‹ Du Myxome Diffus du Tissu Cellulaire des MembresChapitre 3 sur 29 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

On trouve assez fréquemment à l’Hôtel-Dieu, une variété de tumeurs qui offrent les caractères suivants. Elles ont pour siège le tissu cellulaire souscutané ou profond des membres ou des parois du tronc. Elles se présentent sous forme de masses molles, gluantes et gélatiformes. On formule en leur présence le diagnostic, #1yx0me, myxo-sarcome. Tantôt elles sont circonscerites, affectant la forme sessile ou pédiculée. Tantôt le même tissu pathologique se présente en masses diffuses, poussant des prolongements le long des gaines vasculaires, des cordons nerveux, disséquant les muscles en faisceaux de divers ordres.

Nous nous proposons, non pas d'étudier toutes ces formes, dans toutes les régions du tissu cellulaire,

Lo

es Ge mais de nous en tenir dans cette description à celles de ces tumeurs qui sont diffuses et qui occupent les membres. Nous nous servirons pour désigner cette affection, du nom de Myxome diffus des membres, sans accorder à cette expression, le sens anatomopathologique précis qui lui est donné par quelques auteurs.

Ces tumeurs étaient connues sous des apellations diverses quand Virchow en a dessiné les principaux traits anatomo-pathologiques avec une grande perfection, dans sa lecon sur les myxomes. Aujourd’hui on fait couramment leur diagnostic au lit du malade; cependant, leur histoire clinique est très incomplète, et nous ne leur connaissons pas de description particulhière. Le tableau que nous allons en donner, contribuera peut être à combler quelques lacunes; :l en laissera persister un grand nombre que nous aurons soin de signaler.

Nous devons à M. Maurice Pollosson, l’idée de ce travail: dans une leçon clinique faite à l'Hôtel-Dieu de Lyon, le 30 Décembre 1884, il a décrit ce type bien caractérisé de tumeurs des membres, le myxome diffus. Il nous à engagé à reprendre avec détails, l'étude de cette question.

Nous avons réuni onze observations, toutes inédites et recueillies dans nos hôpitaux, dans les services de MM. Ollier, Poncet, Pollosson et Augagneur. Quelquesunes ont été prises directement pas nous.

Nous avons fait au laboratoire d’anatomie pathologique de la Faculté, de nombreux examens histologiques. M. Bard a bien voulu examiner nos préparations

Es et nous donner son avis. Nous le prions d’agréer nos remerciements. Nous regrettons de n'avoir pas fait de de ce côté des recherches plus précises et plus prolongées : on ne voit malheureusement bien ce qu'il faut chercher, que lorsqu'on a déjà cherché beaucoup.

Nous préoccupant surtout du côté clinique et des indications thérapeutiques, nous avons pris des renseignements, toujours très difficiles à acquérir, sur l’état actuel des malades qui sont les sujets de nos observations. Ces renseignements nous ont montré combien il fallait se défier des guérisons apparentes, combien il était utile pour apprécier sainement le pronostic d’une maladie et la valeur des interventions, de suivre les malades d’un service à l’autre, et de lPhôpital dans leurs résidences ultérieures.

Nous n’avons malheureusement pas pu rassembler toutes les observations de tumeurs analogues extirpées dans ces dernières années à Lyon; quelques-unes de celles qui nous ont été confiées, où que nous avons recueillies, ne donnent pas tous les détails qu’il serait utile de connaître pour faire une histoire pathologique complète de l’affection. Telles qu’elles sont, elles nous renseignent sur quelques points insuffisamment étudiés. Notre travail est l’analyse de ces observations.

Nous donnerons au début de cette étude un apercu historique très bref: nous y joindrons les observations que nous avons rassemblées.

Nous adopterons ensuite l’ordre consacré dans les ouvrages didactiques, pour les descriptions de ce genre.

M. Poncet, professeur à la Faculté, chirurgien-

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