I Inde ascendis Mairoaam
2 Mutatio Gesdaone (26), mil X.
3 Mansio ad Marte (27). mil Vlin.
4 Civitas Secussione (28), mil xvi.
(i) jir'flujiojw. Orange. — (a) Ad Leloct, Mondragoo. — (3) Navrm Crarii, Pietrelatte. — (4) Aruno, MontélLmar. — (5) Vacianls. Bail (Ardèche) ? - (6) Umbtnno, BeauchSlel (Ardèche). — (7) Valentia, Valence. — (8) CertUlliaca, Chabeuil, Upie, Montloison (Drôme) , — (9) Augusta, Aouste en Dieoiî (Drôme).— (10] Darenliaca. SaiUans (Drflme). — {( i) Dia Voccnliorum, Uit.
— (la)iuco, Luc (Drôme). — (13) Vologatis. Vaugelas, Boulingon, Leschts (Drûme). — (14) Gaura mons. Mont-Toussières, Col de Cabre. — (is)Camiom>, la Combe, la Beaume. Saint-Pierre d'Argentan ( Hautes- Alpes) . — (16) Jfni SeUucus, Mont-Saléon (Hautes- Alpes). — (17) Davino, Veynes (Hautes-Alpes).
— (18) Ad Fine, passage de la Dutche, Blaynie-Sept-Fonda (Hautes- Alpes). — (19) Vapincam, Gap. — {20) Catorigas, Chorges (Hautes-Alpes). — (21) i/iirtduHum, Embrun. — [22) Alpet Cattia, Alpes Cottiennes. — [23) Ramœ, Hannon-la-Roche (Hautes-Alpes).— {2^) Biriganlum, Briançon. — (25) Matrona, Mans Matrona, Mont des Matrones ou Mont-Genèvre. — (26) GesdaoHr, CéianM (Piémont). — (27) AdMarte, Oulx (Plimont). — (28) Sicusiioite, Suze.
5 Inde incipit Italia
6 Mutatio ad Duodecimum {i)y mil xii.
7 Mansto ad Fines (2), mil xii.
8 Mutatio ad Octavum (3), mil viii.
9 Civitas Taurints (4), mil viii.
i) Ad Duodecimum, Giaconnera ou La Gialnera (Piémont). — (2) Ad Fines, Qt-Ambrosio (Piémont). — (3) Ad Octavum, Rivoli. — (4) Taurints, Turin.
1 A Tavia (i) Vintimilio {3) plagia, t À Vintimilio HtrcU Mantco (3),
portut, j Ah HercU Manico Avisione (4),
portas, i Aà Avîiione Anaûne (5), portus.
I Ab Anaone ad Olivutam (fi) portus, 5 Ab Oltvula Nicia (7), plagia, t A Nicia Antipoli (8), portus, 5 /i6 Antipoli Lero et Lerino {g), in-
suIœ, [ A Lero et Lerino Foro lu li {10),
t A Foro luli sinus Sambracitar.
\ plagia,
[ A sinu Sambracitaao Htraclt î Caccabaria {12), portus,
mpm xyi.
(0 Tavia, In Tavia, rivière de la cdte li^urienDe. — (a) Vintimilio. VîD^ mille. — (3) HercU Manico, Monaco, port d'Hercule. — (4) Avisùnu. Eia. — (3) Anaotu, Beaulieu ou port Saint-Jean. — (6) O/ivula, anse de Passable, i^ la rade de Vlllefranche. — (7) Ificia, Nice. — (8) Antipeli, Aotibes. — [9) Lm et Lerino, Sainte-Marguerite et Saint-Honorat, Iles de Lerins. — {10) Far*' Juin, Fféjuï. — (i i) Sinus Sam&racitanus, golfe de Saint-Tropez. — (i3) H"*' elia Caccabaria, Hiracife, ville ruinée dans le food du golfe de Cavalaîre (cAK dei Maures),
SUR LA DIVISION POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE DE LA GAULE EN PROVINCES ET EN CITÉS AU PREMIER SIÈCLE
Tandis que la Narbonnaise, façonnée de bonne heure à la civilisation romaine et considérée plutôt comme un prolongement de l'Italie que comme une partie de la Gaule, était une province administrée par le Sénat, la vraie Gaule, la Gaule Chevelue, GalUa Comata, formait, aprïs sa réorganisation par Auguste, trois provinces dont Tadminist ration appartenait à l'Empereur, mais, sous le rapport religieux, une seule circonscription appelée k les Trois Caule.s >i. (A. Allmer, Musée de Lyon, Inscript, ont., t. II; Les Iroi's Gaules, Lyon, 1881), )
D'après Strabon, les soixante cités ou peuples de la Gaule Chevelue étaient représentées â l'autel de Rome et d'Auguste à Lyon (i). L'auteJ fui élevé par Néron Claudius Drusus, l'an 12 avant notreëre, et consacré deuK ans après, l'an lo.
Trente-trois ans plus tard, l'an 2 1 après Jésus-Christ, Tacite, à propos de la révolte en Gaule de Sacrovir, porte le nombre des cités à soixantequatre (2).
L'organisation générale et la constitution politique de la Gaule avaient eu lieu l'an 717 de la fondation de Rome (27 ans av. J.-C). Lors de la grande assemblée tenue par Auguste à Narbonnc, et désignée sous le nom de concilium Gallim ou de conventus de Narbonne, Auguste y consacra officiellement la grande division de tout le pays en deux parties très distinctes ;
1° L'ancienne province romaine, celle qu'on appelait la Narbonnaise, ou plus simplement la Province, Provincia;
2" La Gaule, conquise par César, appelée successivement, Gallia Nova, Gallia Ultima. ou Ulterior. Gallia Altéra, Celtica, mais dont le vrai nom était la Gaule Chevelue, GalUa Comata. Elle se divisait en trois provinces, ires provineiiE, très provincia Galliariirn, qu'on appelait aussi quelquefois les Trois Gaules, Très Galliae.
(i) XiTi S( {kop-it àEiô)iOïO( Ëjtiïpaf^iV i/tn Tiôv ïÏvmif i^novia [tÔv «iptUiiov].
(Strab., Géogr,. IV, vil, a.) (a) In qualuar texaginla Callîa civitales... Non Treveras modo et jEduai, sed quatuor et sexaginla Galliarum civitata dcscivisse. (Tac, Ahk., III, 44.)
SUR LA MARCHE DU CONVOI DES HELVÈTES ENTRE GENÈVE ET LE PAS DE LA CLUSE
Pour évaluer le volume ment de trois mois de vivres tout âge. admettons que la
en moyenne de s/^delivre (j/^de livre de farine donnent e
de pain) ; à ce compte, les Helvètes auraient emporté a4, 840,000 livres,
soit 12,420,000 kilogrammes de farine. Admettons aussi qu'ils eusKn^
ie poids que représente un ap provision nt- ©■ur 368, 000 personnes des deux sexes el de ion de vivres était faible et ne constituait réser\'e en farine, Irinni niensium molita cibans.
de grandes voitures à quatre roui et Iratnèes par quatre chevaux, cubent 2 hectolitres; 2,oou heci conduit à ne pas supposer plus par voiture à quatre chevaux. Sut en plaine et pavées, trois chevaux
, pouvant porter 3,000 kilogrammes .c^ lou kilogrammes de farine bnite itres cubent donc 4 mètres; ce qui ; 4 métrés cubes de charge movennc los bonnes routes de France, tiacte utfiscnt pour traîner au pas pendant
dix heures une voiture à quatre roues portant 4,000 kilogrammes. C'«i
plus de 1,300 kilogrammes de charge par collier.
Nous supposons que les chevaux des émigrants ne traînaient qui \ outre du poids mort, ce qui donnerait envirpn 300 bêtes de trait pour transporter les trois mois de
;es émigrants n'étaient pas seulement pourvus de vivres, ib ertainement encore des bagages. Il ne nous parait pas exagéré de penser que chaque individu emportait, en sus de ses vivres. 15 kilogrammes de bagages en moyenne. On est ainsi conduit à ajouter aux 6,000 voitures de provision 2,500 autres voitures environ pour les bagages, ce qui fait un total de 8,500 voitures, traînées par 34,000 bêles <le trait. Nous disons bêtes et non chevaux de trait, une partie au moins des attelages se composant, sans nul doute, de bœufs dont le nombre diminuait de jour en jour ; car les émigrants devaient utiliser la chair de ces T leur propre alimentation.
; telle colonne de 8,500 voitures supposées marchant à la file. : par voiture, sur une seule route, ne pouvait pas occuper moins de
de trente-deux lieues de longueur, si l'on compte quinze mètres par voiture. Cette remarque explique quelles énormes difficultés rencontra l'émigration, et la lenteur de ses mouvements; on ne doit pas dès lors s'étonner des ving^ jours qu'il fallut aux trois quarts de la colonne pour franchir la Saône.
Nous n'avons compris aucun approvisionnement de grains pour les bêtes de trait ou de somme des émigrants ; il est cependant difficile de croire que les Helvètes, si prévoyants pour leurs propres besoins, aient négligé de pourvoir à ceux de leurs attelages, et qu'ils aient exclusivement compté pour les nourrir sur les fourrages qu'ils trouveraient en route. (Extrait de VHistoire de Jules César, publiée par l'empereur Napoléon III, t. II, 1. III, ch. m, Campagne de 696.)
Til). Si, d«s lorï, e temps qui leur
César avait ajourné sa réponse aux ides d'avril il s'est décidé à taire venir des légions d'Aquilée, fut absolument nécessaire pour ce trajet : 6 jours employés par les courriers pour se rendre de Genève à Aquilée.
Ce temps ne paraît pas trop court, puisque César avait mis huit jouR
pour se rendre à Rome de Genève, et qu'il n'y a que i ,000 kilomèirts
de Genève à Aquilée, tandis qu'il y en a 1,200 de Genève à Rome. 8 jours pour réunir les légions : la !!■ et [a lï* qui se trouvaient en Italie^
la 7*. la 8' et la g' qui se trouvaient près d'Aquilée en quartier d'hiver.
Rn 5S1, il ne fallut que onze jours pour enrôler quatre légions. (Titï-
LiVB. XLIII, XV.) 2S jours d'Aquilée à Ocelum (Usseau), dans la vallée de Pragelata, Fur
la route allant de Pignerol au col de Fcnesirclli. 681 kilomètres de
parcours, en comptant 24 kilomètres par étape.
6 séjours. ^
7 jours à'Ocelum à Grenoble (174 kilomètres). 5 jours de Grenoble à Lyon (126 kilomètres).
D'après cela, il fallut à César to jours, à compter du moment où il prit sa résolution, pour amener ses légions d'Aquilée à Lyon, c'est-à-dire que s'il envoya, comme cela est probable, des courriers dès le 8 avril, jour où il refusa aux Helvètes le passage, la tète de la colonne arriva ï Lyon vers le 7 juin. (Extrait de l'Histoire de fuies César, publiée paf l'empereur Napoléon III, t. Il, 1. 111, ch. m.)