212. D'après ce qui précède, on ne saurait mettre en doute que, pour étudier les éléments anatomiques des tissus animaux, il faut connaître d'abord ceux des végétaux ; que, pour étudier ceux d'une espèce spécialement, il faut observer en même temps ceux du plus grand nombre d'espèces possible, et surtout que, pour étudier l'altération des tissus , il faut préalablement connaître leur texture normale. Mais il n'est pas à dire pour cela qu'on doive s'astreindre à suivre rigoureusement cet ordre , au point de négliger l'étude de tel ou tel tissu qu'on ne se croit pas en étal d'observer. Il faut

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