‹ Du mode d'action chez les asthmatiques et les emphysémateux de quelques médicationsChapitre 20 sur 22 · QUE · texte numérisé non relu

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Conclusions

LE — L'administration à des asthmatiques et à des emphysémateux de quelques drogues (atropine, éphédrine, adrénaline) incontestablement actives et souvent favorables, manque d’un contrôle expérimental. D'une part, tout en ayant des actions différentes, elles sont parfois essayées au hasard. D’autre part, elles doivent être employées avec circonspection, sous peine de rendre ces malades esclaves de leur médicament. Pour les employer avec des indications précises, suivant l’état du tonus nerveux, suivant l’état endocrinien des sujets, peut-on trouver des critères cliniques basés sur leur mode d’action physiologique?

IT. — Actuellement, les théories classiques sur le mode d’action des substances pharmaco-dynamiques sur le sympathique se ramènent essentiellement à deux. Une théorie physique et une théorie chimique, la première réunissant en sa faveur le plus grand nombre d’arguments. Les substances agiraient sur les synapses ganglio-ganglionnaires ou ganglio-tissulaires, en modifiant leur état électronique.

JII. — La théorie chimique invoque la formation, entre la substance protoplasmique et la substance

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agissante, d’un corps nouveau qui expliquerait les modifications fonctionnelles des cellules sympathiques. La présence de certains noyaux chimiques dans la molécule des substances correspondrait à des actions physiologiques déterminées. Mais cette constitution chimique n’interviendrait, qu’en entraînant avec elle pour le corps envisagé des propriétés phy-

siques particulières.

IV. — Chez les sujets indemnes d’asthme ou d’emphysème, les épreuves pharmaco-dynamiques de différentes substances ont manifesté leurs effets habituels (salivation, sudation, accommodation, myosis, mydriase, etc). Mais en ce qui concerne le pouls, la tension artérielle, le réflexe oculo-cardiaque, les substances employées se sont montrées plus ou moins amphotropes, sans action nette sympathicotrope ou

parasympathicotrope.

V. — Le cas de l’éphédrine est particulièrement intéressant. Sympathicotrope, d’après les modifications du réflexe oculo-cardiaque, elle ne semble pas vasoconstrictive si l’on considère ses effets sur la tension artérielle. Les résultats correspondent à ce qu’on pouvait déduire de sa formule chimique où l’on ne re-

trouve pas le noyau vaso-constricteur.

VI. — La variabilité des réponses physiologiques est extrême d’un sujet à l’autre avec la même drogue. Rien ne permet donc de prévoir physiologiquement quelle sera sa réponse pharmaco-dynamique et surtout clinique, et quand la première est normale, la

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seconde est parfois toute différente. [L’exploration pharmaco-dynamique est donc, comme on pouvait s’y attendre d’ailleurs, le plus souvent illusoire, avec nos moyens actuels d'investigation.

VIT. — Chez les emphysémateux, les résultats semblent montrer que le système organo-végétatif est moins facilement excitable que chez les autres sujets. Les chiffres globaux montrent des différences moins appréciables. Et surtout la pilocarpine dont Paction est si sensible habituellement n’a jamais déterminé de sudation ou de salivation appréciable.

L’éphédrine s’est révélée sédative de la dyspnée. Elle a également amélioré l’état général des malades.

L’atropine a donné des résultats sensiblement équivalents.

L'une et l’autre de ces substances ont des inconvénients. L’éphédrine administrée par ingestion a déterminé chez deux malades un état saburral des voies digestives. L’atropine a manifesté ses inconvénients habituels (sécheresse de la bouche), mais aux doses employées n’a pas donné de troubles de l’accommodation.

Vu : Le PRÉSIDENT DE LA THÈSE, LE Dove, PA ALODIRNIO NAT JEAN LEPINE.

Vu et permis d'imprimer LYON leCOMOCTobentIHa'L Le PRecreur, PRésipENT pu CoxsEis DE L'UxrE HT,

Josepn GIHEUST.

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