‹ Du Naphtol Camphré et de son emploi en chirurgieChapitre 15 sur 28 · TRE · texte numérisé non relu

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quelquefois plus. On sait qu’une plaie guérit d'autant plus vite que les pansements sont plus rares. Le naphtol camphré permet, par son action antiseptique énergique, de réaliser ce desideratura. Les badigeonnages ont l'immense avantage de former une couche imperméable qui met la plaie à l’abri du contact de l'air, :

Grâce au pouvoir antiseptique supérieur du naphtol camphré, pouvoir qui s'exerce sur toute la surface d’une plaie même très anfractueuse (nous ne parlons que des plaies anciennes, suppurantes, car le naphtol camphré est surtout indiqué dans ces cas) les mauvaises qualités du pus sont changées, les surfaces suppurantes modifiées, désinfectées ; en peu de temps, les sécrétions deviennent louables, la plaie bourgeonne activement et la cicatrisation s'achève rapidement.

Injections. — Dans les parties difficilement accessibles, cavités naturelles ou accidenteiles, trajets, fistules, etc., on introduira le naphtol camphré au moyen d’une seringue. Le choix de la seringue est indifférent. On prendra, par exemple, une seringue à hydrocèle. Après l'avoir remplie de naphtol camphré, on poussera le liquide dans la cavité, ayant eu soin auparavant de la débarrasser du pus qu’elle pouvait contenir au moyen d'une solution de sublimé au millième. Nous

“ n’insisterons pas sur la quantité de liquide à injecter, mais

comme le prix du naphtol camphré est encore assez élevé, on fera bien d’en régler la quantité à injecter suivant la grandeur de la cavité que l’on veut désinfecter. f! suffit, dans un trajet, une fistule, de quelques gouttes pour amener une cicatrisation rapide.

Nous avons vu souvent, dans les extirpations d'ovaires, lorsqu'il y a eu drainage, les fistules qui subsistent après la suppression du drain, guérir à la suite d’une ou deux injections de naphtol camphré.

ER pe Dans les cavités d’abcès, dans les cavités articulaires, la quantité de naphtol camphré à employer sera plus élevée. Dans l'utérus, les injonctions se feront, après dilatation préalable du col, au moyen d’une sonde que l’on introduit dans la cavité utérine, en la glissant sur le doigt indicateur placé sur le col, près de son orifice.

Injections interstilielles. — Un autre mode d’em ploi du naphtol camphré est l'injection interstitielle, dans une adénite tuberculeuse, par exemple, au moyen de la seringue de Pravas. On aura soin de n'injecter que quelques gouttes de la solution, et, si l’on fait plusieurs injections, d’espacer suffisamment les piqûres, car il y a toujours, dans ces cas, une réaction inflammatoire assez vive. On répètera ces injections tous les huit jours, jusqu'à disparition complète de l'adénite.

Gaze imbibée de naphtot camphré.— Dans les pansements externes et les cavités, on se sert aussi très souvent de gaze hydroscopique ou de gaze au salol imbibée de naphtol camphré.

Tout le monde:sait que la gaze est fabriquée avec de la tarlatane fine non blanchie, lavée pour la rendre plus perméable, puis séchée et imbibée de salol. On la trempe dans le naphtol camphré et on l’applique sur la plaie, si celle-ci est superñcielle. Sielle est profonde, on remplit la cavité de cette gaze au Salol, imbibée de naphtol camphré. À ce propos, disons que le salol qui imbibe la gaze se dissout dans le camphre, et ajoute son action à celle du naphtol camphré. On aura Ja précaution de ne pas laisser exposée à l'air la gaze ainsi imbibée, car l’action de la lumière la détériore.

Antisepsie des instruments. — On sait combien:il est diffi-

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