Demitt..., 16 ans, épilepsie idiopathique. Père et
3 oncles alcooliques.
Nous ferons remarquer d’après ce tableau combien on doit être réservé sur la valeur à donner aux cas assez nombreux où la descen-
dance ne comprend qu’une génération, où le père seul est alcoolique. Qui nous dit en effet qu’il n’y aura pas plus tard hérédité indirecte pour la deuxième génération, ou que les descendants de la première ne deviendront pas plus tard alcooliques ? N'est-on pas en droit de le penser quand on en voit déjà parmi eux qui sont frappés de dégénérescence avancée, telles que l’imbécillité et l’épilepsie. En outre, dans un certain nombre de cas, les renseignements manquaient entièrement sur les ascendants, et nous avons noté plus d’une fois que les alcooliques dont nous parlions étaient nés de père inconnu. Ce père n’était-il pas lui-même alcoolique, et sa conduite vis-à-vis de son enfant ne nous permet-elle pas de supposer qu’il n’avait pas des mœurs irréprochables, et incompatibles avec l’ivrognerie?
Nous avons tenu à signaler tous ces cas douteux et à les regarder comme non héréditaires, de façon à éviter le reproche de trop de complaisance à voir partout de l’hérédité dans l’alcoolisme.
Nous allons résumer de même rapidement en un tableau statistique les faits d’alcoolisme héréditaire que nous avons relevés dans les observations de notre service et dont nous donnerons un certain nombre d’observations détaillées dans la suite de ce travail. Nous les diviserons en
deux groupes : les héréditaires similaires, les héréditaires dissemblables.
1° Hérédité similaire.