‹ Du prince de Benevent au due de MornyChapitre 111 sur 130 · SAND (GEORGE · texte numérisé non relu

SAND (GEORGE

Cette illustre romancière, que M"" de Dino et le prince de Talleyrand reçurent assez cavalièrement, certain jour, à la porte de leur château de Valençay, possédait une forced'illusion extraordinaire. Trois sources d'inspiration étaient inépuisables en elle : l'instinct puissant de la nature, la passion de l'humanité et la passion toute seule, c'est-à-dire l'amour. 11 y eut de son cas, dans ce dernier sentiment, dont elle faisait la grande et presque l'unique affaire de la vie. Nostra res agitur... Allred de Musset, en 1834, écrivait à celle qui fut sa joie, son tourment et sa frénésie :

« La postérité répétera nos noms, comme ceux de ces amants immortels, qui n'en ont plus qu'un à eux deux : comme Roméo et Juliette, comme Héloïse et Abélard. On ne parlera jamais de l'un sans l'autre. »

Litz et Chopin, pour s'en tenir à ceux-là, auraient eu quelcjue droit à s'inscrire pareillement sur cet ex-voto d'immortalité partagée. George Sand eu des amis nombreux, elle eut toujours des amis, d'une portée d'intelligence ou d'art plus ou moins saisissante, mais dont les influences successives se

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reconnaissent à travers les variations de son génie. Aussi,M""'dcGirardin avait-elle lancé le mot : a C'est surtout à propos de M"'" Sand qu'on peut dire : Le style, c'est l'homme! »

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