‹ Du progrès des agglomérations urbaines et de l'émigration rurale en Europe et particulièrement en FranceChapitre 4 sur 42 · LOCALITÉS · texte numérisé non relu

LOCALITÉS

de moins de

de plus de

Londres.

Autres Tilloï

20,000 iïnies.

20,000 âmes.

Un des résultats du recensement de 1861 appelle l'attention. Il confirme ce fait , déjà observé en France , que l'accroissement des agglomérations, est en raison de l'importance des villes. Ainsi , de 1851 à 1861, les vingt villes de premier ordre, ou ayant plus de 90,000 habitants, se sont accrues de 25 p. °/o ; les villes de second ordre , (de 20,000 à 50,000 habitants), de 14 p. "L; les villes de troisième ordre , (de 5 à 20,000 habitants), de 4 p. 7»; enfin, les localités de moins de 5,000 habitants, sont restées à peu près stationnaires.

La difTérence entre Taccroissement de la population résultant de l'excédant des naissances sur les décès , dans les comtés les plus agricoles de l'Angleterre , et celui que signale le recensement , est la preuve d'une émigration considérable de ces comtés vers les villes. Ainsi, les trois comtés de l'est, Essex, SuïTolk et Norfolk, qui, de 1851 à 1861, avaient eu, d'après les relevés de l'état-civil , un excédant de 129,726 naissances , n'ont eu , d'après le recensement de 1861, qulni accroissement de 28,220 habi-

tants. Dans les cinq comtés du sud-ouest, l'écart est encore plus remarquable : malgré un excédant de 200,673 naissances , ces comtés n'avaient gagné, au commencement de 1861, que 32,290 âmes. Dans quelques autres, le recensement a constaté une diminution , lorsque l'état-civil indiquait une augmentation plus ou moins sensible. Il n'est pas douteux que la plus grande partie des émigrants qui ont quitté ces comtés, s'est dirigée sur les villes. Ainsi, Londres a reçu, dans le même intervalle ^ 186,809 habitants par le fait de l'excédant de l'immigration sur l'émigration, et le comté de Lancashire, ce centre de l'industrie cotonnière, 143,102.

Le fait de la diminution de la population agricole en Angleterre, peut encore se démontrer autrement. Si l'on divise ce pays en trois grandes zones, comprenant : la première, les vingt comtés où plus de 20 p. 7» de la population adulte est employée à lagriculture ; la seconde, les 16 comtés où plus de 10, et moinsde 20 p. •/., exercent la même profession ; la troisième. 5 comtés où cette proportion descend à moins de 10 p. 7o; on trouve, pour ces zones, les proportions d'accroissement 'îi-après : de 1831 à 1861:

Accroissement

En 1851 , le nombre des individus de 20 ans occupés aux travaux de l'agriculture s'élevait à 1,576,080; en 1861, il n'était plus que de 1,531,276. C'est une diminution de 44,790 personnes, ou de près de 3 p. 7» en dix années.

Le rapport des adultes employés à l'agriculture à la population totale, de 16,1 p. 70 en 1851, tombe à 13,0, en

absolu

1861. En (l'auLres termes, 22 adultes pu ur 1,000 cessent, de 1851 à 1861, d'appartenir à ragricalture.

En Irlande, sur 1,000 habitants, on en comptait 139, en 1841 , et 185 en 186 1 dans les villes.

En Ecosse, la population des villes s'est accrue de 11 p. 7o de 1851 en 1861, et celle des campagnes d'un peu moins, de 1 p. 7«..

S*^ Allemagne.

Le tableau ci-après résume, en nombres absolus et proportionnels, l'accroissement des populations urbaines et rurales, de 1816 à 1861, en Prusse, (moins l'armée).

Accrois. ,,.,, paranp.lOO „ (ianiup.luO

Le Royaume. ,,„ \illes. . "ampagues.

p;ranp.lOO Accroiss. Accroiss.

Le rapport, pour 100 habitants, de la population des villes à celle des campagnes a été, ainsi qu'il suit, da- s le même royaume, de 183 1 à 1861 :

Villes.

Campagiv s,

Vil te».

Campasnfi

C'est à partir de 1840, que l'écart entre le taux d'accroissement des deux populations devient sensible et continu,

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