‹ Du protestantismeChapitre 77 sur 85 · L'apôtre Paul. — Les judéo-chrétiens attaquèrent · texte numérisé non relu

L'apôtre Paul. — Les judéo-chrétiens attaquèrent

-ce christianisme spiritualiste, — Trois critiques : 4) Paulest

un prédicant sans mandat du collège apostolique, b) Le judaïsme est le tronc qui porte l’église chrétienne. Hors de Moïse, point de salut. c) Le libéralisme paulinien oriente vers la licence morale, — L'épître aux Galates ;: Apologia Dro vita mea. — Paul a également défendu le spiritualisme :. chrétien contre les infiltrations de la magie païenne. r— La persécution dirigée contre Paul par l'église judéochrétienne aiguilla l’église pagano-chrétienne vers ses. destinées particulières ; les conceiles finirent par interpréter Jésus au travers de la métaphysique hellène. ; — Mais si le Royaume de Dieu, centre des évangiles, disparut, dans les épôtres, derrière l'Eglise, celle-ci pourtant baïgnaïit dans le réalisme moral et religieux des prophètes israélites, — Ce spiritualisme social est aussi un spiri-

tualisme mystique ; il contient déjà la piété selon saint

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È Le spiritualisme dans l'Église PREMIÈRE SECTION, — LE SPIRITUALISME CHRÉTIEN. EST UNE « SPIRITUALITÉ » D'ESSENCE MORALE.

Si l'Esprit de Jésus inspire les chrétiens, il inspire par - 1à-même l'Eglise, — L'idée de «noyauter » le genre humain pour le sauver du dedans, par une institution corporative, n'était pas une idée neuve. Elle domina le drame de l'Ancien Testament, — Celui-ci, d'autre part, avait pré- paré l’économie chrétienne par une voie, non plus raciale, mais prophétique. — L'Eglise primitive n’a point pré- __- tendu se rattacher à l’une ou l’autre tendance ; elle concrétisa le principe du Seigneur : « Je suis le Cep, vous êtes les sarments, » — Ceci est le sacrement spirituel dont vivait l'Eglise, — Elle voulait produire la régénération. —-Les signes de la nouvelle naissance étaient : a) la foi au message du Sauveur : Credo ; b) la fidélité à la famille

‘du Sauveur : Amao, ;

__ CHAPITRE PREMIER. — Qu’est-ce qu'un chrétien ? #. — «Croireen Jésus-Christ,» — Tes chrétiens ont un air - de famille. Ils croient tous en Jésus-Christ. — Que signifie cette expression ? a) Admettre son existence historique ? "b) Souscrire aux symboles traditionnels ? c) Réciter les paroles du Messie ? — La foi en Jésus-Christ ne consiste ‘pas à croire quelque chose sur lui, ni à répéter quelque : chose après lui; mais à prendre quelque chose de lui. — Croire en Jésus-Christ, ce n’est pas « avoir la foi », > mais « donner sa foi ». — La foi opère une identification : morale entre deux personnalités. | . 2. — « Croire en l'Eglise ». — On dit : Le chrétien croit en l'Eglise comme en Jésus-Christ, puisque celui-ci l’a fondée, — Cette image est inadéquate, — L'Eglise n’a pas été construite ; elle est mée d’une expérience d'ordre. spirituel, au contact du Révélateur. — Pour définir le chrétien spécifique, il faut s’interdire l'appel à une église déjà différenciée, postérieure à l'Eglise du Nouveau- Testament, qui était une, et sans épithète particulariste. — Le chrétien croit en Jésus-Christ, vivant dans l'Eglise, et présent dans l'humanité par son Esprit. S

1. — Du bapiéme. — Comment est-on dévenu chrétien 4 pour la première fois, sur notre planète ? Par la rencontre de Jésus en Palestine. — Aujourd’hui, tout dis-. ciple authentique du Christ a conscience d’avoir été mora- … lement subjugué par l'Esprit, qui rayonne de lui : et dans l'Evangile et dans l'Eglise. — Le baptême ne rend pas . « chrétien » au sens moral, mais au sens ecclésiastique du

terme. — L'acte matériel du baptême n’a jamais trans- . formé, spirituellement, une créature inconsciente. — Par. le baptême, l'enfant est inséré dans le corps visible de l'Eglise, avec la possibilité d’appartenir un jour à son âme 1 invisible, quand il aura lui-même rencontré Celui qu’il faut rencontrer. *

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2. — Du libre examen. — a) Quelle que soit l'influence qui nous mène au Christ (homme, livre ou institution), toujours s'impose à la conscience l'obligation de se prononcer, finalement, par une décision personnelle : acte religieux de libre examen. — b) Celui-ci désigne, aussi, une méthode, la seule voie d'accès vers la certitude. (On renonce au libre examen par un acte de libre examen.) Les églises historiques utilisent toutes le libre examen, :

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à doses diverses. — Le Christianisme doit aux âmes la À possibilité de la libre obéissance aux intimations de Dieu … dans la conscience. — c) Le libre examen n’est pas la

liberté de penser n'importe quoi sur n'importe quel sujet. — Comment distinguer entre le libre examen fantasma-

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gorique et la libre inspiration surnaturelle, = 4 DEUXIÈME SECTION. — LE SPIRITUALISME CHRÉTIEN SERAIT UN “ SPIRITUEL ” DE NATURE CLÉRICALE A ' CHAPITRE PREMIER. — Le « spirituel » platonicien : «

| Monachisme.

détées de hu

. 3. — Vers le désert. — La, victoire de l'épiscopat et de. l’orthodoxie, dans l’église des premiers siècles, donna le pas à l'institution sur l'inspiration. — Le contraste entre l'idéal évangélique et la conduite usuelle poussa beau- ”

STRESS

Antoine et les anachorètes, Pacôme et les cénobites, lancèrent la chrétienté sur la « voie barrée » de l’ascétisme. — Le « tout ou rien !»

* « Renoncez ! Haïssez ! » furent prononcés au service de - la liberté spirituelle. — Le Christ accusé de manger comme

… oppose l'Esprit et la « chair », non l’Esprit et le « corps ». — L'ascétisme qu'il pratiquait était un «exercice de discipline », au service de son âme, et au service de ses

Rrirères.. APR 3. — Préceptes et Conseils.— Les Préceptes pour la masse,

- + les Conseils pour l'élite ; pareille distinction démoralise la

E- Morale. — Les « vocations spéciales » ont la grandeur de - la consécration totale, non l’équilibre de la vie parfaite. re s 4 Le pare

. — Au-dessus des vocations spéciales, qui restent légitimes,

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__ — Autrement, l'Église posséderait, outre les préposés au cation (clergé régulier). — On ne peut se créer des mérites surabondants en allant au delà du... Souverain Bien. — . L’hérésie morale : discerner le meilleur, s’accommoder

au pire. à

tea casuistique. — Problème insoluble : comment

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— Les «cas d’espèce » produisirent la cas-uistique. — La cure d’âme est l’art d’appliquer les principes de l’Évan- . gile ; la casuistique devint l’art de les tourner. — Au lieu .: - de traiter Z péché: principe initial, on attaqua /es péchés : * conséquences fatales. — L'erreur fondamentale du mo- + nachisme explique la casuistique (manque de sincérité morale) ; la dévotion (manque de sobriété sentimentale) ;

* Z’apologétique (manque de virilité intellectuelle). 5. — Hommage et avertissement. — Le moine cultiva un . idéal de sainteté qui, souvent, dépassa le pur ascétisme. — Laideur et danger d’une fausse indépendance. Cé que doit la piété protestante à la piété catholique. — Mais le

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