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HOTTE

devant son Chef, elle n'a qu’à recueillir la manne divine

qui tombe, aujourd’hui, de sa bouche. |

Un. 5. — Le « Postulat ». — La logique du papalisme prive ‘les fidèles de l'inspiration individuelle, maïs sans leur

assurer les bienfaits que le postulat romain est censé

- produire : a) « L'Eglise rejette la certitude du salut », Elle discrédite le éémoignage intérieur de l'Esprit, au profit de la direction extérieure du clergé. — b) L'Eglise promet la sécurité intellectuelle. Mais en vain. Elle ne peut modifier ni la réalité psychologique, ni la réalité historique.

6. — Non possumus! — Par nostalgie de pacification, on voudrait pouvoir concéder à l’église romaine son pos- tulat initial. Mais comment livrer le dépôt de la Vérité ? — La papauté revendique la responsabilité de tous ses * actes dans l’histoire, — Pour justifier son intransigeance, elle s'appuie sur la déité du Christ; ce dogme devient - alors plus clérical que religieux: — L'Eglise romaine .objecte : Si j'ai erré, que devient la Providence ? Pareil raisonnement suppose ce qui est em question, l'identité de l'Evangile et,de l’Eglise papale. — Ce que celle-ci conserve d'évangélique est le trésor de toutes les Commu- ‘nions chrétiennes ; mais ce qu’elle a de spécifique c'est, précisément, son romanisme.

»- 24) pes 03

CHapirre III. — Le « spirituel Y'sacramentaire : Ritualisme.

” 1. — L'unique sacrement spirituel. — On ne peut identifier le protestantisme avecl'antipapisme. L'égliseromaine et l’église grecque (non papale) forment un même bloc ritualiste, en face duquel s'affirme la notion prophétique | de la religion. — Le christianisme sacerdotal et le chris- . tianisme protestant sont deux spiritualismes fonciers, , divergents par leurs méthodes. — Les bienfaits du sacrement sont indépendants d’une théorie sur l'origine des sacrements. Les Quakers en suppriment la nécessité, au nom de la Bible. — Cette attitude est logique. Les sacra ? mentaires, eux-mêmes, admettent que Dieu n'est pas lié 4 aux sacrements. — Mais ils maintiennent que ceux-ci, au sens «ecclésiastique » du terme, peuvent se légitimer par l’Ecriture. C’est inexact. — La théovie sacramentaire est une rupture avec la réalité sacramentelle : « Je suis \ le Cep, vous êtes les sarments. » — Le Baptême et la Cène dans les épîtres de Paul.

* langage créateur. — c) Il opère à travers le multiplicateur :

et l'esprit pécheur. 5 - 4. —Le sacrement «symbolique ». — D'après Tertullien,

— e) Le symbole dépasse le plan social et le plan psycho. 24

2. — Le spivitualisme des Pères. — La théorie de saint Augustin sur la Cène est conforme à la spiritualité de l'Evangile. — Celle-ci est si réelle, que l’Eglise ritualiste

n’a pu s’en dégager. Son indépendance à l'égard des formes

- du sacrement. — Dans le système scolastique de la trans-

substantiation, la métaphysique cherchait une garantie __ contre le fétichisme. — Les outrances du dogme eucharistique contraignent beaucoup d’âmes à se réfugier dans

quelque symbolisme spirituel. : mi à : 2

‘3.— La vraie incaynation. — Devant les sursauts duspiritualisme, les purs sacramentaires adoptent diverses attitudes : 4) « Qui sommes-nous pour juger les voies de :

.… Dieu ? » Pareille soumission implique la préalable admis- - sion du postulat sur le collège apostolique ; — b) « L’in- -

carnation de Dieu dans l’hostie continue l'incarnation du Verbe en Marie ». — Mais l’Esprit est incapable de s’incar-

. si toute la Nature, organique ou même physique, devient sacramentelle, le sacrement n’est nulle part, étant par-

tout ; l’Incarnation ne se distingue plus de la Création. — Non seulement Dieu ne peut se matérialiser, mais s’il

0 * LA s. |

- ner au-dessous du niveau de la personnalité. Autrement, — :

“y parvenaïit, il perdraït contact avec l’âme. — D'ailleurs, l’incarnation du Verbe en Jésus n’est pas liée aux moyens ©

corporels decetteincarnation;—c)«Adoronsl’abaissement de la divinité dans la matière ». — Mais la vraie humiliation apparaît, plutôt, dans le contact entre l'Esprit saint |

le sacramentum n'était pas lié à la présence de certaines … choses inanimées sw l'autel, mais à la présence des fidèles autour de l’autel.— Les espèces de la communion sont les … moyens offerts à l'âme pour travailler à sa propre sancti- 4 fication. —a) Le sacrement estsymbolique; non pas «imaginaire », mais « image », reflet, d'uneréalité. —b) Al'instar de la parole dans la prière, le sacrement spirituel est un.

de l'Esprit : le groupe des assermentés réunis pour jurer

fidélité au Maître en prononçant le sacrämentum. —" d) L'aspect social du symbole n’en voile point l'aspect personnel. Il «individualise » la Grâce en un point de l’espace il « immédiatise » la Grâce, en un moment du temps- …

d'énergie que représente une collectivité accumulatrice-

: SOMMAIRE node LE 261 logique, pour atteindre le niveau métaphysique. — f) Avant tout, c’est l’objectivité mystique du symbole qui - intéresse les disciples de l'Esprit. — Ritualistes et non ritualistes affirment l'univers spirituel ; ils ne diffèrent que sur l'explication dés moyens par ‘lesquels pareille

conviction pénètre en eux. — Ce qui est fait pour l'Huma--

nité est fait pour le Christ. Ce qui est fait par le Christ, est fait par l'Humanité. — Le symbole de la Cène affirme donc, doublement, la Présence, non réaliste, mais réelle ; s 4 ‘abord, celle du Fils de l’homme à côté de moi, en la per- ‘sonne des frères ; ensuite, et surtout, celle du Fils de Dieu - en Moi, CAT Son Ésprit est celui du Père.— Le mysticisme € spirituel »del ‘apôtre est aussi concret que le mysticisme « ritualiste » ; mon âme réste inséparable, ici-bas, d’un organisme corporel, qui est aussi réel que lé ciboire sur e l'autel. — Le sacrement respire par le symbole.

5.— Le rite «prophétique. —Lestenants du spiritualisme ; interprètent le rite, et l'intellectualisent, au service de

VEsprit. — L’ humanité vise à s’affranchir du rythme par + le rite ; celui-ci ténd vers l’avenir. — Il ne renferme pas | - l'Esprit; mais l” Esprit l” emploie pour préparer le Royaume de Dieu.

IVe PARTIE

Vers un spiritualisme catholique par le - Protestantisme srerner

D: x. — « Sauver son ue ». — Ni le AR papal, ni le christianisme sacramentaire, n’épuisent l’idée du christianisme. — Celui-ci est, avant tout, une manière d’être, une spiritualité, donc un universalisme. — Ainsi, Are) triomphe d’une Église « catholique » est lié à la victoire - del’idéal« protestant ». — On a défini le christianisme de 2e trois manières principales. D'abord, un Mystère de salut. Ici-bas, rien ne compterait que l’au delà (Idéologie de l’homme préhistorique. Métempsychose. Chute cosmique. Expiationnisme. Grandeur de l” orthodoxie. }— Conférence ee . trinitaire de Lausanne : 1927.

| 2. — « Bâtir la Cités. — La Conférence pratique de | - Stockholm (1925) proposa d’aller vers le catholicisme ‘évangélique par une catholicité religieuse, unificatrice des

Re

volontés sur le terrain moral et social. — Le christia- | ‘misme serait un messianisme. —L Les prophètes israélites

. je Pre se AR ET A g 2 - n'avaient pas, comme les initiés des Mystères païens, la …

… est d'ordre rituel plutôt que dogmatique. — « Intercom- | |

judaïsme redouta l’idoläâtrie : la piété cessa de graviter autour du « moi», poür s'orienter vers lé Royaume de - Dieu. — L'union de la chrétienté s’établira moins par un. Mystère de salut que par le mystère de la Charité. — ne Mais si la foi au Père implique le service des frères, l’amour des frères contient l'amour pour le Père. — Te 4

hantise de la survie. — Le paganisme fuyait la mort; le

3. — «Suivre le Christ». — Pourlesreligions «salutistès», le Royaume est surtout une réalité posthume. Pour les … religions « messianistes », il est une réalité sociale. — Mais ‘le programme, ultra-mystique et ultra-révolutionnaire, du chrétien est: « Suivre le Christ |» = L’ennemi à 1 vaincre n’est plus, avant tout, la « mort » ou « l’idolâtrie », (

. chtistianisme pratique aspire au christianisme spirituel.} - 1

mais le « péché ». — Après le Royaume posthume aw#- dessus de nous, après le Royaume social autour de nous, c'est le Royaume en nous ; la communion avec l'Esprit inséparable du chef de l'Église.

4. — Vers l’Intercommunion. — L'encyclique « Morta- Hum animos ». — Le concile anglican de Lambeth. — Les uns disent : Présence « réelle » ; les autres : Présence « spirituelle ». Tous affirment « la Présence ». — La difficulté

. munion » et « Pleine‘communion ». — Les sacramentaires

peuvent-ils modifier leur thèse métaphysique ? — Tâche mondiale du spiritualisme protestant. — La: Croix fut, | d’abord, un fait historique ; puis un événement spirituel ; enfin, une doctrine théologique. — Par l'Histoire montons

au spirituel ; mais, par l'Église, redescendons au spirituel. ; — Si la Cène devait rester, dans la chrétienté, une énergie ‘ 4 centrifuge, il vaudrait mieux, pour les destinées du genre humain, que l'Église entière, châtiée par la privation de. À l'eucharistie, fût pratiquement excommuniée. 2 CA Les motifs d'espérer. — « La plus grande estla charité.» … — Bénédiction À tous. > to Far

- Apocalypse, = Arabie, 74.

Aristote, 165.

INDEX DES NOMS PROPRES

Abraham, 49, 54: 78, 70.

. Adam, 66, 175, 186, 224.

Adrien V, I 50.

Amatsia, 40.

. Amazone, 55.

Amos, 49.

André T12.

Antioche, 1 Ed

- Antoine, 121.

se, 200.

Artaxercès, 93.

Asie, 144.

Augustin, 188, 193,

__- Bohême, 190,

Wa

Te CA

Borgia, 03.

Bouddha, 93.

Calvin, 9, 219.

Canterbury, 1%.

Carrière, 81 César, 144, 201.

Césarée, 106.

Champel, 171.

Chicago, 193:

Colossiens, 76, 12 5.

Confucius, 93.

Copernic, 136.

Corneille, 158.

. Crampon, 156.

.. Damas, 100.

Danaïdes, 113.

Duchesnes, 160.

Durckheim, 207,

Egypte, 121.

. Elie, 64,

Encelade, 244.

Ephésiens, 76.

Escobar, 133.

Esséniens, 123.

Etats-Unis, Etienne, I 538 160, 242.

Ezéchiel, 245

Faugère, 101.

Fogazzaro, 152.

Foucauld, 218.

Fox, 182, 192.

Cas 1254 Genèse, 157, 225:

Gethsémané, 126, 244.

Goyau, 154.

Goschler, 163.

Gratry, 162, 221. :

Grégoire AIT “1439 163: Guerrier, TOI.

Guilleminot :210.

Hébert, 103.

Hébreux (épitre), 66.

Hérode, 162.

Hindouisme, 224.

Homais, 207.

+ AS SRE j

x 264 se

- Honorius, 162.

Hus,-71, 147.

Jérémie, r11

[INDEX DES NOMS PROPRES

Montaigne, 03. - Montanus, 120. :

Pacôme, x21.

Israël, 160. Napoléon, 93. .

Innocent III, 153. Nathanaël, 112.

Italie, 152. Nicée, 83. . 4 UM. Cle Nicodème, 150. | :

Nietzsche, 91. T4 Jean, 58, 84, 157, 198- : "À "4 Jean-Baptiste, 58, II2, Non ce * 4 185, 242. EE -4 Jean XIX, 150. . Normandie, or. 4

Jérôme, 140. : NE Jérusalem, 152, 170. ve RÉ ED ; Jésus-Christ, 137, 172, 210, “133 225. ? * LFER 730 = Paul, 1ÂL, 1952158: ‘160% 01) Journet, 107. — 1098, 208, 210, 7216, 225, 4 Judas, 155. 236, C4 Joe a Pentecôte, 156. 1 .. Perrier, 63. 1 Lambeth, 240. Pharaon, no | Latium, 152. Philippe, 112. - Se Lausanne, 226. Philippiens, 75. RS Lazare, 178.1 Pie X, I44. 4 Léon XIII, 144. Pierre, -70, 87: 112, 154, 20 Lesêtre, 154. 155, 158, 160, 163. 211 Luther, 141, 147. 164 Platon, 123, 236. | 167, 230. Plotin, 236. À F2 Polycarpe, 60. S Mahomet, 93. Provinciales, 133. À Marbeau, 108. NS 123. | Marc, 198. | Marie, 92. Renan OI. 4 ‘Marie Madeleine, 130. Renouvier, 213.

Martiens, 174. Robertson, 200.

Martin V, 150. Romains (épître), 248. Mathias, 155. Rome, 152; 162, 219.

Matthieu, 186, 198. Russie, 153. (CEE - Michel- -Ange, 67. e Minerve, 97. Satan, 175. à rÉ Mithra, 80. Savonarole, 147. î : Moehler, 154, 165. Servet, 171.

. Moïse, 24, 73, 78. Sisyphe, TE,

INDEX DES NOMS PROPRES 265

Stanley, 190.

Stockholm, 228, 231.

"Tertullien, 201.

- Tetzel, 146, 172.

Thessaloniciens, 175.

Thomas, 155!

Thomas d'Aquin, 167.

Tibère, 172.

Timothée, 248.

Touaregs, 218.

Trente, 159.

Vatican, 153, 154, 162,

Vinet, 86, 133.

Voltaire, O1.

Wartburg, 239.

Wesley, 141.

- Wittemberg, 146.

Worms, 146.

Zoroastre, 93.

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