‹ Du rôle du chirurgien dans les infectionsChapitre 14 sur 23 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Prophylaxie chirurgicale des infections.

De l’antisepsie chirurgicale.

La lutte du chirurgien contre les agents infectieux commence avant même que les microbes soient arrivés au contact de notre corps.

Si l’asepsie chirurgicale, en ce qui concerne le chirurgien, ses aides, les instruments, les objets de pansement dont il se sert, relève de l'hygiène proprement dite, elle n'est rien moins qu'une intervention manuelle, chirurgicale, quand elle est destinée à empêcher les germes morbides d'arriver au contact d’une plaie, d’une solution de continuité de nos tissus, accidentelle ou thérapeutique. Le lavage d'une plaie avec de l'eau pure ayant pour but d’entraîner mécaniquement les germes qui auraient pu l'envabir, le pansement ouaté « destiné à filtrer l'air qui peut arriver à son contact » (Alph. Guérin) ne suffisent-ils pas souvent à éviter des infections qui auraient évolué librement si le chirurgien n'était pas intervenu ?

Si au lieu d'employer des moyens purement mécaniques, comme le lavage dont nous parlions à l'instant, le chirurgien associe à son action celle d'agents chimiques

capables de détruire les microbes arrivés au contact de

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