‹ Du pronostic et du traitement curatif de l'épilepsieChapitre 66 sur 80 · SELIN DES MARAIS ET ARMOISE · texte numérisé non relu

SELIN DES MARAIS ET ARMOISE

(obs. 37). Chez une malade (obs. 30), à 4,00, il y a eu de temps en temps des nausées. Le n° 33, à 4,00, dose initiale, a eu, pendant les premiers jours du traitement, plusieurs selles liquides chaque jour ; la tolérance s'est bientôt établie; mais la diarrhée a reparu, pour un jour seulement, quand nous avons passé à 6,00. Chez le n° 36, à 2,00 et 4,00, il y a eu fréquemment de la céphalalgie. Cet effet s'est aussi manifesté quelquefois chez le n° 30. Au contraire, chez le n" [il où nous avons suivi avec soin les effets physiologiques du remède pendant plusieurs mois, les migraines auxquelles cette femme était sujette, se sont notablement éloignées. Chez cette même personne le médicament a paru avoir un effet diurétique et emménagogue.

Nous avons guéri par le selin cinq malades (obs. /|.6, 47, 48, 55, 57) dont trois ont rechuté ; mais malheureusement nous n'avons pas conservé sur la plupart de ces faits (qui sont tous antérieurs à notre série principale) des détails assez circonstanciés pour pouvoir établir, avec quelque certitude, la quantité totale à laquelle il faut porter le médicament avant d'y renoncer, et celle qui est nécessaire pour consolider la guérison.

Chez le n° 46 les attaques étaient très rares; il n'en a eu aucune depuis le commencement de la cure ; il a du prendre plus de 125,00 de selin et n'a pas rechuté.

11 en a été de même pour le n° 47, qui en prit de 150,00 à 200,00.

Le n° 55 , qui commença le remède après deux attaques seulement, et n'en eut plus depuis le début de la cure, prit 125,00 en trois mois et rechuta auboutde cinq ans.

Le n° 48 avait deux ou trois attaques par semaine avant le traitement; les accès s'éloignèrent très vite et ne reparurent qu'à de très grandes distances; il est donc impossible

de fixer la quantité qui fut curative. Il fut évident toutefois que la plus grande partie des douze onces qu'elle prit en quatre mois fut donnée avant la guérison. Elle rechuta au bout de cinq ans et demi, mais elle avait eu, pendant cette période , quelques attaques à un an ou dix-huit mois d'intervalle.

Le n° 57, sur lequel nous avons conservé des notes détaillées, ne vit ses attaques céder qu'à /i37,50, et ne prit ensuite que 234,50. Cette jeune fille rechuta 5 mais nous n'avons pas pu savoir au bout de combien de temps, n'ayant retrouvé la malade que plus de dix ans après 5 alors elle ne put se rappeler l'époque de sa rechute.

Quoi qu'il en soit, il résulte de ce dernier fait, qu'il faudrait aller au delà de 500 grammes de selin avant de suspendre le remède j et les deux derniers cas sembleraient établir qu'il est prudent de dépasser dans la seconde période du traitement la quantité employée dans la première.

Nous croyons que les doses auxquelles il faut administrer le selin ne devront être que la moitié de celles de la valériane. On débutera chez les adultes par 2,00 ou /i,00, et l'on arrivera à 15 ou même à 30 , si la tolérance s'obtient facilement.

Nous n'avons que peu de choses à dire de l'armoise (Jrthemisia vulgaris) que nous n'avons administrée que dans deux cas, tous deux rebelles (obs. 30 et 38).

La première malade en prit 310,00 en dix semaines à la dose journalière de /|-,00, puis 6,00 , en une seule poudre , le soir dans une tasse de boisson chaude. Ce médicament ne produisit aucun effet sensible.

La seconde malade n'employa que 125,00 de ce remède en cinq semaines, à la dose journalière de li,00 prise de la môme manière que dans le cas précédent; elle eut, pendant

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cette cure, des coliques et des douleurs lombaires; mais ces malaises avaient précédé le traitement et continuèrent après qu'on l'eut cessé.

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