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avec un bain local comme: par exemple l'épaule; la hanche; l’articulation sternoclaviculaire.
On emploie pour les bains généraux des doses très variables du mélange térébenthiné : généralément dérr50:à 500 grammes et même 800 grammes: suivant la susceptibilité de la peau du malade, car ces bains produisent sur la peau une cuisson marquée. La dose moyenne:est:de Loo grammes.
Le-bain doit'être prescrit aussi chaud:que possible; les malades ont pu: supporter: des températures de ‘4o: et même! 42°.
Les:doses: et la: température: seront! auymentées: progressivement pour habituer le malade.
La ‘durée du bain est de dix à vingt minutés environ.
Les bains généraux présentent parfois de légers'inconvénients; d’abord'ils causent à certains malades une cuisson assez forte à la peau dés organés génitaux! ét‘en particulier au scrotum. Howard Pinkney l'avait déjà remarqué puisqu'il récommandait d’éndüire dé Beurre de cacao où d’un’autre corps gras les parties sensibles de” la‘peauy dé plus le bain’ général exige le ‘déplacement! du malade alors qu'il vaudrait mieux lui éviter: tout moùves: ment intempestif ; aus&i le bain local'est-il” alors préféreble lorsqu’on- peut l’émployer.
Barns locaux: — Les bains‘locaux’s’émploienñt! surtout dans: les rhumatismes blennorrhagiques des ‘membres: quand les‘pañtiés malades sont rapprochées lés'unes‘ des: autres et quänd la situation de l'articulation: s’y prête : par exemples lé jenou; le coudé,'etc.
Les bains locaux sont encore: préférables aux: bams
généraux en ce que leurs doses et leur température peuvent être plus élevées. Des malades ont pu supporter les températures 50° à la condition de ne pas.faire de mou-
vement dans le bain.
On met ordinairement de 50 à 100 grammes du mélange dans un bain local, suivant la sensibilité du malade et la quantité d’eau employée.
Le bain local s’administre facilement, au lit du malade, pour le membre supérieur, il se donne aisément dans une cuvette ou dans une poissonnière ; pour le membre inférieur M. Balzer a fait construire une petite baignoire en zinc dans laquelle l’eau peut remonter jusqu’au milieu de la cuisse.
On peut prescrire à un malade les bains locaux et les bains généraux pris alternativement.
Dans l’administration des bains térébenthinés, il y a certaines précautions à prendre et que nous voulons indiquer. j
‘On ne peut quère commencer le traitement qu’après la disparition des phénomènes aigus. Si le malade a eu de la fièvre, il vaut mieux attendre que la température soit revenue à 37.
.On‘tâtera la susceptibilité de la peau du malade et on n’augmentera les doses que progressivement.
Si on emploie un bain général, on tâchera de protéger un peu la peau des organes génitaux et les parties irritées de la peau, par exemple, au moyen d’une application . de vaseline, et enfin, dans tous les cas, on prendra les soins nécessaires pour éviter au malade des refroidisse-
ments, surtout après le bain.
Les bains térébenthinés ont des effets constants qu'il est intéressant de signaler :
Dès que le malade est dans le bain, il ressent une cuisson assez vive de la peau, cuisson accompagnée de picotements, sensation toujours vive au scrotum s’il s’agit d’un bain général. Au bout d’un quart d’heure ou vingt minutes, la peau est entièrement rouge et chaude; cette sensation de chaleur et de cuisson persiste souvent plus d’une heure après le bain.
La peau garde également longtemps une vive odeur de térébenthine.
Le bain térébenthiné a de plus une action constante sur la douleur; la plupart des malades ayant des douleurs très vives, se sentent immédiatement soulagés dans le bain, et le soulagement persiste après. L’un des malades, dont nous rapportons l'observation, était très affirmatif sur ce point; il disait qu’à chaque bain, il lui semblait qu’on lui enlevait complètement son mal. Après le bain, la douleur disparaissait pour ne reparaître que deux ou trois heures après, mais très légère.
Le bain térébenthiné agit à la fois par action révulsive et par absorption, soit par la peau, soit surtout par la respiration; en effet, longtemps après le bain on retrouve encore la térébenthine dans les urines. Mais le bain térébenthiné agit encore par sa chaleur, il est d’autant plus efficace qu’il est plus chaud. L’action favorable de la température élevée sur l’arthrite blennorrhagique et sur l’élément douleur en particulier nous semble assez remarquable, et nous avons la preuve de ce fait dans les
bons résultats fournis par un mode de traitement encore
peu-connu, les applications de sable..chaud, également | employées par M. Balzer dans les cas rebelles,
Du: sable fin est porté à très haute température.et placé dans des sacs de ‘toile de formes appropriées. On enveloppe.la jointuremala de dans ces sacs, et presque aussitôt le malade -acquse un grand soulagement. Ce traitement a aussi. sur le gonflement une influence très favorable, car la compression légère exercée par ces sacs de sable vient s'ajouter à l’action de la chaleur, Cette chaleur sèche peut être: très élevée, et les, malades supportent. facilement des sacs de sable dans lesquels le thermomètre accuse 80 degrés centigrades.
Nous:rapportons-lesiobservations de trois malades chez lesquels ce traitement a été institué et a produit les meil-
leurs effets.