VI PREFACE
un mémoire (1) au sujet duquel Gibert a fait un court et intéressant Rapport (2).
Toujours surpris de voir saluer inconsidérément du nom A' hypochondnaques ou A' hystériques des hommes intelligents sérieusement malades, n'exagérant rien de leurs douleurs et ne souffrant pas de leurs hypochondres, ou des femmes délicates que tourmente le système nerveux en général, sans nulle participation à'érotisme ou de désordre utérin^ il m'a semblé qu'une révision des groupes de la classe des névroses pouvant obvier à ces inconvénients devait être une chose utile à la science et à la pratique médicales. Guidé par l'étude minutieuse, persévérante et attentive des malades, j'ai été ainsi conduit à constituer, aux dépens de plusieurs affections nerveuses, et notamment de V Hystérie Qi de VHypochondrie^ une névrose générale comme elles, comme elles aussi caractérisée par la fédération d'un certain nombre de troubles nerveux du mouvement, des sens, de l'intelligence et des principales fonctions.
A mes observations particulières, j'ai réuni celles (jne m'ont fournies d'obligeants confrères ou leurs ouvrages, Huette, Boullay, Cerise, Gillebert d'Hercourt, Beau, Fleury, Sandras, etc., celles que j'ai empruntées à Tissot, Esquirol, Pinel, Lherminier, Chomel, Barras, Bouillaud, Landry, Yvaren, Briquet, etc., et qui, pour être envisagées autrement qu'il ne convient ou attribuées à d'autres causes que la véritable, ne sauraient changer de nature.
(1) Bouchut^ De Vètat nerveux dans sa forme aiguë et chronique {Bull, de rAcad, de méd., 1857-58, tome XXHI, p. 980).
(2) Gibert, Rapport sur le Mémoire de M. Bouchut, De Vétat nerveux dans sa forme aiguë et chronique {Bull, de tAcad, de médecine. Paris, 1858-59, t. XXIV, p. 467).