‹ Du Pape (volume 2)Chapitre 248 sur 295 · RESUME ET CONCLUSION UE CE LIVRE · texte numérisé non relu

RESUME ET CONCLUSION UE CE LIVRE

narchie séculière, ne l’empêchent pas d’être le meilleur des gouvernements.

En terminant cette discussion, je déclare protester également contre toute espèce d’exagération. Que la puissance pontificale soit retenue dans ses justes bornes; mais que ces bornes ne soient pas arrachées et déplacées au gré de la passion et de l’ignorance ; qu’on ne vienne pas surtout alarmer l’opinion par de vaines terreurs : loin qu’il faille craindre dans ce moment les excès de la puissance spirituelle, c’est tout le contraire qu’il faut craindre, c’est-à-dire que les Papes manquent de la force nécessaire pour soulever le fardeau immense qui leur est imposé, et qu’à force de plier, ils ne perdent enfin la puissance comme l’habitude de résister. Qu’on leur accorde, de bonne foi, ce qui leur est dû; de son côté, le Souverain Pontife sait ce qu’il doit à l’autorité temporelle, qui n’aura jamais de défenseur plus intrépide et plus puissant que lui. Mais il faut aussi qu’il sache défendre ses droits ; et si quelque prince, par un| trait de sagesse égale à celle de ce fils de famille qui menaçait son père de se faire pendre pour le déshonorer, osait menacer le sien d’un schisme, pour extorquer de lui quelque faiblesse, le successeur de saint Pierre pourrait fort bien lui répondre ce qui est écrit déjà depuis longtemps :

« Voulez-vous m’abandonner? Eh bien, partez ! Sui- « vez la passion qui vous entraîne; n’attendez pas que, « pour vous retenir auprès de moi, je descende jus- « qu’aux supplications. Partez ! pour me rendre l’hon- « neur qui m’est dû, d’autres hommes me resteront, o Mais surtout, Dieu me restera ' . »

Le prince y penserait !

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