‹ Du pronostic et du traitement curatif de l'épilepsieChapitre 25 sur 80 · INDIVIDUELLES · texte numérisé non relu

INDIVIDUELLES

Absence de reiiseignenienis sur le 2« de gré.

Oncle paternel (mode de

Chagrins domestiques.

hi

Bretagne) aliéné.

More hypociiondriaqiie , exlréinement nerveus.

Aïenl paternel aliéné.

Absence de renseignements sur le 2« de gré.

Scrofules prolongées.

Absence de renseiqne-

Chagrins domestiques.

i" rechute -. retour inat-

menis sur la famille.

tendu d'une sœur ; 2' rechute : mauvais traitements; 3* rechute : condamnation pour vol.

Cousin paternel (issu de germain) épileptique.

Cousine maternelle (issue de germain ) épileptique.

Cousine paternelle ( is-

Poursuivie par un hom-

sue lie germain) épilep-

me qui voulait attenter

tique.

à sa pudeur.

Une tille hypochondria -

que.

Abus du vin blanc, insolation , fatigue.

Absence de renseignements sur le 2<= de gré.

Ue rechute; coqueluche.

Oncle paternel aliéné.

Punitions sévères.

Absence de rensp.ignc-

Convulsions dans l'en-

Frayeur, un mois avan!

mmis sur la (amille.

f.uice.

le début?

Absence de renseignements sur Le 2° de gré.

Scrofules prolongées.

Absence de renseigne-

Graves préoccupations

Intoxication saturnine ou

ments sur la famille.

domestiques.

affection organiipie du cerveau?

fiO

Renseignements près que nuls.

Deux fois aliénée.

Chagrins.

Spectacle de scènes de brutalité?

Oncle palernel aliéné.

Al)us du vin lilanc.

Aïeul paternel aliéné.

.\Iénin;;ite avec paralysie

Menstruation doulou-

or; m

dans l'enfance.

reuse.

Frayeur.

Cousin germain paternel

Abus des li(|uenrs, graves

ali('né.

iiKpiiétudcs.

Renseignements près -

que nuls.

CAUSES DE l'ÉPILEPSIE. 361

D'où l'on peut conclure déjà, en ne s'appuyant que sur les causes, que l'épilepsie doit être une affection tendant à la chronicité , d'une guérison difficile ou tout au moins longue, récidivant avec facilité quand elle aura été guérie.

L'examen analytique des causes de notre série étant épuisé, nous devons maintenant examiner si, étiologiquement, cette série peut être considérée comme complète, ou si elle offre des lacunes telles, qu'il soit nécessaire d'y avoir égard avant de généraliser nos conclusions ultérieures. Cet examen, après tous les détails où nous sommes entré, sera fort court. En effet, quelque peu nombreuse que puisse paraître notre suite de faits, elle nous a offert presque toutes les causes incontestables d'épilepsie indiquées par les auteurs qui ont porté un esprit critique dans leurs recherches d'étiologiej et, à ce point de vue, loin de devoir être considérée comme exceptionnelle, elle offre les caractères d'une série normale.

Quant à la proposition des cas graves, moyens ou légers, appréciée au moyen des causes, il est assez difficile d'établir une comparaison avec des séries antérieures. Aucun travail publié ne fournit des éléments complets propres à un rapprochement de ce genre.

L'ensemble de nos cas présente toutefois, comparé aux faits recueillis dans les hôpitaux, cet avantage que nous avons rencontré une forte proportion d'épileptiques appartenant à des familles aisées; ce qui, pour toutes les maladies, est une condition de succès plus favorable que la situation opposée. C'est là, si nous ne nous trompons, le seul avantage que nous ayons eu sur la plupart des auteurs qui ont écrit récemment sur l'épilepsie.

Sous d'autres rapports essentiels, nous pourrions, au

362 ÉVALUATJOIN DES FAITS.

contraire, nous croire autorisés à considérer nos faits comme plus graves que ceux sur lesquels ont porté les travaux de nos devanciers. Nous fonderions ce droit sur le grand nombre de cas où un principe héréditaire nous a été si' gnalé, et sur la rareté de ceux qui ont présenté des causes déterminantes. Qui ne sait, en effet, que les maladies dont on apporte le germe en naissant sont bien plus graves que celles qui sont survenues sous une influence accidentelle ?

Or, tandis que nous avons cru trouver l'empreinte d'un cachet héréditaire chez o2 des 55 malades sur la famille desquels nous avons eu des renseignements quelconques, soit dans 58 cas sur iOO,MM. Bouchet et Cazauvieilh (1) n'ont trouvé, sur 110 observations, que 31 malades comptant dans leurs familles des parents aliénés, épileptiques, imbéciles ou hystériques j ce qui ne donne que le rapport de 28 pour 100. M. Beau (2) n'a pu admettre l'influence de l'hérédité que 28 fois sur 273 cas, environ 10 pour 100. Leuret (3) a trouvé 7 pour 100, mais il n'a tenu compte que de l'épilepsie chez les parents. Nous avons vu, au contraire, que les mêmes observateurs donnent pour les causes purement accidentelles, comme la frayeur, des chiffres supérieurs aux nôtres. Tout semble s'accorder à établir que notre série se compose exceptionnellement d'une plus forte proportion de cas graves.

Mais hàlons-nous de le reconnaître, nous récusons cet avantage. Nous avons été mieux placés que nos devanciers pour rendre à chaque genre de causes sa valeur réelle; nos sources d'information et de contrôle ont été plus nom-

(1) /VJém. cifé, p. 30.

(2) Mém. cilé, p. 347.

(ÎJ) Mim. cilé, p 34.

ANCIENNETÉ Mli LA MALADIF.. 365

breuses et plus variées. Là est toulc l'cxpiication de la dissemblance. Aussi nous nous bornerons à conclure, de tout ce qui précède, que notre série, au point de vue de la distribution des causes, comme à l'égard de leur nature, nous paraît renfermer dans leur proportion naturelle toutes les variétés de quelque valeur obseivées dans la triste maladie dont nous poursuivons l'étude.

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