ET SON INFAILLIBILITÉ
Ce premier Traité, publiéen 1767, époque à laquelle Saint Alphonse était évêque de Sainte-Agathe, comprend les quatre derniers chapitres de son ouvrage intitulé : Vérité de la Foi, et reproduit dans la collection de ses Œuvres dogmatiques, ! que nous avons publiées dans notre langue.
Le titre que nous avons adopté, nous semble répondre parfaitement aux parties principales du Traité, et en résumer exactement l'ensemble.
Quant à la valeur intrinsèque de cet écrit, nous la soumettons à l'appréciation du lecteur judicieux : il est impossible, à notre avis, qu'après avoir pesé sérieusement et sans préjugé les solides arguments de notre Saint, arguments toujours basés sur l'irrécusable auto» rité de l'Ecriture, des Saints Péres, et de la raison, on ne cède pas à la force irrésistible de la vérité et à l'évidence des propositions émises par le Saint Evéque. Parlant en particulier des chapitres III et IV de ce Traité, dans lesquels Saint Alphonse établit la supériorité du Pontife Romain sur les Conciles généraux et son infaillibilité dans la définition des questions relatives à la foi et aux mœurs, le cardinal Villecourt s'exprime ainsi : « Nous ne saurions trop conseiller la lecture ou
(1) Tomes I et II. \
plutôt l'étude sérieuse de ces deux chapitres, dans lesquels notre Saint Auteur développe avec une science et une érudition admirable, cette double vérité. ! » — Ajoutons ici un témoignage plus précieux encore, celui du pape Clément XIII, à qui le pieux Auteur avait dédié son ouvrage de la Vérité de la Foi, et qui lui répondit par son Bref du 4 août 1767, dans les termes suivants : « Nous avons reçu votre ouvrage contre les erreurs modernes, et il nous a été trésagréable, non-seulement parce que c'est la production d'un homme dont les talents, la science et le zèle nous sont déjà connus par beaucoup d'autres écrits, mais parce que nous avons la ferme confiance que cet ouvrage sera trés-avantageux et trés-salutaire. »
Aprés avoir étudié attentivement ces pages qui révélent une âme convaincue et tout éprise de l'amour de l'Eglise et de son Chef suprême, on est porté à se dire, d'aprés une parole énergique du comte de Maistre, « qu'on y sent je ne sais quelle présence réelle du Souverain Pontife,? » et l'on conclut avec le Saint, « que la foi du chrétien ne sera jamais véritable, si elle n'est unie à celle de Pierre et des Pontifes, ses successeurs ; au contraire, celui-là est sûr et ne peut errer, qui se trouve uni au Chef visible que Jésus-Christ a laissé a son Eglise, comme le Fondement, la Régle, le Docteur et le Défenseur de la Foi. 3 »
(1) Vie et Institut de S, Atph. de Lig. liv. 7. part. 2. ch. 3. (2) Du Pape,t. 1. ch. 8.
(3) Ch. 4. art ?.