NAPOLÉON II
La naissance du roi de Rome eut un retentissement extraordinaire dans le monde. Ce jour-là même, pendant que s'organisaient des fêtes superbes, au centre de l'Empire, Napoléon avait expédié en courrier extraordinaire
(1) Des mots de Napoléon :
« Je suis né vindicatif. »
<( Je ne m'amuse pos à pleurer les morts. »
A Fouché, le 7 septembre 1807 :
« Qua)id un homme m'est suspect, je le fais arrêter. »
Dans la bousculade effroyable d'Ejlau.
« Ramassez tout ce qu'il y a de la cavalerie de la garde; faites-les tuer jusqu'au dernier plutôt que de céder : je ne les ai pas dorés pour les faire vivre. »
A Metternich, en 1813:
« Que me fait à moi la vie de deux cent mille hommes! »
En 1807, quand la France et l'Europe sont harassées de l'éternelle bataille :
« Je n'ai que trente-sept ans. . . Je suis décidé à faire encore, pendant dix ans, la guerre. »
le général Teltenborn pour en porter la nouvelle au souverain de TAutriche, et, en quatre jours et demi, cet intrépide cavalier avait couvert la distance de trois cent vingt lieues... Mais que d'espoirs trompés! Victime, di's le berceau, d'une destinée fatale et inouïe, « l'aiglon » ne devait être qu'une promesse éclatante et éphémère. « Je vois bien que je ne suis plus roi, répétait l'enfant bouclé, perdant sonvoyagede Rambouillet à Vienne, je n'ai plus de pages! » Quand il fut au Congrès, Talleyrand rendait visite à Marie-Louise, en ce palais autrichien de Schœnbrùnnoû languissaitlefils de Napoléon. 11 vit l'archiduc Charles, tenant sur ses genoux un gracieux enfant. « Le reconnaissez-vous? lui demanda le célèbre stralégiste. — Oui, mon prince, répliqua le diplomate, ^e le connais, mais je ne le reconnais pas. »