Salon de 1844 (La Presse, mars
6. Louis Peisse, par un excès contraire, écrivait « L’artiste 11e prend au
œuvres une poésie mélancolique, une sentimentalité qui les
date.
En i843, Leleux fit une excursion en Espagne et il décrivit les paysans espagnols selon le même esprit que les paysans bas-bretons qu’il n’abandonna, du reste, pas. La Posada , en 1 843 , obtint « un prodigieux succès 1 ».
Leleux fit figure de chef d’école. Son frère Armand peignait les mêmes sujets que et lui avec un talent presque égal2. « Les frères Leleux », disait Charles Blanc, « appartiennent à cette robuste famille de peintres qui, en France, remonte à Lenain et qui sait trouver du caractère à chaque objet3. » Ed. Bédouin gravait l’œuvre des deux frères et était aussi leur émule par le pinceau. C’est sous les mêmes auspices que débutait, comme peintre et comme graveur, Ch. Chaplin.
En dehors de ce groupe, il faut encore citer Fortin dont le Coin du feu lithographié par Mouilleron est de sobre et solide facture ‘. La vogue de la Bretagne nous est, d’autre part, attestée par les publications illustrées qu’elle suscita5.
Les autres régions françaises 11e furent pas aussi favorisées. Pourtant la Normandie fut célébrée par Fiers6, la
fond presque rien à la nature, il tire tout de lui. » Salon de 1 843 [Revue des Deux Mondes, i5 avril 1 843, p. 377).
1. Eugène Pclletan, Salon de 1 843 [La Sylphide , p. 29a, col. 1).
а. Intérieur d'ctable (Salon de 1841) gravé par Ed. Hédouin [L Artiste, 1841, ae série, t. VIII. p. 898). — Le Cloutier et le Contrebandier [ Salon de 1 836) gravés par Ed. Hédouin [L Artiste, 22 mars 1846. p. 84 et septembre 1846, p. 176.) Voir, au Musée de Toulon, L Artiste malheureux (1847).