‹ Du Point De Côte Dans La PleurésieChapitre 10 sur 40 · ERA · texte numérisé non relu

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Tandis que du côt£ opposé, c’est-à-dire du côté malade, il ne suffit pas d’une pression légère pour réveiller la douleur, il faut une pression plus profonde, par laquelle le doigt de l'explorateur va jusque sur le nerf intercostal.

Cette douleur, avons-nous dit, peut siéger dans différentes régions.

Walshe nous dit qu'elle peut être limitée à l’abdomen, sans qu'il y ait trace de péritonite et qu’elle est plus vive dans l'inspiration que dans l’expiration.

Cette douleur peut occuper également une des régions hypochondriaques, s'irradier vers l’épigastre, et quelquefois jusque dans le flanc correspondant; en un mot, douleur en ceinture qui suit les insertions du diaphragme.

Si nous lisons l'observation n° XV, nous pourrons remarquer que la douleur située à cinq travers de doigt en dessous du mamelon, s’étend en ceinture et comprime la poitrine, comme un anneau en fer la comprimerait ; cette douleur ressemble tout à fait à celle que nous voyons dans l'ataxie locomotrice.

Le malade qui à parfaitement conscience de la marche de la douleur, vous dira qu'il la sent se déplacer, se transporter d’un point à un autre, et se montrer en arrière, alors qu'elle disparaît devant.

Douleur, du reste, extrêmement mobile, se portant tantôt à l’angle de l’omoplate, tantôt dans la goutière costo-vertébrale, tantôt jusque dans le moignon de l'épaule.

Par leurs récits, tous ces nombreux malades, en vous indiquant les différents trajets que suivent leurs douleurs, vous font assister à la série de toutes ces douleurs par

ASP propagation, par suite de toutes les anastomoses qui existent entre les filets nerveux.

Une observation prise par M. Vergely, vous mettra encore mieux sous les yeux les trajets plus ou moins irréguliers que peut suivre la douleur pleurétique, et les diverses places qu’elle peut occuper.

Un malade entra dans son service pour une pleurésie droite.

Il avait depuis un mois une douleur dans la hanche, se faisant également sentir à la pression dans la région sacrée et au niveau de la face postérieure de l’articulation coxo-fémerale, puis s’étant étendue jusqu’à la cuisse.

À son entrée, il présentait une douleur à l'abdomen, à l'épaule gauche, et jusqu’à la nuque.

OBSERvVATION XIV.

Le malade présente également de nombreux points douloureux, qui sont :

1° Septième espace intercostal ;

2° À gauche, douleur au niveau du rebord des fausses côtes, suivant le trajet du nerf phrénique ;

3° A droite, douleur en ceinture, puis au niveau du foie et scapulalgie.

Dans la pleurésie aiguë, soit avec épanchement, soit sans épanchement, l’inflammation peut se propager à la portion de la plèvre qui revêt la face supérieure du

Les diaphragme, nous pouvons y constater d'autres sièges de la douleur. |

Nous nous réservons de traiter cette question au chapitre de la pleurésie diaphragmatique.

L'ivrégularité du siège de la douleur avait été constatée par Laennec ; en effet, nous lisons cette phrase : écrite par lui, que « le point de côté peut se fixer dans quelque partie que ce soit des parois thoraciques. Il n’est même pas très rare de le voir passer à l’autre côté de la poitrine, sans qu'il y ait pour cela transport de l’inflammation, et même quelquefois, dès l’origine de la maladie, le point pleurétique est à droite et la pleurésie à gauche ».

Aïnsi, en résumé, dans la pleurésie aiguë, nous voyons ce point de côté simuler ou une névralgie intercostale, où une névralgie brachio-thoracique, se manifester le plus souvent au niveau du mamelon, mais bien souvent aussi apparaître dans le creux de l’aisselle, sous l’une ou l'autre clavicule, le long du sternum, au niveau des fosses sus et sous-épineuses de l’omoplate, et derrière le sternum dans la pleurésie médiastine, et dans ce dernier cas, simuler, à s y méprendre, l’angine de poitrine.

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