‹ Du pape et du concileChapitre 63 sur 135 · AU SUJET DE LA 29** PROPOSITION CONDAMNÉE PAR ALEXANDRE VIII · texte numérisé non relu

AU SUJET DE LA 29** PROPOSITION CONDAMNÉE PAR ALEXANDRE VIII

PREFACE DU TRADUCTEUR

Cette Bisscrtation, qui a été écrite en latin, fut ajoutée par Saint Alphonse lui-même à la fin de la première édition de sa Théologie Morale, qui parut en 1748; plus tard, elle fut insérée dans le corps même de l'ouvrage. '

Le Saint s'y prononce d'une manière formelle sur deux questions capitales qui partagent son travail, et qui sont mentionnées dans la 29* des trente et une propositions condamnées par Alexandre VIII sous la date du 7 décembre 1690 : ces deux questions sont l'infaillibilité du Pontife Suprême et sa supériorité sur le Concile œcuménique.

Après quelques considérations préliminaires qui précisent l'état de la question, le Saint Auteur démontre solidement chacune de ses deux thèses, en s'appuyant sur des témoignages irrécusables empruntés aux Saintes Lettres, aux Conciles généraux, aux Saints Pères, à la raison, aux Souverains Pontifes, aux grands maîtres de la Théologie, et à l'Ecole Gallicane elle-même; après quoi, il réfute les principales diflBcultés qu'on oppose à son sentiment.

Enfin, après avoir établi sa double proposition, il conclut avec les docteurs les plus autorisés , que la première «• est pour le moins

(1) Theol. moral, l. 1. tr. 2. c. I. n» HO-tÔo.

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proxima fidei, tandis que l'opinion contraire est tout à fait erronée et touchant de l'hérésie ; i " et à la suite de la seconde , il résume son travail dans ces mots : " Il résulte de tout ce qui précède, qu'en rapprochant le sens des Ecritures, les sentences des Souverains Pon tifes, des Saints Pères, et des Conciles eux-mêmes, on arrive à reconnaître que notre opinion n'est pas tant la nôtre que celle de toute l'Eglise, comme elle en est la règle et l'esprit. »

C'est dans cette Dissertation que Saint Alphonse s'énonce le plus explicitement, dans différents endroits, sur la fameuse Déclaration de 1682. A ce propos, nous avons présenté quelques notions sur l'état actuel de la question.

Nous avons tout lieu de croire que le public accueillera avec satisfaction cette Dissertation aussi intéressante en elle-même qu'actuelle pour notre temps, d'autant plus qu'elle n'a jamais été publiée dans notre langue et qu'elle se recommande à l'attention du lecteur sérieux par la solidité des arguments sur lesquels elle se base, par la richesse des témoignages qu'elle produit, par sa marche naturelle et méthodique, et enfin par l'autorité personnelle de l'auteur.

(1) Voir § 1. n. V.

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