SECTION III. — DURÉE DE LA CURE ET QUANTITÉ TOTALE DU REMÈDE
Les circonstances dans lesquelles étaient placés les malades auxquels nous avons donné le sulfate de cuivre ammoniacal , bien plus encore que leur nombre restreint , ne nous permettront pas de tracer, en nous fondant exclusivement sur notre expérience , des règles pour les limites de la cure , aussi sures que celles que nous avons obtenues quand il s'est agi du zinc.
Pour évaluer la quantité totale du remède qu'on doit administrer avant de passer à une autre médication, il faut connaître la quantité la plus élevée où les accès aient manqué, chez les malades guéris.
Pour apprécier la dose entière à employer pour consolider la guérison, il faut pouvoir comparer celle qui a été donnée dans des cas où il n'y a pas eu de rechute, avec celle qu'avaient prise les malades qui ont rechuté.
Or, nous n'avons obtenu de guérisons par le sulfate de cuivre ammoniacal que dans trois cas (16, 26, 27) ; encore ces guérisons ont-elles été jusqu'à présent toutes suivies de rechutes 5 et le temps qui s'est écoulé depuis la récidive ne permet pas de trouver un terme de comparaison dans des guérisons durables.
Le n" 27 a rechuté d'abord au bout de trente mois après une cure de zinc j un nouveau traitement par le même remède n'ayant pas empêché le retour de deux attaques à six mois d'intervalle l'une de l'autre, nous avons eu recours au sulfate de cuivre dont la malade a pris /j-,00 en six mois. Nouvelle attaque un an après la précédente; 1,30 en quinze ou vingt jours. Aucun accès depuis dix-huit mois. Cette observation n'apprend qu'une chose , c'est que, à
l'âge de dix ans, on peut rechuter après avoir pris li^OO du
médicament en six mois.
Le n° 26 est un cas analogue : rechute au bout de vingt
mois, à la suite d'un traitement de zinc et de saignées;
traitement de cuivre : 12,35 en dix mois. Seconde rechute
vingt-deux mois après la première; deux attaques à dix
mois d'intervalle; traitement de cuivre qu'il continue;
aucune attaque depuis neuf mois.
Ainsi 12,35, chez un adulte, ne préservent pas non plus
d'une rechute.
Ces deux cas ne nous apprennent point quelle était la
quantité employée au moment oii les attaques ont manqué.
lis ne nous fournissent non plus aucune donnée propre à
indiquer si les règles du traitement complémentaire que nous avons trouvées pour le zinc s'appliquent ou ne s'appliquent pas au cuivre.
Le n° 17 donne seul quelques indications sur les deux problèmes cherchés. Ce malade, après avoir pris sans succès 50 grammes d'oxyde de zinc en deux mois et demi , fut mis à un traitement de cuivre; il en avait employé 4,00, quand arriva une attaque fortement modifiée ; il en était à 5,15 quand l'attaque manqua à l'époque présumée de son retour; il en prit après ce moment 5,75, mais fort à la longue ; en tout 10,90 en six mois. Une rechute survint quarante-deux mois après l'attaque modifiée. Il avait eu quatre attaques en quatre jours, quand il commença un nouveau traitement de cuivre , que nous avons porté à 22,00 en six mois. II n'a eu aucune attaque depuis vingt-sept mois.
S'il était permis de tirer des conclusions d'un seul fait, il en résulterait : 1° qu'il faut aller au moins jusqu'à 5,00 chez un adulte, avant de renoncer au remède dans les cas où il ne se manifeste aucune amélioration ; 2° que la loi de