‹ Du paludisme et de son hématozoaireChapitre 3 sur 42 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

En 1889, l’Académie des sciences a donné une consécration extrêmement précieuse à mes travaux en me décernant le prix Bréant.

On me pardonnera, Je l'espère, de reproduire 1e1 une partie du rapport de M. le professeur Bouchard. Ce rapport constitue un document trop important dans l’histoire de l’hématozoaire du paludisme pour que je puisse l’omettre.

« La commission, par un vote unanime, décerne le prix Bréant (rente de la fondation) à M. A. Laveran, professeur à l’École du Val-de-Grâce, pour sa découverte des hématozoaires du paludisme. Cette découverte, qui date aujourd'hui de dix ans, a été contrôlée par les observateurs les plus divers, dans presque tous les pays où règne la fièvre intermittente. Le parasite, agent pathogène de cette endémie, la plus ancienne, la plus étendue et la plus grave de toutes celles qui ont effrayé l'humanité, diffère radicalement des parasites actuellement connus des autres maladies infectieuses. C'est, chez l’homme au moins, le premier exemple d'une maladie causée par un sporozoaire. Personne ne soutient plus aujourd’hui les idées émises antérieurement qui attribuaient la maladie paludéenne à diverses formes d'algues ou de batteries

« La découverte de M. Laveran constitue à elle

(1) Commissaires : MM. Marey, Richet, Charcot, Brown-Séquard, Verneui] ; Bouchard, rapporteur.

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