OBSERVATION XVII
L..., Eugène, 28 ans, sans profession, entre à Ricord, salle 6, no 2, le 23 avril 1895.
Dans les derniers jours de mars le malade a contracté une blennorrhagie. | |
Les douleurs ont débuté le 15 avril.
Le malade a d’abord souffert des reins, puis du genou et du cou-de-pied droits, et presque en même temps de l'articulation métacarpo-phalangienne de l'index gauche.
A son entrée le malade présente les mêmes localisations.
Vu son état de faiblesse on ne donne pas de bains au malade.
Le 26 avril. — Il est pris d’orchite.
Au 18 mai. — On constate que la cheville droïte ‘est -eneéore douloureuse êt tuméfiée.
Le 'génou est revenu à l'état normal, là région lombaire est douloureuse à la pression.
L’index est désenflé depuis quelquès jours.
L'état général étant meilleur, le malade prendra de l'opiät, et on lui donnera deux grands baïns térébénthinés par semaine ‘et un bain local quotidien.
Le 4 juin. — L’écoulement uréthral a disparu.
La tuméfaction de la chevillé n'existe plus, mais la doulèur à cet endroit est révéillée par la marche.
Le genou et la région lombaire ne présentent plus aucune douleur.
L’index gauche est encore sensible lorsqu'on lui fait faire des mouvements.
Le bras gauche étant étendu, les mouvements d’abduction et
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‘d’adduction sont douloureux au niveau de l'articulation scapulohumérale.
OBSERVATION XVIHIL
Alphonse G..., 26 ans, entre salle 6, ne rr, le 14 avril 189$.
Le malade a eu plusieurs blennorrhagies, la dernière date du mois de janvier 1894 et fut guérie au bout d’un mois. Aucune de ces blennorrhagiés ne s’est accompagnée de manifestations articulaires.
Cette année, trois jours après un coït suspect apparaît un nouvel écoulement.
Le 1$ avril. — Le poignet gauche commence à enfer.
Le 16 avril. — Le genou gauche se prend à son tour; mais les arthrites évoluent sans causer de douleurs vives et le malade peut continuer son travail.
Le 20 avril. — Il est obligé de s’arrêter, il va successivement à la consultation de Necker et de la Pitié.
Le 2$ avril. — Il entre à l'hôpital Ricord.
À ce moment, la main droite était un peu enflée, les mouvements des doigts un peu gênés, mais l'articulation est peu douloureuse.
Le genou gauche est très enflé, non douloureux à la pression, mais le malade ne peut pas marcher ni rester debout.
Deux ou trois jours après, la cheville gauche et la cheville droité enflent successivement mais sans provoquer de grandes douleurs.
Traitement. — A l'intérieur, salol et salicylate de soude.
: L’uréthrite est traitée par les lavages au permanganate de po-
tasse.
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Dès le jour de son entrée, le malade prend des bains locaux térébenthinés.
Au bout de trois ou quatre jours, la jambe et le poignet désenflent, le malade dit qu’il semble qu’à chaque bain on lui enlève son mal. Après chaque bain, la douleur disparaissait pour ne reparaître que deux ou trois heures après, mais très légère.
13 mai. — Le malade a pris les bains locaux térébenthinés tous les jours depuis le 25 avril.
Le poignet est complètement désenfié, pas douloureux, les mouvements s’exécutent facilement.
Le genou présente encore un peu de gonflement à sa partie interne, mais il n’est absolument pas douloureux et on n'y constate pas d’épanchement.
Les chevilles sont également revenues à l’état normal.
Le malade quitte donc l’hôpital.dans un état très satisfaisant.