LIVRE IV, CHAPITRE VII
cette règle fatale ; mais elles ne sont qu’en faveur de la simplicité, du bon sens, de la pureté, de la prière surtout. Dieu ne fait rien pour l’orgueil, ni môme pour la science, qui est aussi l’orgueil quand elle marche seule. Mais si la folie de l’orgueil vient se joindre encore à celle de la religion; si l’erreur théologique se greffe sur un orgueil furieux, antique, national, immense et toujours humilié; les deux anathèmes signalés par le médecin anglais venant alors à se réunir, toute puissance humaine est nulle pour ramener le malade. Que dis-je? un tel changement serait le plus grand des miracles , car celui qu’on appelle conversion les surpasse tous, quand il s’agit des paUons. Dieu l’opéra solennellement il y a dix-huit siècles, et quelquefois encore il l’a opéré depuis en faveur des nations qui n’avaient jamais connu la vérité ; mais en faveur de celles qui l’avaient abjurée, il n’a rien fait encore. Qui sait ce qu’il a décrété? % Créer ce n’est que le jeu; convertir c'est Yeffort de « sa puissance ‘ » car le mal lui résiste plus que le néant.