‹ Du principe de population: egergie de ce principeChapitre 19 sur 68 · MOYENS ET REMÈDES POUR LK COMTRB-BALAKGER · texte numérisé non relu

MOYENS ET REMÈDES POUR LK COMTRB-BALAKGER

ayant pour effet de proportionner les naissances aux ressources de la famille, — qui a été dans le passé et est actuellement, dans une certaine limite, un obstacle à l'accroissement indéfini de la population, — et qui peut et doit se développer dans toutes les classes de la société.

Nous traitons d'abord de ce sujet délicat en répondant aux critiques dont cette doctrine économicomorale a été l'objet. Nous en indiquons les effets au point de vue moral, économique et social ; et nous montrons ensuite que le Travail, TÉconomie et les Institutions de prévoyance, telles que Caisses d'épargne. Sociétés de secours mutuels, Caisses de retraite, Assurances, etc., ne peuvent contre -balancer,— .sans la contrainte morale, — les maux pouvant résulter de l'énergie du principe de population.

Dans le même but, nous examinons successivement l'influence de l'Instruction et de l'Éducation, desquelles il est étonnant et désastreux qu'on ait écarté jusqu'à ce jour l'étude des lois de la population et des notions fondamentales sur la société.

Trois autres obstacles ont été invoqués comme remèdes praticables et suffisants, ce sont : la force productive résultant de la Densité progressive de la population ; le développement de l'Aisance, l'Émigration et le progrès des Cultures.

Le premier de ces moyens est évidemment illusoire ; et il nous suffit de renvoyer le lecteur à ce que

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nous avons dit* pour prouver que ce prétendu obstacle, remède à l'excès de population, est un cercle vicieux.

Il en est à peu près de même de l'Aisance considérée en elle-même, à l'exclusion de la Prévoyance. Nous avons parlé de ce sujet (p. 42), nous y revenons dans un des chapitres suivants ( ch . vn), où nous ètiumérons les ressources que la population doit incessamment trouver : — dans l'accroissement de la production, par lesprogrès delà science, l'augmentation du capital, le développement du crédit, l'extension des débouchés; — par la diminution incessante des préjugés, des abus, des monopoles, des entraves de toute espèce; — par le; règne de l'ordre et de la paix, qui permettent d'employer à des travaux utiles les énormes sommes quotidiennement dépensées d'une manière improductive. Mais nous montrons en même temps que ce progrès n'est pas de nature à pouvoir ôter aux hommes toute préoccupation sur la nécessité de limiter préventivement la population, afin d'éviter la baisse des salaires, l'action de la misère et là ré^ pression brut&le de la nature.

Nous parlons naturellement dans ce même chapitre de l'influence du progrès des cultures. Le chapitre suivant (viii) est consacré à l'Émigration considérée comme remède à l'excès de population .

* V. chai), iiii p. 62.

NOTE!iS ET REMÈDES POOR LE CONTRE-BALA?(CRR. 75

Tels sont les remèdes ou moyens, plus ou moins eflScaces, raticninels et d'ordre économique.

Voici maintenant ceux qui, inspirés par des théories socialistes, charitistes, réglementaires ou physiologiques, se trouvent en opposition avec les principes fondamentaux de la science économique, c'est-à-dire avec la nature des choses.

Un très-grand nombre de publicistes ont soutenu et soutiennent que, si les populations, ont à souffrir de leur densité, cela tient, soit à la mauvaise organisation de leurs (jouvernements, soit à la mauvaise organisation de la Société, soit particulièrement à la Répartition vicieuse des revenus sociaux, et ils concluent à lefTicacité suffisante de telle ou telle forme de gouvernement, de telle ou telle réorganisation sociale, de tel ou tel système socialiste.

D'autres, après avoir aussi proclamé la responsabilité de rÉtat et réclamé une large intervention de sa part, ont indiqué comme solution l'extension des institutions charitables , — et la proclamation ainsi que l'application du droit des pauvres à être secourus ou à obtenir du travail et à percevoir un minimum de salaire, sous diverses formes*

D'autres ont proposé de mettre des obstacles légaux soit au mariage, soît à l'immigration.

Un médecin, M. Loudon, a proposé la pratique de l'allaitement triennal ;

Des socialistes et d'autres (Fourier, etc., Wein-

hold, Marcus) ont proposé des moyens excentriques à côté desquels il faut rappeler ceux des philosophes grecs, et Tinfanticide pratiqué chez les anciens et aussi chez divers peuples modernes.

La discussion de la plupart de ces questions fournirait matière à des volumes ; mais il n'est pas nécessaire pour notre sujet que nous entrions dans de longs développements.

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