DATE
CN
PPS PONS FÉVR RS NAT US RES Matisss
ee
fait la section du sympathique «conducteur de la maladie» entreles ganglions cervicaux supérieur et moyen (mars 1896), il améliore ainsi les symptômes oculaires, cardiaques et
1 Riche; Thèse Paris 1896-97, no 66. ; ? Congrès de chirurgie (1897) et Soc. de biologie, 1899, pag. 87.
RETARD UE hi
— jo
thyroïdiens, l'impressionnabilité, les troubles du caractère, et de l’état général. Jonnesco ne se contente pas de la simple section mais emploie la résection bilatérale du sympathique cervical, d’abord partielle (1896 , puis complète
(Congrèsde chirurgie 1897. Il'applique soit aux goitres basedovifiés, soit aux goîtres exophtalmiques vrais: landis que Jaboulay emploie actuellement la sympathicotomie dans les goîtres purs, réservant aux goîtres secondaires les opéralions sur la glande. D'autres chirurgiens (J.-L. Faure Bérard) publiaient dès 1897 dé bons résultats, immédiats ou éloignés, et la statistique de Rehn (1899) donne sur 32 cas, 28,+°/, de guérisons, 30 d'améliorations, 12,5 d'échecs et 9,3 de morts. — Cependant les nouvelles méthodes d'his- tologie nerveuse allaient faire avec Moral! du cordon svm-
patbique «une sorte de moëlle située en dehors du rachis et éparpillée à travers les lissus» : il s'en rapprocherait par
«Sa disposition mélamérique, ses ganglions, véritables étages
de substance grise, ses faisceaux fibrillaires reliant ceux-ci
les uns aux autres ainsi qu'au mvélaxe et aux viscères» et
surtout par les «fonctions antagonistes des fibres». C'est un
véritable système sensitivo-moteur viscéral qui relie un champ de «distribution périphérique» immense et varié au
système cérébro-spinal auquel Funissent les rami-communi-
cantes et le plexus caverneux : de plus Cunéo”? décrit même
un sympathique céphalique «essentiellement formé par les
trois ganglions ophtalmiques, spheno-palatin et otique et par leurs nerfs efférents et afférents», ces derniers étant considérés comme des rami-communicantes cérébraux. Les
neurones, qui se trouvent toujours pour Kôlliker dans les
ganglions spinaux ou dans la moëlle, ont été vus et placés
1 Morat ; Presse médicale, 22 décembre 1897, pag. 385.— Morat et Diyon189 ? ? Cunéo in Traité d'anatomie humaine de Poirier, 1899, III, pag, 910.
© 7e ! 2? ne 3 /.
par Dogiel dans les ganglions sympathiques : : il y aurait donc des centres sympathiques. Enfin ce qui permettrait encore
de comparer le système sympathique au système cérébro- î
spinal, c'estune apparence de localisation directe (et non plus … rapportée auxrégions médullaires bulbaires ou encéphaliques au niveau desquelles se localisent les réflexes des organes):
il est vrai que l'excitation ne provoque que des mouvements ,
un peu uniformes, des sensations un peu obtuses, et —ce qui
rend surtout difficile la tâche de l'observateur — des phéno= mènes antagonistes dont ilsera obligé de saisir la «résultante»