‹ Du Pape (volume 2)Chapitre 36 sur 295 · SERONT DES BREBIS · texte numérisé non relu

SERONT DES BREBIS

Et dans son fameux sermon sur l’Unité, il prononce sans balancer : « L’Église romaine ne connaît point « d’hérésie; l’Église romaine est toujours vierge....;,

« Pierre demeure dans ses successeurs le fondement . « des fidèles '. »

Et son ami, le grand défenseur des maximes gallicanes, ne prononce pas moins affirmativement : l’église romaine n’a jamais erré... Nous espérons que- Dieu ne Remettra jamais à l’erreur de prévaloir dans le Saint-Siège de Home, comme il est arrivé dans les autres sièges apostoliques d' Alexandrie, dé Antioche et de Jérusalem, parce que Dieu a dit : J’ai prié pour vous, etc. *.

Il convient ailleurs que le Pape n’est pas moins notre supérieur pour le spirituel que le roi pour le temporel, et les évêques mêmes qui venaient de souscrire les quatre articles de 1682 accordaient cependant au Pape, dans une lettre circulaire adressée à tous leurs collègues, la souveraine puissance ecclésiastique *.

Les temps épouvantables qui viennent de finiront encore présenté en France un hommage bien remarquable aux bons principes.

On sait qu’en l’année 1810 Bonaparte chargea un conseil ecclésiastique de répondre à certaines questions de discipline fondamentale, très-délicates dans les circonstances où l’on se trouvait alors. La réponse des députés sur celle que j’examine maintenant fut très-remarquable.

Un concile gémirai, disent les députés, ne [teut se tenir sans le chef de l’Eglise, autrement il ne représenterait pas

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