XXXII INTRODUCTION DU TRADUCTEUR
siècles. ^ » — Ces paroles concordent avec celles d'un illustre théologien de la même Compagnie, le R. P. Perrone , lorsqu'il dit : C'est par une providence spéciale de Dieu que Saint Alphonse a été donné à l'Eglise dans ces derniers temps, et j'appliquerai volontiers à ses ouvrages ces paroles que Saint Jérôme a prononcées pour recommander les écrits de Saint Hilaire de Poitiers (c'est un Docteur de l'Eglise qui recommande un Docteur de l'Eglise) : « On peut user en toute sûreté des livres de Saint Alphonse « : Divina speciali providentva postremis hisce temporibus Ecclesiœ datus est (Sanctus Alphonsus)..., de cujus operihus libenter usurpabo verba quœ in commendationem scriptorum Sancti Hilarii Pictaviensis protidit Sanctus Hieronymus^: « Sancti Alphonsi libros inoffenso decurrat pede. » ■' — Un autre enfant de Saint Ignace, dans une dissertation dédiée aux enfants de Saint Alphonse, s'exprime dans le même sens : On ne peut en disconvenir, nous dit-il, c'est par un bienfait signalé du Dieu de toute bonté que, dans cette déplorable confusion d'opinions opposées qui, depuis deux siècles, ont rempli de disputes les écoles de théologie morale, il nous est donné de posséder aujourd'hui les écrits de Saint Alphonse de Liguori, qui se recommandent d'une manière toute spéciale, non-seulement par les rares qualités de l'auteur, mais, ce qui est beaucoup plus important, par le jugement qu'en a porté le Siège Apostolique : Nemo sane diffltebitur insigni benignissimi Dei beneficio adscribendum esse, quod in tniserrima illa opinionum invicem pugnantium colluvie, quœ a duobus rétro sœculis scholas theologiœ moralis fœdis agitare cœpit dissidiis, . . . datum sit aliquando ad manus habere Beatissimi Alphonsi de Ligorio scripta, quœ non modo ab eximiis Auctoris dotibus, sed, quod longe majoris
(1) Ibid. t. 16, page 1. (2) Epist. 107, ad Lœtam, n. 12. Edit. Vallurs. (3) Prœlect. theol. de Virtute Religionis , p. 1. sect. 2. a. S. c. .?. §.?. n.249.