CONCLUSIONS
[. — Le rhumatisme blennorrhagique est le résultat de l'infection générale de l'organisme par les microbes de la blennorrhagie qui le plus souvent ont leur localisation primitive dans l’urèthre.
IL. — Dans tout rhumatisme blennorrhagique on devra instituer le traitement de l’uréthrite à la fois par les balsamiques et la médication interne et les grands lavages uréthraux.
IT.— a.— Les grands lavages de l’urèthre, et surtout h les lavages au permanganate de potasse, constituent l’un des meilleurs moyens que nous ayons actuellement d’agir contre le gonocoque. Il est donc rationnel d’instituer les grands lavages uréthraux au permanganate de potasse dans tous les cas de rhumatisme blennorrhagique (à moins de contre-indications formelles tirées de l’état local, orchites concomitantes, cystites graves, etc.).
b. — Le traitement actif de l’uréthrite (par la médica= tion interne et les grands lavages uréthraux associés) est d’autant plus efficace que l'infection est plus récente.
c. — Le traitement de l’uréthrite est le traitement pro-
phylactique par excellence du rhumatisme blennorrhägique, et s’impose surtout chez les malades qui ont eu déjà des manifestations articulaires à l’occasion d’une blennorrhagie antérieure. |
IV. — Dans tous les cas il faudra combiner /e trartement général et le traitement local.
Le traitement général comprend l’administration à l'intérieur du salicylate de soude et des balsamiques, et les grands lavages uréthraux au permanganate de potasse. a. — Dans l'arthrite suraiguë le traitement local consistera dans, l’application de glace et.de pommade. salicyléeÿ limmobilisation, l’enveloppement ouaté, et la,com-. pression modérée, la révulsion légère.
b.— Dans l’arthrite aiguë à son. déclin; ou, ORRES thrite. subaiguë sans.fièvre, ou dans, l’arthrite, chronique on.emploie.le massage, l’électrisation, les pointes de feu . dans certains. cas. rebelles; les.applications, de :sable.chaud. qui n’ont pas encore été très employées et qui ont donné. de bons,résultats. Mais nous.préconisons.surtout les bains très.chaudsitérébenthinés généraux où locaux; ces der- : niexs sont préférables, car.ils, permettent d'élever :beau-. coup: la température et:la dose du mélange térébenthiné..
V. —.Il faut, réserver, l’immobilisation , aux. quelques. jours.de durée des phénomènes suraigus:et la faire cesser. dès :que: cela est possiblé,. on évitera ainsi.le plus sou-. vent l’ankylose, Nous pensons. qu’un certain. nombre des. cas.d’ankylose .obseryés. sont dus.à une, immobilisation prolongée outre.mesure,
En eflet, sur, 110 malades... observés par.nos maîtres:
et par.nous.il n’y à pas à relater un seul cas d’ankylose.
VI. — En face de ces résultats, il nous semble qu’on devra être très sobre de l'intervention chirurgicale: ponction ou arthrotomie, celle-ci sera résèrvée aux arthrites purulentes et aux arthrites séreuses graves. En tous les cas l’arthrotomie ne sera qu’une mesuré palliative, car une opération né peut remédier à une infeétion générale et l’arthrite même après quérison opératoire complète peut récidiver.
VII. — Dans l’immense majorité des cas le rhumäs tisme blennorrhagique doit quérir s’il est activement
traité. .On devra associer les traitements : le traitement
“général, par d'administration du salicylate du soude et danssles :cas «chroniques quand Puréthrite ‘est finie, l’io-
"dure de-potassium, le ‘traitement de Puréthrite -pariles
balsamiques à l’intérieur et les grands lavagesüréthraux ‘au permanganate ‘de: potasse et: enfin-le’traïtement:local ‘surtout ‘par les ‘bains ‘térébenthinés.' Ainsi ‘traités les malades quérissent presque toujours sans ‘intérvention chirurgicale puisque sur 108 malades observés, deux
seulement ont dû subir une opération chirurgicale.
Vu:par le Président-de la thèse, BOUCHARD.
Wu :-le Doyen, BROUARDEL.
‘Vu et’permis d'imprimer, Le Vice-Recteur-de l'Académie de Paris,